Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mardi 29 avril 2014

Fondation Copernic et Attac, Que faire de l'Europe ? Désobéir pour reconstruire

Fondation Copernic et Attac
Que faire de l'Europe ? 
Désobéir pour reconstruire
Les Liens qui Libèrent
2014

Présentation de l'éditeur
Dans la perspective des élections européennes, un appel indispensable à la réappropriation citoyenne d’une Europe à la dérive. L'Europe n'a pas la cote. Pour beaucoup d'européens, l'Union est devenue un monstre hostile, plus attentif à la finance qu'aux souffrances sociales. Même dans la gauche critique, certains dénoncent l'idéal européen comme une illusion dont il conviendrait de se défaire, pour transformer la société là où c'est encore possible, au niveau national.
Pourtant, quel pays européen isolé pourrait durablement résister au capital mondialisé ? Où peser dans les négociations climatiques pour enrayer la catastrophe annoncée ? Les citoyens européens ont donc raison de demeurer attachés à l'idée d'un destin commun. Mais de "sommet de la dernière chance" en "accord historique" de façade, l'actuelle Union européenne s'achemine vers la dislocation. Il va falloir refonder le projet européen sur d'autres bases.
Comment rompre avec cette Europe sans sacrifier l'idée européenne ? Comment s'appuyer sur des ruptures nationales (bientôt la Grèce ?) sans renforcer les replis nationalistes ? A partir d'une analyse fine des mouvements sociaux et des rapports de force européens, cet ouvrage explore une stratégie de la ligne de crête, en équilibre entre luttes nationales et européennes, entre ruptures par en haut et changements par en bas.
Il faudra désobéir à l'Union européenne pour redonner sa chance à l'Europe

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