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Rien n'est plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un oeil philosophique que de voir la facilité avec laquelle la majorité (the many) est gouvernée par la minorité (the few) et d'observer la soumission implicite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sentiments et passions en faveur de leurs dirigeants. Quand nous nous demandons par quels moyens cette chose étonnante est réalisée, nous trouvons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants n'ont rien pour les soutenir que l'opinion. C'est donc sur l'opinion seule que le gouvernement est fondé et cette maxime s'étend aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires aussi bien qu'aux plus libres et aux plus populaires
(David Hume in Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Seuil, Collection Liber, 1997, Points, 2003 P.257, aussi in Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.257-258)

vendredi 27 janvier 2012

en ligne: Jacques Bouveresse, Bourdieu, Pascal, la philosophie et la critique de l’«illusion scolastique»

  • 1. À propos de certaines questions philosophiques que la philosophie ne pose pas • 2. La vraie et la fausse philosophie selon Bourdieu • 3. L’ « illusion scolastique » sous le regard du philosophe et du sociologue • 4. Bourdieu, Pascal, la philosophie, l’opinion commune et le moi du sociologue • Post-scriptum, janvier 2012
 in, À temps et à contretemps
Conférences publiques
Jacques Bouveresse
collection Rationalité, vérité et démocratie
site éditorial « La philosophie de la connaissance au Collège de France »
décembre 2011