Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mardi 19 janvier 2016

écouter: Richard Shusterman, Le style à l’état vif. Somaesthétique, art populaire et art de vivre


écouter: Richard Shusterman, Le style à l’état vif. Somaesthétique, art populaire et art de vivre
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 19.12.2015
Richard Shusterman
Le style à l’état vif 
Somaesthétique, art populaire et art de vivre 
Traduit de l’anglais par Thomas Mondémé
Questions Théoriques
2015

Présentation de l'éditeur
L’esthétique pragmatiste se distingue de la tradition philosophique en ce qu’elle ne cherche pas à séparer l’art de ce qui n’en est pas. Elle conçoit nos expériences esthétiques dans la continuité de celles qu’occasionnent nos diverses pratiques de vie, publiques comme privées.
Comment penser cette continuité? C’est l’enjeu principal de ce livre, qui examine la question sous deux aspects. Les premiers chapitres retissent les liens qui nous permettent de comprendre comment nos concepts esthétiques les plus spécifiques, ceux que nous utilisons pour juger et apprécier l’art le plus consacré (aura, authenticité), sont solidaires d’expériences que peuvent nous faire vivre aussi, à leur manière, les arts dits populaires (techno, comédies musicales country, hip-hop), généralement négligés par la philosophie.
La seconde partie explique comment nos capacités esthétiques, éthiques et critiques sont profondément déterminées par notre expérience corporelle – autofaçonnement quotidien, pratiques sportives, coutumes, et tout ce que l’on peut verser du côté d’un « souci de soi » ou style somatique : c’est ce que Richard Shusterman, cherchant à développer une nouvelle voie pragmatiste, nomme somaesthétique.

Richard Shusterman, philosophe, est professeur à Florida Atlantic University (Boca Raton). Son oeuvre, marquée par le pragmatisme américain, se concentre depuis plusieurs années sur l’esthétique en art et dans les formes de vie, et plus précisément sur la somaesthétique.

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