Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


dimanche 27 octobre 2013

En Chantier: Bourdieu, le retour. Un film de Pierre Carles et Annie Gonzalez

En Chantier

Bourdieu, le retour

Un film de Pierre Carles et Annie Gonzalez

(source: C-P Productions)


Avant de devenir Bourdieu, un nom aussi immédiatement repéré que celui de Godard pour le cinéma, Sartre pour la philosophie ou Levi-Strauss pour l’ethnologie, Pierre Bourdieu était un jeune ethnologue cherchant dès l’Algérie à refonder les sciences sociales. A la fin des années 50 et tout au long des années 60/70, il va développer une sociologie conçue comme un sport de combat, dévoilant les lois de la « gravité sociale » auxquelles sont soumis les sujets sociaux, aux antipodes de celle pratiquée en France après-guerre.
Cinquante plus tard, Pierre Bourdieu a laissé une œuvre considérable, embrassant la plupart des domaines de la connaissance et reconnue dans le monde entier. Nous sollicitons des témoignages de proches collaborateurs de Pierre Bourdieu, spécialistes français et étrangers de ses travaux pour nous accompagner dans ce retour à la période de création de ces concepts les plus révolutionnaires.





1 commentaire:

aurel de marseille a dit…

Ce qu'il y a de positif, c'est que Bourdieu fait encore et toujours polémique à notre époque... Ses questionnements n'en finissent pas d'agacer et déranger certain(e)s...
Il restera, malgré les "doxosophes" sévissant encore ici et là sur quelques émissions télé et radio et tentant encore de discréditer sa sociologie, il restera donc comme un des très grands penseurs français, auprès d'un Foucault et d'un Lévi-Strauss...
Il me tarde de voir comment Pierre Carles va rallumer un peu la flamme bourdieusienne, si tant est qu'il soit besoin de la rallumer... plutôt l'entretenir, et nourrir de ce fait une véritable pensée de gauche, qui a tendance manquer d'énergie en ce moment...