Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


vendredi 27 novembre 2015

écouter: Frédéric Lordon, On achève bien les Grecs. Chroniques de l'euro 2015


écouter:

Frédéric Lordon, On achève bien les Grecs. Chroniques de l'euro 2015
La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué, 10.12.2015

Frédéric Lordon, On achève bien les Grecs. Chroniques de l'euro 2015
Le téléphone sonne, 26.11.2015

Frédéric Lordon
On achève bien les Grecs
Chroniques de l'euro 2015
Les Liens qui Libèrent
2015

Présentation de l'éditeur
L’eurozone a jeté le masque. S’il en était encore besoin, 2015 aura été la date de la pleine révélation, et la Grèce son lieu. Nous savons désormais quel cas l’Union monétaire européenne fait des peuples européens et de la démocratie. La brutalité sans frein, le chantage ouvert, l’humiliation sans pitié : rien n’a été épargné au gouvernement Syriza – mais c’est qu’il s’agissait de faire un exemple. Un exemple pour montrer à tous ce qu’il adviendra à tout gouvernement authentiquement de gauche en Europe.
Syriza a été broyée. Mais ce sont sa pusillanimité stratégique et le refus d’envisager la rupture qui ont scellé son échec. Il est temps, pour tous ceux qui à gauche ont trop longtemps poursuivi la chimère d’un « autre euro possible », de méditer cette leçon : il n’existe aucune solution institutionnelle de transformation réellement progressiste de l’euro. Les institutions de l’euro ne laissent que le choix de les souffrir, de les fuir ou de les détruire. C’est à la gauche qu’il appartient de rompre, et dans les formes d’un internationalisme enfin bien compris.
Frédéric Lordon est économiste et philosophe au CNRS, il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Imperium. Structures et affects des corps politiques (La Fabrique, 2015) ou La malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique (LLL, 2014).


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