Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


vendredi 14 septembre 2012

video: Ian H. Birchall, Sartre et l’extrême gauche française



Marx au XXIe siècle 2011-2012 – l’esprit & la lettre,  Autour des ouvrages de Ian Birchall, Sartre et l’extrême gauche française (La Fabrique, 2011) et d’Emmanuel Barot (dir), Sartre et le marxisme (La Dispute, 2011) ,  Sorbonne, 22 octobre 2011



Ian H. Birchall
Sartre et l’extrême gauche française
Cinquante ans de relations tumultueuses
Traduit par Etienne Dobenesque 
La Fabrique
2011
Présentation de l'éditeur
Sartre et la politique : sur ce sujet, c’est toujours de son flirt avec les communistes dont on parle, et toujours pour condamner son coupable aveuglement. Le livre de Birchall n’évite pas le point mais le replace dans son contexte, celui de la guerre froide à sa pire période, où les dirigeants communistes français étaient mis en prison, les journaux saisis, les manifestations brutalement réprimées.
Surtout, ce livre est comme une fresque où apparaissent des personnages fascinants avec lesquels Sartre a marché un temps dans ce demi-siècle agité : de Nizan à Leiris, de Colette Audry à Daniel Guérin, de Maurice Nadeau à Jean Genet… Et Birchall rappelle que l’attitude de Sartre pendant la guerre d’Algérie et la guerre du Vietnam lui a permis d’être à peu près le seul intellectuel de renom à pouvoir prendre la parole devant les étudiants en mai 1968.
Mais il ne s’agit pas d’une hagiographie : les fragilités, les contradictions, les erreurs ne sont pas gommées – d’autant moins que Sartre lui-même les reconnaissait volontiers. Dans sa solidité documentaire, l’intérêt du livre est double : d’une part il éclaire la vie politique (et non philosophique ou littéraire, bien que par moments…) d’un personnage essentiel du XXe siècle, et d’autre part il offre la vision panoramique d’un territoire mal connu, celui de l’extrême gauche non communiste dans les années de l’après-guerre en France.
Ian H. Birchall a longtemps enseigné le français à la Middlesex University. Il est l’auteur, entre autres, de The Spectre of Babeuf (1997) et de Tony Cliff, A Marxist for his Time (2011).

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