Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


vendredi 26 février 2010

Michel OFFERLÉ, Sociologie des organisations patronales


Michel OFFERLÉ
Sociologie des organisations patronales
Collection : Repères n°534
Découverte
2009











Présentation de l'éditeur
Pour l’actualité, le patronat, qui se résume au Medef et à l’UIMM, ce sont surtout les caisses noires et les parachutes dorés. C’est aussi l’image d’une entité toute puissante, manipulant, grâce à ses ressources économiques, gouvernants et partenaires sociaux. Pourtant, les organisations représentant les chefs d’entreprise et les entreprises sont sans doute les moins étudiées et les moins connues des organisations contribuant à la production et à la gestion des problèmes publics. Cet ouvrage entend faire un point historique et sociologique sur nos connaissances et méconnaissances des organisations patronales en France et à l’étranger.
De quelle manière s’est constitué et délimité le groupe des patrons et de quelle façon se sont formées les organisations diversifiées prétendant porter sa parole ? Quels sont les modes de fonctionnement actuel de ces organisations, qu’est-ce qui fait leur unité et leur représentativité ? Enfin, comment peut-on interroger, en utilisant les connaissances accumulées par la sociologie des organisations politiques et des mobilisations, les répertoires de l’action collective et de l’engagement patronal, ainsi que le problème de l’« influence » de ces organisations sur la politique et dans les politiques publiques ?





Table des matières
Introduction - I / Le groupe à représenter - L’action collective des « dominants » - Se faire un nom - Les formes du regroupement - Un renouveau historiographique - La complexité des formes d’institutionnalisation - Les frontières du groupe - Frontières externes - Compter les patrons - Mobiliser des patronats - II / L’espace des organisations patronales - Les représentations de l’entreprise et de leurs chefs - Les structures syndicales : les quatre et leurs branches - Les institutions légales - Les représentations spécialisées - Les think tanks patronaux - Des clubs d’entrepreneurs à la sociabilité bourgeoise - Le gouvernement du patronat - La question de la représentativité - Les ressources patronales - L’engagement patronal - III / Les répertoires de l’action collective patronale - Deux répertoires - Classe contre classe : le triangle des années 1880 - Patrons et patronats en politique - Champ politique et représentation entrepreneuriale - Faire des affaires par d’autres moyens - Faire nombre - Expertiser - Négocier - Mobilisations silencieuses - La société des entrepreneurs - Une idéologie patronale ? - Le périmètre de l’action patronale - Patronats en divergence - IV / Les politiques publiques patronales - L’influence - Mesurer l’influence - Sortir de l’influence - Que faire des théories classiques ? - Actions publiques - Conclusion - Repères bibliographiques.



Pour l’actualité, le patronat, qui se résume au Medef et à l’UIMM, ce sont surtout les caisses noires et les parachutes dorés. C’est aussi l’image d’une entité toute puissante, manipulant, grâce à ses ressources économiques, gouvernants et partenaires sociaux. Pourtant, les organisations représentant les chefs d’entreprise et les entreprises sont sans doute les moins étudiées et les moins connues des organisations contribuant à la production et à la gestion des problèmes publics. Cet ouvrage entend faire un point historique et sociologique sur nos connaissances et méconnaissances des organisations patronales en France et à l’étranger.
De quelle manière s’est constitué et délimité le groupe des patrons et de quelle façon se sont formées les organisations diversifiées prétendant porter sa parole ? Quels sont les modes de fonctionnement actuel de ces organisations, qu’est-ce qui fait leur unité et leur représentativité ? Enfin, comment peut-on interroger, en utilisant les connaissances accumulées par la sociologie des organisations politiques et des mobilisations, les répertoires de l’action collective et de l’engagement patronal, ainsi que le problème de l’« influence » de ces organisations sur la politique et dans les politiques publiques ?



Michel Offerlé enseigne la sociohistoire et la sociologie politique à l’ENS de Paris. Il est membre du Centre Maurice-Halbwachs (ETT) rattaché à l’ENS et à l’EHESS et du Centre de recherches politiques de la Sorbonne (Paris-I).
http://www.editionsladecouverte.fr/

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