Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mardi 22 avril 2014

video: Christophe Charle, La modernité, une idée neuve de l’histoire?


Christophe Charle, La modernité, une idée neuve de l’histoire?
Agora des Savoirs, H comme Homo historicus, (Montpellier, 8 janvier 2014)


Christophe Charle
Discordance des temps
Une brève histoire de la modernité
Armand Colin
2011

Présentation de l'éditeur
Filles du XIXe siècle, la notion de modernité et les thématiques qui l’accompagnent cherchent d’abord à penser cette époque en tant que siècle à part. D’abord destinée, chez Baudelaire, à exprimer la nouvelle historicité de l’art née du romantisme, l’idée de « modernité » a été étendue de proche en proche, si bien que sa genèse et ses fonctions variables doivent être étudiées dans le temps long et l’espace social global. Elle engage une nouvelle perception et conception générale du devenir historique, la discordance des temps, que l’on explore dans cet essai en croisant l’histoire des idées, l’histoire culturelle, l’histoire des représentations, l’histoire sociale voire, plus globalement, toutes les formes d’histoire où elle a pu faire sens et débat. Comment les hommes et les femmes de ces siècles ont-ils pensé leur rapport à l’avenir, au présent et donc au passé ? Comment ont-ils mesuré leur différence par rapport aux siècles passés et surtout à venir ? Combinant approche synthétique et études de cas révélatrices, s’efforçant de transgresser les frontières entre spécialités, Discordance des temps propose une relecture d’un grand siècle d’histoire contemporaine dont les débats et combats préfigurent bien des conflits de représentation contemporains sur le sens de l’histoire. 

Première partie. La première modernité (vers 1830-vers 1850)
1. Le moment 1830
2. Penser l’avenir, les utopies
3. Paris, capitale de la discordance des temps
4. 1848 : concordance des peuples ?

Deuxième partie. La modernité classique (1850-1890)
5. Le temps des modernisateurs (1850-1870)
6. Le libre-échange, promesse d’un avenir de paix ?
7. Peinture, littérature et modernité (1855-1885)
8. Science, littérature et discours de la modernité
9. Accéder à la modernité (1850-1914)
10. Projet républicain et modernité

Troisième partie. Modernité, antimodernité et modernisme
11. Penser le XXe siècle. De l’esprit fin de siècle aux utopies début de siècle
12. Nouveaux mondes
13. Vers l’homme nouveau ?

Conclusion provisoire

Christophe Charle est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’IUF.

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