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Rien n'est plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un oeil philosophique que de voir la facilité avec laquelle la majorité (the many) est gouvernée par la minorité (the few) et d'observer la soumission implicite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sentiments et passions en faveur de leurs dirigeants. Quand nous nous demandons par quels moyens cette chose étonnante est réalisée, nous trouvons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants n'ont rien pour les soutenir que l'opinion. C'est donc sur l'opinion seule que le gouvernement est fondé et cette maxime s'étend aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires aussi bien qu'aux plus libres et aux plus populaires
(David Hume in Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Seuil, Collection Liber, 1997, Points, 2003 P.257, aussi in Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.257-258)

vendredi 20 janvier 2012

Paul LAGNEAU-YMONET et Angelo RIVA, Histoire de la Bourse

Histoire de la Bourse






Paul LAGNEAU-YMONET et Angelo RIVA
Histoire de la Bourse
La Découverte
2012

Présentation de l'éditeur
Créée par le pouvoir royal après la débâcle du financier John Law, puis démantelée lors de la Révolution française, la Bourse de Paris acquiert ses traits caractéristiques sous Napoléon : dans un lieu officiel, les agents de change, commerçants et officiers ministériels bénéficient, jusqu’au démantèlement amiable de leur corporation en 1988, du monopole légal sur les transactions boursières.
À l’aube du XXIe siècle, la Bourse de Paris, transformée en société par actions, s’associe avec ses homologues amstellodamoise, bruxelloise, portugaise et le marché londonien de produits dérivés. En 2007, cet attelage paneuropéen fusionne avec la Bourse de New York. Désormais, la bourse parisienne est la filiale d’un groupe transatlantique, lui-même coté en bourse.
Adopter une perspective diachronique aide à se défaire des représentations en apesanteur de la « finance » qui entravent l’analyse comme la critique. Ainsi, ce livre explicite l’entrelacs de contingence et de nécessité qui fait l’histoire économique et sociale de la Bourse de Paris et des activités boursières en France.
 
Paul Lagneau-Ymonet est maître de conférences en sociologie (IRISSO-Université Paris-Dauphine). Ses travaux sont consacrés à l’histoire économique et sociale des activités boursières et aux transformations contemporaines des élites financières en France.
Angelo Riva, historien et économiste, est professeur à l’European Business School dont il dirige le pôle de recherche en finance. Ses recherches portent sur l’évolution de longue période des systèmes financiers européens. Il est membre du conseil scientifique et du comité exécutif de l’équipement d’excellence D-FHI (Données financières historiques).