Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


samedi 19 avril 2014

Bande-annonce: Les ânes ont soif, de Pierre Carles


Les ânes ont soif, Réalisation : Pierre Carles, Interviews : Julien Brygo, Nina Faure et Aurore Van Opstal. Produit par CP Productions (http://www.cp-productions.fr) et Annie Gonzalez , 2014
" Lors de la visite officielle en France du président équatorien Rafael Correa, en novembre dernier, les grands médias n'ont pas pensé à demander à l'économiste francophone comment s'y était t-il pris pour redresser son pays qui était dans un état aussi catastrophique que la Grèce lors de son arrivée au pouvoir en 2006. Huit ans plus tard, la croissance est supérieure à 5 %, le taux de chômage inférieur à 4,5 % et la dette publique ne dépasse pas les 25 % du PIB. Les immigrés équatoriens ne s'y sont pas trompés qui sont massivement revenus au pays. Ses recettes ? Ne pas céder aux injonctions du FMI, refuser les politiques d'austérité, investir dans les infrastructures publiques et utiliser les ressources minières pour sortir les pauvres de la misère. Le « socialisme du XXI° siècle » de Correa serait-il politiquement incorrect ? Cette enquête est soutenue par le Monde diplomatique, l'un des rares journaux français à avoir donné la parole à Rafael Correa".


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