Diaporama

Loading...
Rien n'est plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un oeil philosophique que de voir la facilité avec laquelle la majorité (the many) est gouvernée par la minorité (the few) et d'observer la soumission implicite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sentiments et passions en faveur de leurs dirigeants. Quand nous nous demandons par quels moyens cette chose étonnante est réalisée, nous trouvons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants n'ont rien pour les soutenir que l'opinion. C'est donc sur l'opinion seule que le gouvernement est fondé et cette maxime s'étend aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires aussi bien qu'aux plus libres et aux plus populaires
(David Hume in Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Seuil, Collection Liber, 1997, Points, 2003 P.257, aussi in Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.257-258)

samedi 25 février 2012

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales n° 173, 2008/3, Pacifier et Punir (1), Les crimes de guerre et l’ordre juridique international

Page 4 à 5
Jérôme Bourdieu et al.   Prologue de la rédaction

Page 6 à 27
Ron Levi et John Hagan   Penser les « crimes de guerre »

Page 28 à 43
Kim Lane Scheppele   Le droit de la sécurité internationale Le terrorisme et l'empire sécuritaire de l'après-11 septembre 2001
Page 44 à 61
Sara Dezalay   Crimes de guerre et politiques impériales L'espace académique américain entre droit et politique

Page 62 à 79
Sanja Kutnjak Ivkovich et John Hagan   La politique de punition et le siège de Sarajevo Vers une application de la théorie du conflit à la perception d'une (in)justice internationale

Page 80 à 97
Karen Engle   « Aux armes ! » Droits des femmes et intervention humanitaire

Page 98 à 109
Julien Seroussi   La cause de la compétence universelle Note de recherche sur l'implosion d'une mobilisation internationale

Lectures critiques

Page 111 à 118
Joachim J. Savelsberg   L'organisation sociale du déni et de la reconnaissance : atrocités, connaissance et interventions juridiques