Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


samedi 12 février 2011

écouter et lire en ligne: L'organisation des professions intellectuelles, Le Mouvement Social no 214

écouter: « Qu’est-ce qu’un auteur ? », Cette table ronde était animée par Christophe Kantcheff, et réunissait Paul Otchakovsky-Laurens, Gisèle Sapiro, Agnès Tricoire, Boris Gobille et Marie Carbonnel.
table ronde organisée le 18 mars 2006 par Le Mouvement Social au Salon du livre autour des professions intellectuelles



L'organisation des professions intellectuelles
Le Mouvement Social
no 214, 2006/1
188 pages


Page 3 à 18
Gisèle Sapiro,   Les professions intellectuelles entre l'État, l'entrepreneuriat et l'industrie

Page 19 à 36
Robert A. Nye,   Médecins, éthique médicale et État en France 1789-1947

Page 37 à 54
Odile Henry,   L'impossible professionnalisation du métier d'ingénieur-conseil (1880-1954)

Page 55 à 76
Denyse Rodriguez Tomé,   L'organisation des architectes sous la IIIe République

Page 77 à 91
Alain Chatriot,   La lutte contre le « chômage intellectuel » : l'action de la Confédération des Travailleurs Intellectuels (CTI) face à la crise des années trente

Page 93 à 111
Marie Carbonnel,   Profession : critique ? Les défis de l'Association syndicale professionnelle de la critique littéraire de la Belle Époque à la fin des années trente

Page 113 à 139
Gisèle Sapiro et Boris Gobille,   Propriétaires ou travailleurs intellectuels ? Les écrivains français en quête d'un statut

Page 141 à 163
Ingrid Gilcher-Holtey,   La transformation par la participation ? Le mouvement de 1968 et la « démocratisation des conditions de la production littéraire »

Page 165 à 188
  Notes de lecture

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