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Rien n'est plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un oeil philosophique que de voir la facilité avec laquelle la majorité (the many) est gouvernée par la minorité (the few) et d'observer la soumission implicite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sentiments et passions en faveur de leurs dirigeants. Quand nous nous demandons par quels moyens cette chose étonnante est réalisée, nous trouvons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants n'ont rien pour les soutenir que l'opinion. C'est donc sur l'opinion seule que le gouvernement est fondé et cette maxime s'étend aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires aussi bien qu'aux plus libres et aux plus populaires
(David Hume in Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Seuil, Collection Liber, 1997, Points, 2003 P.257, aussi in Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.257-258)

mercredi 30 septembre 2009

Wittgenstein politique, Cités 38


Cités 38 "Retour à la cité réelle et ouverture vers la cité possible"

Éditorial : Yves Charles Zarka "La place du politique"

I. Dossier : Wittgenstein politique

Sandra Laugier et Marie-Anne Lescourret, Présentation

Brian McGuinness, "« Peu importe qui gagne, après ce sera terrible »"

Christiane Chauviré, "Engagement et politique chez Wittgenstein"

Mélika Ouelbani, "Engagement, règles et liberté"

Gérard Mauger, "Sens pratique et conditions sociales de possibilité de la pensée « pensante »"

Marie-Anne Lescourret, "Compréhension et communauté"

Piergiorgio Donatelli, "Manières d’être humain"

Andrew Norris, ""La chaîne des raisons a une fin". Wittgenstein et Oakeshott sur le rationalisme et la pratique"

Sandra Laugier, "Wittgenstein : politique du scepticisme"

II. Grand article

Jacques Bouveresse, "Santé et maladie dans la philosophie et dans la vie"

III. Inédit de Wittgenstein :

Correspondance de Ludwig Wittgenstein dans les années 1930

Présentation par Brian McGuiness et Joachim Schulte

IV. Étude critique

Israel Bartal, L’invention d’une invention. Lecture du livre de Shlomo Zand, Comment le peuple juif fut inventé. De la Bible au sionisme

lundi 28 septembre 2009

Pierre Bourdieu, La Domination masculine, trad. en hébreu, Tel-Aviv, Resling

Pierre Bourdieu, La Domination masculine, trad. en hébreu, Tel-Aviv, Resling, 2007


תרגום: אבנר להב
עריכה מדעית: פרופ' ז'יזל ספירו


http://www.resling.co.il/book.asp?series_id=&book_id=306&back=catalog




Voir chez le même éditeur Pierre Bourdieu, Questions de sociologie, trad. en hébreu, Tel-Aviv, Resling, 2004 et I. Even-Zohar, G. Algazi et G. Sapiro (ed.), Choix de Texte de P. Bourdieu, Resling, « Publications de l’Institut Porter », à paraître. (français-hébreu)

samedi 26 septembre 2009

video: 23 et 26 octobre 2009, ANDREA FRASER "MAY I HELP YOU?"



Museum Highlights, A Gallery Talk, 1989, Andrea Fraser
© Coll.Centre Pompidou






ANDREA FRASER
"MAY I HELP YOU ?"
CINÉMAS

Cycle : Vidéo et après 2009-2010



Cinéma 1



L'œuvre d'Andrea Fraser se situe dans le champ de la «critique performative». Nourrie de la pensée de Pierre Bourdieu, elle met en œuvre avec subtilité une entreprise de déconstruction du monde de l'art et des institutions muséales, en les replaçant dans leur contexte économique, politique et social pour les désigner comme générateurs de valeurs normatives, de violence symbolique et d'exclusion.

Andrea Fraser fait du « monde de l'art » et de tous ses ressorts la matière première de ses interventions. Elle s'est fait connaître dans les années 1980 par des conférences/performances, endossant alors le personnage de Jane Castelton, conférencière bénévole de « bonne famille » (Museum Highlights, A Gallery Talk, 1989, Musée de Philadelphie).

Elle réalisera par la suite de nombreuses interventions, parmi lesquelles May I Help you ?, 1991, Official Welcome 2001/2003 et Little Franck and His Carp, 2001, vidéo dans laquelle elle incarne une visiteuse réagissant de manière impulsive et décalée au discours enregistré de l'audio-guide du musée Guggenheim de Bilbao. L'efficacité des performances d'Andrea Fraser repose sur l'interprétation magistrale de l'artiste (de la plus grande vraisemblance jusqu'à l'excès) et sur le discours qu'elle sert, construit minutieusement à partir d'extraits de textes officiels écrits par des responsables de grands musées, d'ouvrages théoriques ou de déclarations d'artistes.

Outre ses vidéos/performances, l'artiste a également réalisé des installations et des photographies. Elle a par ailleurs rassemblé l'ensemble de ses écrits théoriques, ainsi que des scenarii de performances, dans un ouvrage intitulé Museum Highlights, préfacé par Pierre Bourdieu

MUSEUM HIGHLIGHTS : A GALLERY TALK
(1989) / 30' / coul. / son. / vostf
Visite guidée/performance, réalisée en 1989 au Philadelphia Museum of Art, Philadelphie, (États-Unis).

MAY I HELP YOU ?
(1991) / 20' / coul. / son.
Performance réalisée à la galerie American Fine Arts Co., New York, à l'occasion de l'exposition « Plaster Surrogates » d'Alan Mc Column. Écrit et dirigé par Andréa Fraser, interprété par Ledlie Borgerdhoff.

OFFICIAL WELCOME
(2001-2003) / coul. / son. / 30'
Performance . Discours d'inauguration réalisé le 28 novembre 2001 à la MICA Foundation, New York (États-Unis).

Dans le cadre du Festival de la création contemporaine, Andrea Fraser réalisera une conférence-performance inédite au Centre Pompidou, le 23 octobre 2009 à 19h.
Renseignements sur www.centrepompidou.fr




Official Welcome, Andrea Fraser, 2001/2003
© Andrea Fraser








Lire son article publié in Rencontres avec Pierre Bourdieu


(Merci à Inès Champey pour l'information, G.Q.)

vendredi 25 septembre 2009

L’université et la recherche en colère. Un mouvement social inédit


L’université et la recherche en colère
Un mouvement social inédit
ISBN : 978-2-9149-6861-4
Éditions du Croquant


L’université et la recherche en colère
Un mouvement social inédit
Auteurs
Sous la direction de Claire-Akiko Brisset
Henri Audier, Geneviève Azam, Déborah Blocker, Julia Bodin, Claire-Akiko Brisset, Isabelle Bruno, Didier Chatenay, Hélène Cherrucresco, Christian de Montlibert, Georges Debrégeas, Antoine Destemberg, Olivier Ertzscheid, Marcel Gauchet, Pierre Jourde, Christophe Mileschi, Daniel Mortier, Frédéric Neyrat, Sylvain Piron, Michel Saint-Jean, SLU (Sauvons l’Université !), Philippe Selosse, Charles Soulié, Isabelle This Saint-Jean, Alain Trautmann, Ian Vickridge
« Depuis combien de temps n’avons-nous pas un débat sur quelle était la politique scientifique de la France ? C’est quand même un sujet ! » Ainsi que l’a lui-même réclamé le 22 janvier 2009 Nicolas Sarkozy dans son discours « À l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation », le débat a eu lieu. En partie suscité par ce même discours au style inimitable, il s’est tenu dans les universités, dans les laboratoires de recherche et dans la rue. Il a été conduit par des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, par des étudiants et par des concitoyens durant des mois. Parallèlement à d’autres mouvements sociaux inédits comme la lutte contre la réforme de l’hôpital public, ses acteurs ont eu le sentiment de mener seuls ce débat. Ils se sont heurtés à un gouvernement non seulement sourd à toutes les formes de protestation, mais avant tout soucieux de priver de toute crédibilité ce mouvement de grève et de contestation unique, dans l’histoire de l’université française, par son ampleur et sa longueur. Certes, les « réformes » mises en œuvre progressivement ne datent pas d’hier, mais ce gouvernement a plus à cœur que d’autres d’accélérer le processus de marchandisation du service public, n’hésitant pas au besoin à user de mensonges flagrants, complaisamment relayés par les médias. Le but de ce livre est de rétablir quelques vérités et de permettre à des acteurs du mouvement de s’exprimer : qu’est-ce que l’université et plus généralement le monde de la recherche aujourd’hui ? Quelles sont ces « réformes » qu’on veut leur imposer et pourquoi s’y opposent-ils avec tant d’énergie ?
Claire-Akiko Brisset est maître de conférences à l’université Paris Diderot-Paris 7. Spécialiste de l’histoire de la culture visuelle japonaise classique et moderne et d’histoire de la littérature japonaise classique, elle a récemment publié À la croisée du texte et de l’image : paysages cryptiques et poèmes cachés (ashide) dans le Japon classique et médiéval, Paris, Collège de France, 2009.

mardi 22 septembre 2009

à paraître: Max Weber, La Bourse

Max Weber
La Bourse
ALLIA
à paraître début 2010
(Max Weber, Die Börse, traduction par Pierre de Larminat)

Au cœur du système économique moderne, les marchés boursiers suscitent des débats passionnés. Pourtant, le fonctionnement de ces institutions et la nature exacte des opérations qui y sont réalisées restent obscures pour le plus grand nombre. Comment les bourses sont-elles nées et qu’y échange-t-on ? Comment participer aux échanges ? Quelle est l’importance des bourses pour une nation ? Faut-il les ouvrir au tout-venant ? La spéculation est-elle intrinsèquement néfaste ? Comment contrôler les opérateurs boursiers et lutter contre les malversations financières ? Juriste et professeur d’économie, fondateur de la sociologie, Max Weber répond à ces questions dans une œuvre engagée dans la politique de son temps. Conscient des enjeux socio-économiques et politiques, nationaux et internationaux que porte une réforme boursière, Weber s’adresse à ceux qui ne voient dans la bourse qu’un vaste casino qui sert de repaire aux parasites et aux aventuriers malhonnêtes et s’emploie à dissiper les malentendus qui courent à son sujet.

lundi 21 septembre 2009

Quentin Skinner, Hobbes et la conception républicaine de la liberté


Quentin Skinner
Hobbes et la conception républicaine de la liberté
septembre 2009
Albin Michel

Quentin Skinner offre une comparaison éblouissante entre deux théories concurrentes sur la nature de la liberté humaine. La première, qui remonte à l’Antiquité classique, se trouve au coeur de la tradition républicaine romaine de la vie publique et s’est épanouie dans les cités-républiques de l’Italie de la Renaissance. Hobbes fut le plus redoutable ennemi de ce modèle républicaniste. Ses efforts pour le discréditer et proposer une alternative ont fait date dans l’histoire de la pensée politique. Ils furent profondément marqués par les revendications des auteurs radicaux et des membres du Parlement lors des guerres civiles anglaises (1642), ainsi que par sa propre conviction de l’urgence et de la nécessité de s’y opposer, au nom de la paix. Quentin Skinner n’aborde pas la théorie politique de Hobbes comme un simple système d’idées, mais comme une intervention polémique dans les conflits de son temps, sous la surface apparemment lisse de son argumentation. Et le Léviathan, ouvrage le plus fondamental de philosophie politique jamais écrit en langue anglaise, reflète un changement majeur dans l’essence même de la pensée morale de Hobbes, car il correspond de façon très spécifique aux besoins politiques d’une époque. Puissant, engagé, accessible, ce livre constitue une excellente introduction à l’oeuvre de l’un des plus célèbres penseurs du XVIIe siècle.

L’AUTEUR
Quentin Skinner est professeur d’histoire moderne à l’université de Cambridge et historien spécialisé en
sciences politiques.
Il est lauréat de plusieurs prix prestigieux, dont le Wolfson Prize for History (1979) et le Balzan Prize en
2006.

samedi 19 septembre 2009

Les Mondes de l'harmonie, Vincent Dubois, Emmanuel Pierru, Jean-Matthieu Meon

Les Mondes de l'harmonie
Vincent Dubois, Emmanuel Pierru, Jean-Matthieu Meon
La Dispute





Présentation de l'éditeur

On annonce depuis près d'un siècle la disparition des orchestres d'harmonie. Ces ensembles d'instruments à vent. héritage du mouvement orphéonique dont l'origine remonte au dix-neuvième siècle, sont principalement ancrés dans un monde rural et populaire aujourd'hui largement révolu. Si elle a décliné. cette pratique n'en demeure pas moins importante. Plusieurs milliers d'orchestres constituent le cadre de la formation et de l'activité musicales d'amateurs de tous âges. Comment se maintient une forme culturelle quand les bases sociales qui en ont favoris le développement se délitent? Comment est vécue une pratique socialement dévalorisée et référée négativement au modèle culturel légitime? Ces deux questions guident l'exploration d'un univers musical qui n'avait jusqu'ici jamais fait l'objet d'une enquête sociologique. Vincent Dubois. Jean-Matthieu Méon et Emmanuel Pierru ont enquêté en Alsace, où les harmonies sont nombreuses. Grâce à l'usage combiné de l'analyse statistique et de l'enquête ethnographique. ils fournissent une vision vivante et nuancée des configurations sociales dans lesquelles évoluent ces orchestres: les mondes de l'harmonie. Ils ouvrent ce faisant de nouvelles pistes pour comprendre plus généralement les relations entre hiérarchies culturelles et transformations sociales.



AUX MARGES DU CHAMP MUSICAL

Vous avez dit musique populaire ?
Le monde des harmonies

ECOLOGIES ET ECONOMIE D'UNE PRATIQUE AMATEUR

L'intégration musicale
La vie sociale des orchestres

L'AUTONOMIE CULTURELLE EN PERSPECTIVES

Le déplacement de la contrainte
Désajustement social et musicalisation de la pratique : les contraintes du déplacement


Vincent Dubois est professeur à l'Institut d'études politiques de Strasbourg, membre de l'Institut universitaire de France et chercheur au Groupe de sociologie politique européenne.
Jean-Matthieu Méon est maître de conférences à l'université de Metz, membre du Centre de recherche sur les médiations. Emmanuel Pierru est chargé de recherches au CNRS, membre du Centre d'études et de recherches administratives. politiques et sociales ( Lille ). Cet ouvrage est issu d'une étude initiée par la Fédération des sociétés de musique d'Alsace et pilotée par l'Observatoire des politiques culturelles.

La construction sociale des identités, journée d’étude en hommage à Francine Muel-Dreyfus

La construction sociale des identités.
Maison des sciences de l’homme, Salle 214, - 54 Bd Raspail - 75006 Paris


Cette journée d’étude en hommage à Francine Muel-Dreyfus, au moment de son départ la retraite, réunit ses élèves et des chercheurs qui ont travaillé avec elle ou se sont inspirés de ses travaux – notamment ses ouvrages Le Métier d’éducateur (1983) et Vichy et l’éternel féminin (1996) – autour du thème de la construction sociale des identités, intitulé de sa chaire à l’EHESS. La problématique est abordée sous plusieurs angles : analyse des processus de naturalisation des questions sociales, politiques du genre, logiques d’adhésion des individus. Les espaces géographiques couverts dans les communications incluent, outre la France, l’Europe de l’Est, l’Amérique latine et l’Afrique. La dernière session portera sur le métier de sociologue, sur la démarche privilégiée par Francine Muel-Dreyfus, notamment la sociologie historique, et sur l’actualité de ses travaux.


Journée d’étude en l’honneur de Francine Muel-Dreyfus
La construction sociale des identités
Le 28 septembre 2009 de 9h15 à 17h30
Fondation Maison des sciences de l’homme, Salle 214, 54 Bd Raspail 75006 Paris
9h15 : Gisèle Sapiro et Leonora Dugonjic, Introduction.
9h30-11h : Processus de naturalisation du social.
Dominique Memmi (CNRS-CSU) : « Effacer » les classes qui fument, qui boivent et qui
mangent : la prévention en France entre le biologique et le social.
Ionela Baluta (Université de Bucarest) : La femme « ange du foyer » et « mère des
générations prochaines ». L’éternel féminin et la naturalisation des identités de genre au XIXe siècle roumain.
Nehara Feldman (CSE) : Le travail social sur le corps de femmes comme révélateur des
rapports de pouvoir entre les sexes : l’exemple d’une société originaire de la région de Kayes
(Mali).
Modérateur : Laurent Kestel (CRPS)
11h00-11h15 : Pause.
11h15-12h45 : Politiques du genre.
Catherine Chauvin avec Pascal Chasson (CSE) : La question du genre dans Vichy et
l’éternel féminin.
Gisèle Sapiro (CNRS-CSE) : Genre et ordre politique : Vichy et l’éternel féminin.
Rémy Caveng (Université de Picardie) : Les femmes aux élections municipales : invention
d’une mission, naissance de vocations.
Modératrice : Odile Henry (Université Dauphine)
12h45-14h15 : Déjeuner.
14h15-15h45 : Logiques d’adhésion.
Ioana Cîrstocea (CNRS-PRISME): « Soi-même comme un autre » : l’individu aux prises
avec l’encadrement biographique communiste.
Hervé Serry (CNRS-CSU) : Trajectoires et engagements intellectuels dans l'édition
contemporaine.
Afranio Garcia (EHESS) et Marie-France Garcia (INRA) : Sartre et Simone de Beauvoir
au Brésil, entre littérature engagée et insurrection paysanne.
Modérateur : Bernard Pudal (Université de Nanterre)
15h45-16h00 : Pause.
16h00-17h30 : Le métier de sociologue.
Odile Henry (Université Dauphine) : Une invitation à la sociologie historique, la lecture du
Métier d'éducateur.
Bernard Pudal (Université de Nanterre) : L'actualité scientifique du Métier d'Educateur.
Leonora Dugonjic (Université de Genève) : « Revenir aux temps de fondation » : la
sociogenèse de l’Ecole Internationale.
Laurence Proteau (Université de Picardie) : De la médium à la messagère : des histoires
dans l’Histoire.
Modérateur : Stéphane Beaud (ENS)




Date

* le lundi 28 septembre 2009 de 9h15 à 17h30

lundi 14 septembre 2009

Paul Boghossian, La Peur du savoir. Sur le relativisme et le constructivisme


Paul Boghossian
La Peur du savoir
Sur le relativisme et le constructivisme
Préface et annexes de Jean-Jacques Rosat
Traduit de l’anglais par Ophelia Deroy
ISBN : 978-2-7489-0085-9
Éditions Agone


Lire le compte-rendu de Louis Pinto http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/PINTO/17099



Le constructivisme est libérateur quand il révèle la contingence de pratiques sociales considérées à tort comme fondées en nature. Mais il s’égare quand il aspire à devenir une théorie générale de la vérité et de la connaissance, où celles-ci ne font plus qu’exprimer les besoins et les intérêts d’une société.
Pourquoi tant de gens se sont-ils laissés tenter par cette application généralisée du constructivisme social ? C’est qu’on acquiert par là un énorme pouvoir : si une connaissance n’est légitimée que par des valeurs sociales contingentes, on peut rejeter tout savoir du moment qu’on ne partage pas les valeurs en question.
Les idées du constructivisme de la connaissance sont étroitement liées à des courants progressistes comme le postcolonialisme et le multiculturalisme : elles fourniraient des armes philosophiques pour protéger les cultures opprimées. Mais, même d’un point de vue strictement politique, ce n’est pas très judicieux. Car, si les puissants ne peuvent plus critiquer les opprimés parce que les catégories du savoir sont inévitablement liées à des perspectives particulières, il s’ensuit également que les opprimés ne peuvent plus critiquer les puissants. Voilà qui menace d’avoir des conséquences profondément conservatrices.
Ce livre réfute avec clarté et simplicité les arguments qui sont au fondement de la pensée postmoderne : nous n’avons aucune raison sérieuse de croire que nos concepts ordinaires de vérité, de connaissance et d’objectivité seraient aujourd’hui disqualifiés, et devraient être abandonnés. Il est complété par une préface qui en souligne les enjeux et des annexes où sont discutées les idées de Bruno Latour, Isabelle Stengers et Michel Foucault sur cette question.

Paul Boghossian enseigne la philosophie à New York University.

dimanche 13 septembre 2009

Savoir/agir n°9, Les salaires de la peur





Sylvain Laurens - Romain Bertrand
Savoir/agir n°9
Éditions du Croquant
ISBN : 978-2-9149-6859-1
Les salaires de la peur


Criminologues de tous poils, experts en « risque terroriste », praticiens de la « géopolitique de la menace islamiste » : le champ politique et médiatique regorge de plus en plus de spécialistes, bardés de titres aussi nombreux que cryptiques, qui s’évertuent à rendre sensibles les multiples « menaces » censées peser sur notre quotidien démocratique. Rattachés à des instituts d’analyse stratégique autoproclamés, alimentant les rapports produits par des think tanks souvent liés aux administrations publiques répressives, ces experts de la peur apparaissent cycliquement, à l’occasion du drame d’un crime ou d’un attentat, sur les plateaux des journaux télévisés et dans les talk-shows. « Tireurs d’alarmes » qui ne résonnent que par leurs soins particuliers, ils sont cependant rarement pris eux-mêmes pour objet d’une réflexion critique sur les conditions de production et de circulation des discours de la menace antidémocratique.
Ce numéro de Savoir/Agir se propose de revenir en détail sur les trajectoires et le rôle joué dans le champ politique par ces acteurs, qui interviennent de façon récurrente dans le débat public au nom de leur connaissance dite spécifique d’un « risque collectif majeur », d’un « enjeu de société préoccupant ». Il passe au crible de l’enquête sociologique les spécialistes de la « sécurité », de la « banlieue », du « terrorisme islamiste », et propose ainsi une réflexion générale sur ceux qui tirent – selon les mots de Marx – un « bénéfice secondaire du crime ». Les contributeurs réunis dans ce numéro montrent, chacun à partir de son travail d’enquête, comment ces acteurs réussissent à faire exister, au sein de l’espace public, le besoin de leurs propres « compétences », et comment ils contribuent ainsi fréquemment à durcir et à consolider des représentations – du caractère « criminogène » des classes populaires ou de la dimension intrinsèquement guerrière de l’islam – pourtant invalidées depuis des décennies déjà par les sciences sociales.

Et les rubriques habituelles : Paroles, La rhétorique réactionnaire, Chronique de la gauche de gauche, Actualité, Europe, Politiques d’ailleurs, Alterindicateurs, Culture.

samedi 12 septembre 2009

"Bourdieu et les champs de la pensée" séminaire de Didier Éribon

Le séminaire de Didier Éribon à l'Ecole doctorale en Sciences humaines et sociales à Amiens portera cette année sur "Bourdieu et les champs de la pensée".

voir son site http://didiereribon.blogspot.com/2009/09/bourdieu-la-sociologie-la-philosophie.html

mercredi 9 septembre 2009

Christophe Charle (dir.): Le temps des capitales culturelles

Le temps des capitales culturelles
Christophe CHARLE (sous la dir.)
(conclusion de Daniel Roche)
Collection ÉPOQUES
Champ Vallon



L'histoire culturelle de l'Europe entre le XVIIIe siècle et le milieu du XXe siècle est marquée par l'émergence de nouveaux lieux centraux pour les échanges, le rayonnement et l'innovation en matière de culture. L’observation de ces capitales culturelles, d’Etat le plus souvent, permet de comprendre la dynamique du passage de la culture de cour ou d'élite à une culture de plus en plus largement partagée et pratiquée, ainsi que l'émulation entre les espaces nationaux et linguistiques. Les capitales culturelles anciennes ou dominantes (Londres, Rome, Paris) suscitent en effet des politiques de rattrapage dans les capitales culturelles plus récentes ou incertaines.
Produit d'un travail collectif rassemblant des spécialistes de littérature, d'histoire, d'histoire des sciences, d'histoire des arts et de la musique, ce livre redresse bien des stéréotypes et images simplifiées d'une période qui voit l'apogée du rayonnement culturel européen, l'un de ses moments de créativité les plus féconds (de l'opéra aux avant-gardes picturales) et un moment d'interaction intense avec les combats politiques et sociaux les plus décisifs pour la transformation du continent.

Textes de Giovanna Capitelli, Christophe Charle, Sophie Coeuré, Maria Pia Donato, Charlotte Guichard, Béatrice Joyeux-Prunel, Matteo Lafranconi, Antoine Lilti, Daniel Roche, Bénédicte Savoy, Véronique Tarasco-Long, Mélanie Traversier, Stéphane Van Damme, Blaise Wilfert-Portal.

Introduction
Le temps des capitales culturelles européennes
par Christophe Charle

Contexte historiographique et théorique
Une nouvelle temporalité
Une comparaison décentrée
Circulations, hiérarchies culturelles et concurrence

Chapitre 1
La sociabilité culturelle des capitales à l’âge moderne
Paris, Londres Rome (1650-1820)
par Maria Pia Donato, Antoine Lilti, Stéphane Van Damme

Capitales politiques et sociabilité culturelle
Les enjeux des fondations académiques
Les formes de la mondanité
Commercialisation de la culture, loisirs et hospitalité
Comment se construit la centralité: la capitale et ses réseaux
L’attractivité des capitales
Les réseaux de sociabilité
La concurrence des capitales
Des controverses capitales
Les capitales comparées: la stabilisation des stéréotypes
Conclusion

Chapitre 2
Rome capitale des arts XVIIIe-XIXe siècles
par Maria Pia Donato, Giovanna Capitelli et Matteo Lafranconi

La capitale du néoclassicisme
Le système des arts à Rome au xixe siècle
La formation
La «romanisation» des artistes
L’exposition
Le marché
Les canaux d’information
Papes «politiques» et papes «saints
face aux arts de la Restauration
Le primat de la sculpture
Les dernières années du pouvoir temporel des Papes
Conclusions

Chapitre 3
Le Pouvoir des musées?
Patrimoine artistique et naissance des capitales européennes (1720-1850)
par Charlotte Guichard et Bénédicte Savoy

De l’accumulation artistique aux capitales culturelles
Le cas des capitales culturelles anciennes: Paris et Londres
De la politique patrimoniale à la capitale culturelle:
l’originalité de l’espace germanique
Le musée: symbole triomphant de la capitale
L’imaginaire de la capitale
Les remises en cause du modèle encyclopédique
Les musées dans la construction politique de la capitale (1815-1850)
L’identification dynastique du musée
Architecture muséale et réformes urbaines
Universalisme ou vocation nationale?
Conclusion

Chapitre 4
Capitales culturelles et patrimoine artistique:
Musées de l’ancien et du nouveau monde
par Véronique Tarasco-Long

Paris et ses rivales; une guerre symbolique
Le poids de chaque capitale
La disproportion des ressources
La répartition spatiale des musées dans les capitales
Paris et ses rivales: quel patrimoine artistique?
La croissance des collections
La prédominance des arts anciens et d’un patrimoine international
La diversification des collections: la précocité des capitales européennes
L’ère de la modernité
Au service des capitales
De Paris à Chicago: la mesure de l’effet «capitale»
Conclusion

Chapitre 5
«L’art mobilier»
La circulation de la peinture avant-gardiste
et son rôle dans la géopolitique culturelle de l’Europe
par Béatrice Joyeux-Prunel

Les circulations de la peinture moderne
entre les capitales européennes 1850-1918
La redéfinition de la hiérarchie des capitales artistiques
autour de 1850
La domination parisienne: un effet de situation
Déclin de Rome, montée de Paris:
le rôle du réalisme ou de facteurs proprement artistiques
Un exemple: la mutation des trajectoires des artistes allemands
Réalisme, impressionnisme et rayonnement français: le relais politique
Circulation des œuvres et nouvelle géopolitique
des arts au tournant du siècle
Paris au centre de la circulation internationale des modernes
L’organisation d’un champ de l’art moderne polarisé par Paris
L’historisation de l’art moderne et la référence parisienne
Limites de la polarité parsienne
L’extension internationale de l’art moderne: l’importance des pôles secondaires
Une fabrication décentralisée de la valeur artistique
Détour par l’étranger et renouvellement des avant-gardes parisiennes
Et les œuvres?
Le bouleversement de la hiérarchie des capitales
de l’art moderne après
Le Paris des œuvres exposées
La remise en cause avant-gardiste du système sécessionniste et de sa hiérarchie urbaine
La montée de nouveaux centres
Montée de Berlin, recul de Munich
L’ascension relative de New York
Capitales d’un jour? Les expositions événementielles
Conclusion: Paris capitale en sursis?

Chapitre 6
Venise, Naples, Milan:
trois capitales pour l’opéra italien (1637-1815)
par Mélanie Traversier

Venise-Naples, d’une «ville-diapason» à l’autre
Venise première capitale de l’opéra
Recomposition de la hiérarchie musicale au XVIIIe siècle:
Naples, «capitale du monde musicien»
Naples, une capitale musicale conquérante et convaincante
au siècle des Lumières
L’exportation des œuvres et des talents napolitains
L’opéra ou l’image enchantée de Naples
Changement de capitale musicale et redéfinition de la «capitalité»
Naples-Milan: reclassement culturel et patriotisme musical
au XIXe siècle
Expertise culturelle et changement du goût musical
Compétition culturelle et politisation de la musique
dans l’Europe napoléonienne
Patrimonialisation et territorialisation des opéras
dans la nouvelle hiérarchie musicale du XIXe siècle
Remarques conclusives

Chapitre 7
Paris capitale théâtrale de l’Europe au xixe siÈcle?
(1820-1929)
par Christophe Charle

Dimensions et évolution d’une domination théâtrale
Circulations et réseaux
Quels succès pour quels publics?
Sens de la domination de Paris
Émile Augier et Jules Sandeau: le gendre de Monsieur Poirier,
un exemple de pièce parisienne à succès international
Conclusion

Chapitre 8
Littérature, capitale culturelle et nation à la fin du xixe siÈcle
Paul Bourget et Gabrielle d’Annunzio entre Paris et Rome
par Blaise Wilfert-Portal

Du poète au journaliste: la littérature, la presse et les capitales
Paul Bourget, des cafés de la Bohème aux salons de la «Seconde société»
D’Annunzio, du scandale à la chronique
La chronique et le roman mondain:
de la littérature pour les classes de loisir
Paul Bourget, romancier des nouvelles élites parisiennes
Il Piacere et l’invention d’une capitale romanesque
La capitale culturelle, foyer de l’invention internationale
du «nationalisme»
Paul Bourget du moralisme au nationalisme: une métamorphose capitale
Le détour par Paris: D’Annunzio et la latinité romaine
Conclusion

Chapitre 9
Moscou / Pétersbourg-Leningrad
La Russie entre deux capitales et deux cultures
(du xixe siècle aux années 1920)
par Sophie Cœuré

Moscou-Saint Pétersbourg jusqu’aux années 1910:
construction d’une dualité
D’une culture de Cour à une culture des métropoles
Pétersbourg, capitale européenne, Moscou, capitale russe?
Culture nationale et hybridation culturelle
comme enjeux centraux du XIXe siècle
Une renégociation des hiérarchies:
De la Révolution d’Octobre à la fin des années 1920
Une politique culturelle pour les capitales?
À la recherche de codes culturels soviétiques:
Leningrad capitale d’une culture obsolète, Moscou d’une culture moderne?

Conclusion générale
Les mises en scène de la domination culturelle
XVIIIe-XXe siècles
par Daniel Roche

Sociabilités
Politiques culturelles
Circulations

Table des tableaux, graphiques, figures
Illustrations
Index des noms cités
Biographies des auteurs

Nouveau manuel de science politique, Antonin COHEN, Bernard LACROIX, Philippe RIUTORT

Nouveau manuel de science politique
Antonin COHEN, Bernard LACROIX, Philippe RIUTORT
Collection : Grands Repères Manuels
Parution : septembre 2009
ISBN : 9782707153661
La Découverte





Ce Nouveau manuel propose une vaste présentation des connaissances disponibles en science politique. Unique manuel collectif en langue française, mobilisant l’expertise de plus de 70 auteurs, il réunit les meilleurs spécialistes des nombreux thèmes abordés. La diversité de ces thèmes, des objets les plus classiques de la discipline aux thèmes les plus contemporains, le traitement novateur de certaines questions, l’attention particulière accordée aux relations transnationales et à la politique comparée, la discussion des auteurs de sociologie et d’histoire, l’historicisation des processus sociaux qui ont donné corps à la politique moderne font de cet ouvrage un outil de travail indispensable et incomparable. Il s’adresse aux étudiants en science politique et aux étudiants en droit, histoire, sociologie, économie ayant des options de science politique au programme dans le cadre de leur cursus LMD, au sein des Universités comme des Instituts d’études politiques, en France et dans les pays francophones (Belgique, Suisse, Québec, etc.). Par sa clarté pédagogique et son exhaustivité thématique et bibliographique, il est destiné aux étudiants de la L1 jusqu’au M2 (incluant la préparation aux concours).



Avant-propos
Chapitre introductif : L'analyse des phénomènes politiques
Introduction
1. Qu’est-ce que la politique ?, par Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Ruitort
L’anthropologie politique, par Alban Bensa
2. Qu’est-ce que la science politique ?, par Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Ruitort
La science politique aux États-Unis et en Europe, par Vanessa Ruget
Formation de l’État, formation des élites d’État, par Dominique Damamme
L’Unesco et l’internationalisation de la science politique, par Bernard Voutat
Un père fondateur : André Siegfried (1875-1959), par Alain Garrigou
I / Genèses des groupements politiques
Introduction
1. Vie et mort des groupements et des formes politiques, par Xavier Landrin
1. La construction de l’ordre féodal
2. L’invention du passé national
La noblesse ou la formation d’un groupe social, par Joseph Morsel - La Révolution française, par Christophe Le Digol
2. Genèses et constructions de l’État moderne, par Bernard Lacroix
1. La monopolisation : conquête des monopoles et conquête territoriale
2. La puissance publique : serviteurs de l’État et raison d’État
Régime impérial et colonialisme, par Véronique Dimier
3. Constructions pratiques et symboliques des frontières politiques, par Arnault Skornicki
1. Borner, mesurer, compter l’État
2. Représenter l’État
La frontière picarde, par Emmanuel de Crouy Chanel
II / Figures historiques de l'état parlementaire
Introduction
1. La division du travail en politique par Éric Phélippeau
1. Mandants et mandataires : la différenciation de rôles politiques
2. L’autonomisation et laspécialisation de la politique moderne
3. La professionnalisation des auxiliaires du travail politique
L’ordre parlementaire, par Hervé Fayat
Les modes de scrutin, par Thomas Marty
2. L’apprivoisement du suffrage universel, par Alain Garrigou
1. Politisation et démocratisation
2. Émancipation et domestication des dominés
3. Vote et science de la politique
3. La genèse de la concurrence pour la ratification : les partis politiques, par Hervé Fayat
1. Une question de définition et de méthode
2. Sociogenèse des partis et configuration des rapports de représentation
3. L’établissement d’une concurrence partisane
III / Différenciations des formes de pouvoir
Introduction
1. Concurrence entre élites et champ du pouvoir, par Christophe Charle
1. Bilan historiographique
2. Modèle napoléonien et modèle prussien
3. L’impossible modèle anglais
4. Le compromis républicain
5. Une spécificité française : la bourgeoisie de robe
6. Les nouveaux conflits de légitimité
2. Les formes de concurrence non démocratique
2. 1. Le fascisme et le nazisme, par Enzo Traverso
1. Aux origines du fascisme
2. L’idéologie fasciste
3. Fascisme italien et nazisme allemand : quelles différences ?
2. 2. Le soviétisme, par Bernard Pudal
1. Une fausse piste : le concept de totalitarisme
2. La matrice soviétique
3. La question de la bureaucratie
4. Dictatures, violences politiques et reproduction du régime politique
Le régime de Vichy, par Antonin Cohen
3. Les concurrences « ailleurs »
3. 1. La Chine, par Stéphanie Balme
1. Que faire de la géographie et de l’Histoire ?
2. Le triptyque institutionnel : État, Parti, Armée
3. Conflits de légitimité : le droit au cœur du politique
3. 2. L’Inde, par Roland Lardinois
1. Religions, castes et langues
2. Société et politique
3. 3. Le monde arabe, par Bernard Rougier
1. Concurrences régionales et pluralisme politique
2. La gestion volontaire de la conflictualité sociale
3. Les contradictions internes du bloc autoritaire
4. Les concurrences au sein de l’État corporatiste
5. Les concurrences au sein de l’espace religieux
3. 4. L’Afrique, par Luc Sindjoun
1. La concurrence politique comme concurrence guerrière
2. La concurrence politique comme concurrence pacifique
4. Les transitions démocratiques
4. 1. En Europe centrale et orientale, par Frédéric Zalewski
1. La centralité du paradigme « transitologique »
2. Les dynamiques politiques et sociales du postcommunisme
4. 2. En Afrique, par Mamoudou Gazibo
1. La dynamique de la transition en Afrique
2. La problématique de la consolidation des transitions africaines
IV / Le champ du pouvoir
Introduction
1. Le pouvoir de la force
1. 1. Les forces armées, par Jean Joana
1. Genèses de l’administration militaire
2. Pouvoir militaire et pouvoir politique : quelles relations ?
1. 2. Les forces de police, par Laurent Bonelli
1. Police des villes, police de l’État
2. Les métiers policiers
3. Autonomie, luttes et hiérarchies policières
2. Le pouvoir judiciaire, par Antoine Vauchez
1. Justice et Politique
2. Sociologie politique de la judiciarisation
3. Le pouvoir économique
3. 1. Les groupes d’intérêt, par Hélène Michel
1. Genèse et pérennisation des groupes d’intérêt
2. Les groupes d’intérêt dans des configurations étatiques
3. Pratiques de défense et enjeux de l’action collective
3. 2. La corruption politique, par Pierre Lascoumes
1. Le paradoxe d’une réprobation forte aux effets politiques faibles
2. Du réformisme moral au constructivisme : perspectives théoriques
3. De la règle à la norme : tendances contemporaines
4. Le pouvoir religieux et l’État en France, par Yann Raison du Cleuziou
1. Deux universalismes concurrents
2. Entre émancipation et dépendance
3. Un espace de socialisation politique paradoxal
4. Recompositions du « croire » et recompositions politiques
5. La politique religieuse et l’impensé de la laïcité
6. Les enjeux du symbolique
Pouvoir et religion aux Etats-Unis, par Camille Froidevaux-Metterie
V. La domination bureaucratique
Introduction
1. Les hauts fonctionnaires et la politique, par Françoise Dreyfus
1. Élite administrative, élite sociale ?
2. Des nominations politisées ?
3. L’élite administrative en politique
4. Les hauts fonctionnaires, acteurs des politiques publiques ?
L’administration et le quotidien, par Jean-Marc Weller
2. Administration et pouvoir local, par Christian Le Bart
1. Le temps des notables et de l’administration locale
2. Le temps des entrepreneurs politiques
3. L’action publique, par Vincent Dubois
1. Les héritages d’une discipline appliquée
2. Les configurations sociales de l’action publique
3. De la construction des problèmes publics aux modes de gouvernement
Réformer la santé ?, par François Buton et Frédéric Pierru - Les politiques économiques et sociales, par Bruno Théret - Les politiques publiques d’immigration, par Sylvain Laurens - Gouverner par les instruments ? par Pierre Lascoumes
VI / Le champ politique
Introduction
1. Le recrutement social des professionnels de la politique, par Nicolas Hubé
1. Classe, élite(s), oligarchie ? Les professionnels de la politique
2. La politique comme profession
3. La sélection sociale du personnel politique
Les femmes en politique, par Delphine Dulong - Le livre politique, entre prétentions littéraires et confessions intimes, par Christian Le Bart
2. Les institutions politiques, par Delphine Dulong
1. La fondation des institutions
2. La socialisation institutionnelle
3. La légitimation des institutions politiques
La civilité parlementaire, par Hervé Fayat - La construction du rôle de Premier ministre, par Delphine Dulong
3. Les rapports ordinaires à la politique, par Pierre Lefébure
1. L’enjeu d’une définition extensive du rapport au politique
2. Les propriétés sociales comme sources des rapports ordinaires au politique
3. Les situations et les contextes dans l’activation des rapports ordinaires au politique
4. Apports interdisciplinaires pour saisir les rapports ordinaires au politique
Démocratie participative, démocratie délibérative, par Julien Talpin - La socialisation politique, ^par Sophie Maurer
VI / Le phénomène électoral
Introduction
1. L’opération électorale, par Christophe Voilliot
1. Genèse de l’opération électorale
2. Le vote en actions et en représentations
3. Les aléas d’un modèle
Les machines à vote, par Christophe Voilliot
2. Le travail de mobilisation électorale, par Rémi Lefebvre
1. L’invention des campagnes électorales
2. Professionnalisation des campagnes et bricolages électoraux
3. Transformations et continuité de la mobilisation électorale
Le financement de la vie politique, par Éric Phélippeau
3. Les explications du vote, par Patrick Lehingue
1. André Siegfried : le précurseur en France
2. Lazersfeld et l’École de Columbia : la naissance des grandes enquêtes
3. Un héritage controversé
4. Variables sociales objectives et subjectives
Le « vote des chômeurs », par Emmanuel Pierru - L’électorat Le Pen de 1984 à 2007, par Nonna Mayer
VIII / L’entreprise partisane
Introduction
1. Partis et configurations partisanes, par Michel Offerlé
1. Typologies et travaux de terrain
2. Définir les partis politiques
3. Configurations partisanes
4. Les partis comme relation sociale
5. Caractéristiques partisanes
2. Le leadership partisan, par Julien Fretel
1. L’institutionnalisation du leadership partisan
2. Devenir dirigeant de parti
3. Ce que gouverner un parti veut dire
Le socialisme municipal, par Rémi Lefebvre
3. Investissements et désinvestissements partisans, par Philippe Juhem
1. L’investissement au sein des partis de gestion gouvernementale
2. Flux et reflux des investissements partisans amateurs
IX / Les mobilisations
Introduction
1. Répertoires d’action des mobilisations, par Erik Neveu
1. Le modèle de Tilly
2. Le répertoire comme mobilisation de ressources
3. Varier les répertoires
4. Un répertoire de troisième génération ?
Le mouvement altermondialiste, par Isabelle Sommier - Les mobilisations féministes, par Laure Bereni
2. Émergence et développement des mobilisations, par Olivier Fillieule
1. Structures et infrastructures du mécontentement
2. Dynamiques de la mobilisation
Le dévouement humanitaire, par Sabine Rozier
3. Dynamiques et effets des mobilisations, par Erik Neveu
1. Les dispositifs de filtrage et d’accueil
2. Identifier des impacts
3. Des mobilisations aux révolutions
4. Les effets des mouvements sur les groupes mobilisés
Les scandales politiques, par Hervé Rayner - Mai-juin 1968 en France, par Boris Gobille
X / Le travail de mise en forme symbolique de la politique
Introduction
1. Mises en scène du pouvoir politique, par Philippe Riutort
1. Récits du pouvoir et pouvoir du récit : les mises en forme de l’autorité politique
2. Le pouvoir politique et ses contestations symboliques
Les voyages présidentiels, par Nicolas Mariot - Les cérémonies funéraires, par Delphine Dulong
2. Intellectuels et politique, par Frédérique Matonti
1. Les intellectuels avant les « intellectuels »
2. Les intellectuels et leurs engagements politiques
Littératures « ignobles » : politique et histoire sociale des idée, par Erik Neveu
3. Médias et politique, par Philippe Riutort
1. La lancinante question des effets : médias et comportements politiques du public
2. L’activité politique sous contrainte médiatique
Les campagnes électorale, par Christiane Restier-Melleray - La « démocratie » des talk-show, par Éric Darras - Les communicants politiques, par Jean-Baptiste Legavre - La politique à la télévision, par Pierre Leroux
XI / La construction européenne
Introduction
1. Construction des espaces de pouvoir transnationaux en Europe, par Antonin Cohen
1. La dynamique des concurrences entre États européens
2. La genèse de l’espace de pouvoir transnational européen
3. Institutionnalisation des espaces de pouvoir transnationaux européens
Une police européenne, par Didier Bigo - Comment se fabrique la politique étrangère européenne, par Yves Buchet de Neuilly
2. La dynamique endogène des institutions européennes, par Antonin Cohen
1. Les transformations politiques et sociales des institutions
2. La formation d’un « milieu communautaire »
3. La fabrique de la décision supranationale
Les fonctionnaires européen, par Didier Georgakakis et Marine de Lassalle - Les juristes européens, par Antonin Cohen et Antoine Vauchez
3. L’Europe au quotidien, par Romain Pasquier et Julien Weisbein
1. L’Europe au quotidien : quels acteurs ?
2. L’Europe au quotidien : les mécanismes de changements
3. L’Europe au quotidien : quels effets ?
XII / Les relations internationales
Introduction
1. La théorie des relations interétatiques, par Dario Battistella
1. Les relations interétatiques comme rapports de puissance : la théorie (néo-) réaliste
2. Les relations interétatiques comme rapports de coopération : l’antithèse (néo-) libérale
3. Les relations interétatiques comme rapports d’identité : la tentative de synthèse constructiviste
La politique étrangère, par Frédéric Charillon
2. Espaces de pouvoirs nationaux, espaces de pouvoir internationaux, par Yves Dezalay et Mikael Rask Madsen
1. Des réseaux transnationaux sans ancrage national
2. World Society et dynamique de découplage
3. Les flux internationaux : ordre politique et changement social, par Didier Bigo
1. Flux, État, ordre et changement
2. La gestion des flux par les États : le récit réaliste de l’ordre gouvernemental
3. Penser les flux et le changement : liquidité et/ou lignes de fuite ? Sociologie politique de l'international
Les mafias, par Gilles Favarel-Garrigues - Le terrorisme, par Isabelle Sommier
Conclusion. Le rapport savant à la politique
Bibliographie
Lexique
Index des noms
Index des notions
Liste des auteurs.


Antonin Cohen est maître de conférences en science politique à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens et membre du CURAPP/CNRS.

Bernard Lacroix est professeur de sciences politiques à l'université de Paris-X-Nanterre. Il a notamment publié en collaboration, Le président de la République. Usages et genèses d'une institution (PFNSP, 1992).


Philippe Riutort est professeur de sciences sociales en lettres supérieures au lycée Henri-IV. Chercheur au Groupe d’analyse politique (université Paris-X-Nanterre) et au laboratoire Communication et Politique (CNRS), il a codirigé Les Formes de l’activité politique (PUF, 2006) et est l’auteur du Précis de sociologie (PUF, 2004).

mardi 8 septembre 2009

LES CLASSES POPULAIRES AUJOURD'HUI. Portraits de familles, cadres sociologiques

LES CLASSES POPULAIRES AUJOURD'HUI
Portraits de familles, cadres sociologiques
Christophe Delay, Arnaud Frauenfelder, Nathalie Pigot, Franz Schultheis
Questions sociologiques
L'Harmattan




Objet sociologique refoulé par excellence, les classes populaires n’ont
aujourd’hui plus la cote. En cherchant à redécouvrir, par une attention clinique
portée aux nuances de la vie quotidienne caractéristiques de tout un ensemble de
gens de conditions modestes interviewés, cette enquête – fruit d’un travail
collectif de terrain de plus de deux ans – entend contribuer à redécouvrir un
objet sociologique tombé en désuétude depuis une vingtaine d’années. Proche de
la démarche pionnière engagée par Richard Hoggart, cette étude livre d’abord de
façon vivante et incarnée une description dense de la condition sociale et de la
culture des classes populaires contemporaines sous forme de portraits
sociologiques. Elle se penche ensuite sur l’analyse de différentes dimensions
clés de leur existence telles que le rapport à la famille, à l’autorité, au style
éducatif, à l’école, à l’alimentation et au genre. La condition sociale et les
propriétés culturelles collectives de ce groupe social s’y trouvent envisagées et
pensées comme soumises à une dynamique sociohistorique de déprolétarisation
puis de reprécarisation.
L’« habitus clivé » caractéristique de la condition populaire contemporaine
apparaît au final à travers bien des métamorphoses subies et un long processus
de déracinement culturel, comme le destin d’une classe ayant perdu les repères
d’une conscience et d’une identité collectives dans un contexte de vie sociale où le décloisonnement des formes
de vie privée va de pair avec l’émergence de nouvelles distinctions.

Franz Schultheis est professeur de sociologie à l’Université de Saint-Gall.
Arnaud Frauenfelder, docteur en sociologie, est professeur à la Haute école de travail social de Genève.
Christophe Delay, docteur en sociologie, est chargé d’enseignement à l’Université de Genève et chercheur invité
au Groupe de recherche sur la socialisation (FNRS/Lyon).
Nathalie Pigot est doctorante en sociologie à l’Université de Genève.

Table des matières

PRÉFACE
Une galerie de « people » ordinaires : intérêt de connaissance
et contexte d’une recherche sociologique
INTRODUCTION
Les classes populaires aujourd’hui : un objet sociologique
refoulé
Cerner un objet de recherche « flou »
La perspective hoggartienne comme fil conducteur : apports
et limites
Première partie : portraits de familles populaires, cadres
sociologiques
INTRODUCTION
Une lecture qui risque d’étonner : quelques avertissements au
lecteur
1. LE PLUS DUR MÉTIER DU MONDE : PORTRAIT
SOCIOLOGIQUE D’UNE MAMAN AU FOYE
par Gabrielle Arietano et Franz Schultheis
2. DISCIPLINES À DOMICILE : « JE SAVAIS
COMMENT GÉRER UN FOYER »
Par Nathalie Pigot
3. « C’EST COMPLIQUÉ…MAIS ÇA VA. » LA
DEBROUILLARDISE D’UNE MÈRE DE FAMILLE SANS
PAPIERS
Par Enikö Moczar
4. « C’EST COMME ÇA CHEZ NOUS » OU COMMENT
PRÉSERVER UN CHEZ-SOI LOIN DE CHEZ SOI
par Sylvie Rime
5. « BON, FAUT PAS ÊTRE PLUS CATHOLIQUE QUE
LE PAPE ». AMBIVALENCES AUTOUR D’UN
DÉCLASSEMENT
par Séverine Alary
6. « ON A FAIT LA NATIONALITÉ » : UNE
INTÉGRATION RÉUSSIE
par Laura Cardia-Vonèche et Christophe Delay
7. « ON NE SAIT PAS LE JOUR DE DEMAIN, C’EST
ÇA ! »
par Gabriel Ion
8. « IL N’Y A PAS DE PROBLÈMES… ! » : NE PAS
FAIRE D’HISTOIRES QUAND ON VIT
DANS LA NÉCESSITÉ
par Christophe Delay
9. « FAUT DONNER A MANGER AU CROCODILE,
COMME CELA TU PEUX TRAVERSER LA RIVIÈRE » :
UN PAPA AUX PRISES AVEC LES INSTITUTIONS
par Arnaud Frauenfelder et Christophe Delay
10. « TANT QU’ELLE NE FAIT PAS PIRE QUE MOI, ÇA
VA ». RÉCIT D’UNE MAMAN
VIVANT SUR RENTE DE L’ETAT
par Catalina Cure
CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE
La part du social dans la vie des gens
Deuxième partie : le modèle hoggartien des classes
populaires revisité
INTRODUCTION – PLUS ÇA CHANGE, PLUS C’EST LA
MÊME CHOSE : LES TRANSFORMATIONS DES
CLASSES POPULAIRES
Des transformations sociales qui sautent aux yeux
L’inertie et le poids des structures sociales
Une approche des réalités empiriques selon des thèmes
exemplaires
11. LE RAPPORT DES CLASSES POPULAIRES A LA
FAMILLE : UNE AFFINITÉ
NON ÉLECTIVE
par Arnaud Frauenfelder
12. LE RAPPORT DES CLASSES POPULAIRES A
L’AUTORITÉ : UNE PRÉFÉRENCE POUR
L’ÉDUCATION « A L’ANCIENNE » QUI N’A RIEN DE
NATUREL
par Arnaud Frauenfelder
13. LE RAPPORT DES CLASSES POPULAIRES A
L’ÉCOLE : DE L’OBLIGATION SCOLAIRE A
L’APPROPRIATION PARTIELLE DES ENJEUX
SCOLAIRES
par Christophe Delay
14. LE RAPPORT DES CLASSES POPULAIRES A
L’ALIMENTATION
par Nathalie Pigot avec la collaboration de Séverine Alary
15. CLASSES POPULAIRES ET GENRE
par Franz Schultheis
CONCLUSION DE LA DEUXIÈME PARTIE Les
paradoxes sociologiques de la condition populaire
contemporaine
CONCLUSION GÉNÉRALE
Esquisse d’une reconstruction historique des métamorphoses
des classes
populaires
La « fin » des classes populaires en tant que selffullfilling
prophecy
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE : BRÈVE PRÉSENTATION DES 23
ENTRETIENS RÉALISÉS

Ouvrage publié avec l’appui du Fonds national suisse de la recherche scientifique
ainsi que de la Fondation Bourdieu

lundi 7 septembre 2009

Éric Brian, Comment tremble la main invisible. Incertitude et marchés

Comment tremble la main invisible
Incertitude et marchés
Brian, Éric
ISBN: 978-2-287-99664-1
à paraître: septembre 30, 2009




À propos de ce livre

Il est largement admis aujourd’hui que la crise financière amorcée en 2007, et accentuée à l’automne 2008, a révélé une faille dans les systèmes de gestion des risques, une défaillance des techniques de fixation des prix et une démesure des interventions spéculatives. Répondant à ce constat, ce livre propose une nouvelle approche de la cohérence des marchés – de ce que Adam Smith a appelé la « main invisible ». Il analyse les conséquences de cette hypothèse sur la modélisation des phénomènes financiers et le comportement des investisseurs.

Issu d’une vingtaine d’années de recherches en épistémologie des sciences économiques et sociales, l’ouvrage s’adresse aux économistes, aux sociologues et aux mathématiciens. En six chapitres, il présente une esquisse de l’histoire des rapports entre économie et mathématiques du hasard ; une définition du cadre hypothétique retenu pour l’analyse ; un bilan de la perspective probabiliste sur la cohérence des marchés ; une critique des conceptions de la valeur fondée sur des cadres désormais dépassés ; une exploration de l’incertitude des marchés financiers ; enfin, un élargissement de la « théorie de l’action rationnelle ». Il s’agit finalement de rendre compte aussi bien des actions de donneurs d’ordres surinformés que de celles d’exclus du monde économique régulier.

Au fil de l’ouvrage, il apparaît clairement que la « main invisible » tremble aléatoirement, et pas toujours là où on l’imagine. Les institutions et les calculs économiques enregistrent et transforment cette incertitude. Les attentes de chacun lui répondent, les plus mesurées comme les plus extravagantes.



Éric Brian, historien des sciences et sociologue, est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et dirige la Revue de synthèse. Il est membre de la direction du CNRS.

dimanche 6 septembre 2009

en ligne: Special issue: Post-colonial Bourdieu, The Sociological Review, Volume 57

The Sociological Review
Current Issue
Volume 57 Issue 3 (August 2009)

Special issue: Post-colonial Bourdieu
Co-edited by Les Back, Azzedine Haddour and Nirmal Puwar



Sensing a post-colonial Bourdieu: an introduction (p 371-384)
Nirmal Puwar

Bread and wine: Bourdieu's photography of colonial Algeria (p 385-405)
Azzedine Haddour

The French in Algeria, Algerians in France: Bourdieu, colonialism, and migration (p 406-427)
Steven Loyal

Gazing at the colonial gaze: photographic observation and observations on photography based on a comparison between aspects of the work of Pierre Bourdieu and Jean-Claude Passeron* (p 428-447)
Derek Robbins

In Algeria: Pierre Bourdieu's photographic fieldwork (p 448-470)
Franz Schultheis, Patricia Holder, Constantin Wagner

Portrayal and betrayal: Bourdieu, photography and sociological life (p 471-490)
Les Back

Revealing habitus, illuminating practice: Bourdieu, photography and visual methods (p 491-511)
Paul Sweetman

Notes on handling an archive and looking at the exhibition

Photographs in context: Notes on handling an archive and looking at the exhibitionPierre Bourdieu's photographic documentary Accounts in Algeria, 1957–1961 (p 512-521)
Christine Frisinghelli

A meditation on stepping through the Bourdieu photographs of Algeria (p 522-525)
AbdouMaliq Simone

A note on the awkwardness of the ethnographer (p 526-529)
Ben Gidley

Max Weber: A Biography – By Joachim Radkau (p 530-536)
Isabelle Darmon

Environment & Citizenship: Integrating Justice, Responsibility and Civic Engagement – By Mark J. Smith and Piya Pangsapa (p 536-538)
Ted Benton

On Reason: Rationality in a World of Cultural Conflict and Racism – By Emmanuel Chukwudi Eze (p 538-540)
Gurminder K. Bhambra

Families in Transition: Social Change, Family Formation and Kin Relationships – By Nickie Charles, Charlotte Aull Davies and Chris Harris (p 540-542)
Carol Smart

Notes on contributors (p 543-545)

Books received (p 546-546)

à lire en ligne ici http://www3.interscience.wiley.com/journal/117976052/home

samedi 5 septembre 2009

Louis Pinto, Le café du commerce des penseurs. À propos de la doxa intellectuelle

Louis Pinto
Le café du commerce des penseurs
À propos de la doxa intellectuelle
Éditions du Croquant
savoir/agir
ISBN : 978-2-9149-6863-8


Résumé:
La doxa intellectuelle, ensemble de mots, d’expressions, de slogans, de questions et de débats dont les évidences partagées délimitent ce qui est donné à penser aux contemporains, et notamment au public « instruit », constitue l’obstacle majeur à un point de vue critique. Elle n’est pas conservatrice par accident : elle tend, en effet, à concilier les apparences de l’autonomie intellectuelle avec les valeurs et les attentes de ceux qui occupent des positions de pouvoir dans des univers aussi peu autonomes que ceux de la grande presse, de l’édition, de la politique et de l’entreprise. Quelles que soient les nuances affichées entre des versions de droite et de gauche, l’adversaire principal de la plupart des discours demeure la « vieille » gauche « étatiste » réputée soumise aux dogmes marxistes, autoritaires et centralistes de l’égalitarisme et au culte de l’État dit « providence » (plutôt que « social »). Sur ce fond relativement invariant, les différents producteurs de doxa, philosophes, sociologues, historiens, politologues, se distinguent par le travail de mise en forme intellectuelle qu’ils doivent accomplir pour se conformer aux exigences de leur univers d’appartenance.
Qu’en est-il de la genèse de la doxa intellectuelle ? Quelle est la géographie des principales régions où elle est produite et reproduite ? Quel en est le contenu politique ? Quels sont les thèmes et les schèmes de pensée qui lui confèrent les allures de la légitimité intellectuelle ? Telles sont les principales questions envisagées dans cette étude qui tient autant de la sociologie des intellectuels que de la sociologie politique.

L'auteur:
Louis Pinto, sociologue, directeur de recherche au CNRS, travaille sur différents domaines, la presse, les intellectuels, l’enseignement, la philosophie, le « mouvement consommateur ». Parmi ses livres récents : La théorie souveraine. Les philosophes français et la sociologie au xxe siècle, Cerf, 2009, Le collectif et l’individuel. Considérations durkheimiennes, Raisons d’agir Éditions, 2009, La vocation et le métier de philosophe. Pour une sociologie de la philosophie dans la France contemporaine, Seuil, 2007.

jeudi 3 septembre 2009

Traductions: Pierre Bourdieu, Politik et Religion

Pierre Bourdieu

Politik
Schriften zur Politischen Ökonomie 2

Aus dem Französischen von Roswitha Schmid, Hella Beister, Eva Kessler, Jörg Ohnacker und Bernd Schwibs

1. Auflage
2009, ca. 350 Seiten, geb.
ISBN 978-3-86764-196-8
ca. Euro (D) 38,00 / Euro (A) 39,10 / SFr 61,90
(Pierre Bourdieu – Schriften, Band 07)
noch nicht erschienen - erscheint 10-2009
http://www.uvk.de/buch.asp?ISBN=9783867641968


















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Unter dem Titel »Das politische Feld« wurden der deutschsprachigen Öffentlichkeit in der Reihe »édition discours« vor einigen Jahren zentrale Untersuchungen Pierre Bourdieus zur Politik zugänglich gemacht. Mit der hier vorliegenden, erheblich erweiterten Schriftensammlung stehen nun sämtliche Texte seiner »Politischen Soziologie« zur Verfügung.

Die mehr oder weniger verstreut erschienenen Schriften Bourdieus zur Politik bilden zwar einen eher kleinen Teil des Werks, das im Wesentlichen als »Kultursoziologie« Epoche gemacht hat. Aber auch Bourdieus »politische« Soziologie zeigt die eminente intellektuelle Sprengkraft seiner Theorie der sozialen Welt: Aufgefordert, Politik zu denken, »ohne politisch zu denken«, wird hier der Leser mit scharfsinnigen Analysen des politischen Diskurses, der Durchsetzung politischer Kategorien des Wahrnehmens und Denkens, der Genese und Struktur des politischen Feldes und seiner Definitionsmacht konfrontiert, die wie kaum eine andere unsere Sicht der sozialen Welt bestimmt – radikaler ist selten über Politik nachgedacht worden.

Aus dem Inhalt

Politik denken – Beschreiben und Vorschreiben – Die politische Repräsentation – Delegation und politischer Fetischismus – Das politische Feld – Sozialer Raum und politisches Feld – Bildung und Politik – Die öffentliche Meinung gibt es nicht – Formen politischen Handelns und Existenzweisen von Gruppen – Politische Monopolisierung und symbolische Revolutionen
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Pierre Bourdieu

Religion
Schriften zur Kultursoziologie 5

Aus dem Französischen von Andreas Pfeuffer, Hella Beister und Bernd Schwibs

1. Auflage
2009, 278 Seiten, geb., Abb.: 9 sw.
ISBN 978-3-86764-195-1
Euro (D) 32,00 / Euro (A) 32,90 / SFr 52,90
(Pierre Bourdieu – Schriften, Band 13)
lieferbar
http://www.uvk.de/buch.asp?ISBN=9783867641951















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Unter dem Titel »Das religiöse Feld« wurden der deutschsprachigen Öffentlichkeit in der Reihe Edition Discours vor einigen Jahren zwei bedeutende Untersuchungen Pierre Bourdieus zur Religionssoziologie zugänglich gemacht. Hier nun werden sie im Zusammenhang sämtlicher Schriften Bourdieus zur Soziologie des Religiösen neu aufgelegt.

Die Auseinandersetzung mit Max Webers Religionssoziologie und der Entwurf einer eigenen Theorie der Genese und Struktur des religiösen Feldes münden hier in eine erstmals in deutscher Sprache verfügbare, empirisch groß angelegte Studie zur »Heiligen Familie« der französischen Amtskirche und ihrer Stellung im gesellschaftlichen Raum. Sie verdeutlicht vor dem Hintergrund der frühen religionstheoretischen Schriften Bourdieus, die immer wieder um die Frage der »diesseitigen« Bedingungen des Glaubens kreisen, in exemplarischer Weise die Potenziale der Bourdieuschen Feldtheorie und ihrer kritischen Reflexivität auf die soziale Welt.

Inhalt

Eine Interpretation der Religion nach Max Weber
Genese und Struktur des religiösen Feldes
Die »Heilige Familie«. Das französische Episkopat im Feld der Macht
Soziologie des Glaubens und der Glaube des Soziologen
Das Lachen der Bischöfe
Die Auflösung des Religiösen

Nachweise
Editorische Anmerkungen
Pierre Bourdieus Religionssoziologie: Eine werkbiografische Skizze von Stephan Egger

Autor / Herausgeber

Pierre Bourdieu (* 1. August 1930 in Denguin, Pyrénées-Atlantiques; † 23. Januar 2002 in Paris) war einer der bekanntesten Soziologen des 20.Jahrhunderts. Seit 1981 hatte Bourdieu einen Lehrstuhl am Collège de France. Im Jahre 1993 wurde er mit der »Médaille d'or du Centre National de la Recherche Scientifique« (CNRS) ausgezeichnet.

Bourdieu-Tagung am 2. und 3.10.2009 in der Universität Bielefeld

Anmeldung
Die Teilnahme an der Tagung ist kostenfrei.
Die Teilnehmerzahl ist begrenzt.
Wir bitten um eine Anmeldung bis zum 25.09.2009
Bitte senden Sie Ihre Anmeldungen an:
postalisch:
Universität Bielefeld
Fakultät für Gesundheitswissenschaften
Diana Sahrai
Postfach 10 01 31
33501 Bielefeld
per Fax:
0521/106-6433
per Mail:
bourdieu-tagung@uni-bielefeld.de
Ich melde mich hiermit zur Tagung an:
Name:
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Institution:
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Anschrift:
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Telefon:
__________________________________________________
E-Mail:
__________________________________________________
Was tun mit dem Erbe?
Die Kombination soziologischer Diagnose und poli-
tischen Engagements im Werk Pierre Bourdieus
Freitag 2. bis Samstag 3. Oktober 2009
Veranstalter:
Universität Bielefeld, Bourdieu Fondation / Stiftung Bourdieu, in
Kooperation mit dem Centre Marc Bloch, Berlin
Veranstaltungsort:
Universität Bielefeld
Universitätsstraße 25
33615 Bielefeld
Allgemeine Hinweise
Veranstaltungsort
Universität Bielefeld
Universitätsstraße 25
33615 Bielefeld
Anreise
Anreise mit der Bahn:
Bielefeld Hbf, dann mit der Stadtbahnlinie 4 bis Haltestelle Univer-
sität (Fahrzeit 7 Minuten). Taxis sind stets direkt vor dem Haupt-
bahnhof verfügbar. Der Fahrpreis bis zur Universität beträgt zur Zeit
etwa Euro 8,- €.
Anreise mit dem Auto:
Autobahn A2: Ausfahrt Bi-Zentrum, Detmolder Str. Richtung
Zentrum (6 km, ca. 10 min). Weg über Kreuzstr., Oberntorwall,
Stapenhorststr., Kurt-Schumacher-Str. (ist ausgeschildert).
Weitere Informationen:
http://www.fondation-bourdieu.org/
Tagungsleitung:
Ullrich Bauer
Uwe H. Bittlingmayer
Carsten Keller
Franz Schultheis
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Freitag, 2. Oktober 2009
13.00h – 13.30h
Einleitung
(Ullrich Bauer, Uwe H. Bittlingmayer, Carsten Keller, Franz Schultheis)
Plenum I: Die Analyse von Macht und Herrschaft
13.30h – 14.15h
Michael Vester (Hannover)
Marx und Bourdieu – ein schwieriges Erbe
14.15h – 15.00h
Beate Krais (Darmstadt)
Die Theorie symbolischer Macht und Herrschaft und ihre Implikationen
15.00h – 15.45h
Jessé Souza (Juiz de Fora, Brasilien)
Pierre Bourdieu und Charles Taylor: Vermittlungschancen im Dienst einer
universalistischen Perspektive
Arbeitsgruppen I (16.15h – 19.00h)
Thomas Alkemeyer (Oldenburg) & Markus Rieger-Ladich (Zürich,
Freiburg)
AG 1: Soziologie der Bildung: Zur Erklärungskraft von Pierre Bourdieu
Pascal Jurt (Wien) & Franz Schultheis (St. Gallen)
AG 2: Neoliberalismus, Neue Soziale Bewegungen und politische
Perspektiven
Ullrich Bauer (Essen) & Uwe H. Bittlingmayer (Freiburg)
AG 3: Bourdieu und die Frankfurter Schule – Aktuelle Perspektiven
Kritischer Theorie und bourdieuscher Herrschaftssoziologie
Carsten Keller (Berlin), Olaf Groh-Samberg (Bremen),
Ingrid Tucci (Berlin)
AG 4: Soziale Strategien - Handlungstheorie zwischen rational choice
und deterministischer Struktur
Abendvorlesung
Louis Pinto (Paris)
How to Deal with the Heritage?
Samstag, 3. Oktober 2009
Arbeitsgruppen II (9.00h – 12.30h)
Thomas Alkemeyer (Oldenburg) & Markus Rieger-Ladich (Zürich,
Freiburg)
AG 1: Soziologie der Bildung: Zur Erklärungskraft von Pierre Bourdieu
Pascal Jurt (Wien) & Franz Schultheis (St. Gallen)
AG 2: Neoliberalismus, Neue Soziale Bewegungen und politische
Perspektiven
Ullrich Bauer (Essen) & Uwe H. Bittlingmayer (Freiburg)
AG 3: Bourdieu und die Frankfurter Schule – Aktuelle Perspektiven
Kritischer Theorie und bourdieuscher Herrschaftssoziologie
Carsten Keller (Berlin), Olaf Groh-Samberg (Bremen), Ingrid Tucci
(Berlin)
AG 4: Soziale Strategien - Handlungstheorie zwischen rational choice
und deterministischer Struktur
Programm
Was tun mit dem Erbe?
Die Werke von Pierre Bourdieu zählen zu dem Bekanntesten, was die
Gegenwartssoziologie zu bieten hat. Dabei sind die Rezeptionsweisen
ebenso weit gestreut wie die Bezugspunkte zu anderen soziologischen
Ansätzen: von Weber über Rational Choice bis hin zu Marx und der
Kritischen Theorie.
Ein zentrales Ziel der Tagung ist, anhand der bourdieuschen
Herrschafts- und Machtanalyse die Verbindungslinien zwischen Sozial-
wissenschaften und den aktuellen sozialen Protesten und sozialen
Bewegungen nachzuvollziehen. Mit dieser Tagung soll die kritische
Analyse der Gegenwartsgesellschaften gestärkt und ein Einblick in die
internationale Bourdieu-Rezeption vermittelt werden.
Thema
Plenum II: Die Analyse der Politik und politische
Perspektiven
13.30h – 14.15h
David Swartz (Boston)
Bourdieu and the Sociology of Politics
14.15h – 15.00h
Margareta Steinrücke (Bremen)
Bourdieus Theorie aus der Perspektive der Genderforschung und der
(post-)feministischen Bewegung
Kaffeepause
15.15 – 16.00h
Effi Böhlke (Berlin)
Bourdieu und die Linke: politische Kooperationen erwünscht?
16.00h – 16.30h
Franz Schultheis (St. Gallen)
Die Verantwortung der Sozialwissenschaften. Zu den Aufgaben der
Bourdieu-Stiftung
Nachmittagsvorlesung
16.45h – 17.45h
Remi Lenoir (Paris)
Strong Political Implications in the Work of Pierre Bourdieu
17.45h – 18.00h
Fazit der Konferenz und Ausblick
(Ullrich Bauer, Uwe H. Bittlingmayer, Carsten Keller, Franz Schultheis)
Ende der Konferenz

(Merci à Pascal Jurt pour l'info, G.Q.)