Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


samedi 5 octobre 2013

Michela Passini, La fabrique de l'art national. Le nationalisme et les origines de l'histoire de l'art en France et en Allemagne (1870-1933)

Michela Passini
La fabrique de l'art national
Le nationalisme et les origines de l'histoire de l'art en France et en Allemagne (1870-1933)
MSH
2012

Présentation de l'éditeur
A un moment où, depuis environ une décennie, l'histoire de l’art s’attèle, en France, à une révision critique de sa propre histoire, il importe d’étudier de manière globale l’élaboration d’un discours national sur l’art ancien, pour comprendre comment il a affecté les structures mêmes d’une discipline en formation.
Corrélativement, il faut s’interroger sur le rôle joué par l’histoire de l’art dans le processus de nationalisation de la culture, aux XIXe et XXe siècles – rôle qui, faute de recherches fondamentales, n’a guère retenu l’attention des historiens des nationalismes.
En reconstituant une large série de débats franco-allemands sur l’appartenance nationale de l’art gothique et de la Renaissance, ce travail se veut à la fois une contribution à l’histoire de la construction des identités esthétiques nationales et à une histoire croisée des sciences humaines.
Michela Passini est docteur en histoire de l'art (Ecole normale supérieure de Pise) et chercheur au CNRS (Institut d'histoire moderne et contemporaine). Ses recherches portent sur l'Histoire de l'histoire de l’art, l'histoire des musées et du patrimoine.



Aucun commentaire: