Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


samedi 9 mars 2013

video: Christophe Ramaux, L'Etat social. Pour sortir du chaos néolibéral



Christophe Ramaux
L'Etat social
Pour sortir du chaos néolibéral
Mille et une nuits
2012 

Présentation de l'éditeur
La grande crise que nous connaissons marque la faillite du néo-libéralisme. Mais par quoi le remplacer ? C'est ici que le bât blesse. Il ne semble pas y avoir d'alternative cohérente à lui opposer. Ce livre soutient que cette alternative existe pourtant, qu'elle est déjà là, sous nos yeux : c'est l'État social, dont le fondement politique est la démocratie. Depuis plusieurs décennies, on fait accroire que l'État social est une figure du passé.
Au contraire, il est plus que jamais d'actualité. Il a certes été déstabilisé par le néolibéralisme, plus ou moins fortement selon les pays, mais il n'a pas été mis à bas. À y bien réfléchir, nous ne vivons pas dans des "économies de marché". Le bilan accablant du néolibéralisme appelle sa pleine réhabilitation. Les marchés et la concurrence ont des vertus, mais ils ne peuvent assurer le plein-emploi, la stabilité économique ou bien encore la satisfaction de besoins sociaux tels que l'éducation ou la retraite.
L'intervention publique est nécessaire. L'État social est porteur d'une véritable révolution, avec ses quatre piliers que sont la protection sociale, la réglementation des rapports de travail (le droit du travail, etc.), les services publics et les politiques économiques de soutien à l'activité. Étonnamment, il n'a pas été théorisé. Nous n'en avons pas saisi la véritable portée ni les potentialités.
Comment penser l'État social ? Pourquoi y a-t-il lieu de réhabiliter la dépense publique et la légitimité même de la dette publique ? Comment envisager un nouvel âge de l'État social ? Autant de défis que cet essai se propose de relever. 
Christophe Ramaux est économiste. Chercheur au Centre d'économie de la Sorbonne-Matisse, il enseigne à l'Université Paris I. Il est membre du Conseil scientifique d'Attac, du Conseil d’orientation de la Fondation Copernic et du Conseil scientifique de l’Observatoire des inégalités.Christophe Ramaux a publié Emploi : Éloge de la stabilité (Mille et une Nuits, 2006).  

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