Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


lundi 9 décembre 2013

video: Michael Löwy, La cage d'acier: Max Weber et le marxisme wébérien

conférence de Michael Löwy, à propos de son ouvrage La Cage d’acier. Max Weber et le marxisme weberien
Conférence-débat organisée par la Société Louise Michel, au Lieu-dit, Paris-20ème, mardi 24 septembre 2013

videos:
Tirer parti de Max Weber : Partie I, La conférence

Tirer parti de Max Weber : Partie II, Le débat



Michael Löwy
La cage d'acier
Max Weber et le marxisme wébérien
Stock
2013

Présentation de l'éditeur
On oppose volontiers Max Weber à Karl Marx. Certes, le grand sociologue allemand était un libéral, hostile au communisme. Mais c’était aussi, nous rappelle Michael Löwy, textes à l’appui, un analyste très critique du capitalisme et de sa course effrénée au profit qui enferme l’humanité moderne dans un système implacable.
Relisant la célèbre étude sur les « affinités électives » entre l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Michael Löwy prolonge l’analyse. Il explore ainsi les « affinités négatives » entre l’éthique catholique et l’esprit du capitalisme et en retrouve la trace dans divers courants catholiques de gauche en Europe comme dans la théologie de la liberté en Amérique latine aujourd’hui. Il suit également les autres filiations anticapitalistes du sociologue de Heidelberg. D’une part celle du marxisme wébérien qui va de Georg Lukàcs à Maurice Merleau-Ponty, en passant par les premiers théoriciens de l’École de Francfort. D’autre part, celle d’un courant socialiste/romantique, essentiellement promu par des auteurs juifs allemands de la République de Weimar, tels Ernst Bloch ou Walter Benjamin.
Cette postérité, Michaël Löwy, qui est à la fois un wébérien érudit et un marxiste engagé, l’incarne à sa manière. Et il entend montrer combien le courant critique du marxisme wébérien reste d’actualité alors que la toute puissance des marchés emprisonne, plus que jamais, les peuples dans la cage d’acier du calcul égoïste.
Directeur de recherche émérite au CNRS et enseignant à l’EHESS, Michael Löwy est l’auteur de 17 livres publiés en 29 langues, dont Rédemption et Utopie. Le Judaïsme libertaire en Europe centrale (1985) ; Révolte et Mélancolie. Le romantisme à contre-courant de la modernité (avec R. Sayre, 1992) ; Walter Benjamin. Avertissement d’incendie, (2001) et, chez Stock, Franz Kafka, rêveur insoumis (2004).

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