Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


vendredi 16 avril 2010

à paraître: Sandra Laugier, Wittgenstein Le mythe de l’inexpressivité





Sandra Laugier
Wittgenstein
Le mythe de l’inexpressivité
Vrin
à paraître mai 2010








Wittgenstein est un philosophe du langage, de l’esprit, et en particulier un philosophe de la subjectivité; pas seulement de la grammaire de la première personne, ou de la logique du scepticisme, mais de la subjectivité comme exprimée dans le langage, comme articulation du dedans et du dehors : comme voix humaine.
Le mythe de l’intériorité se révèle, dans cette approche, comme un mythe de l’inexpressivité : on préfère un « privé » inaccessible, muet, à la réalité (corporelle) et à la fatalité du vouloir-dire. C’est bien le réalisme (« la chose la plus difficile », dit Wittgenstein) qu’on découvre alors au bout du scepticisme.
Sandra Laugier, professeur de philosophie à l’université de Picardie Jules Verne, membre du CURAPP (UMR 6054), a publié de nombreux ouvrages sur la philosophie du langage ordinaire et sur la philosophie américaine


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