Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


lundi 9 mai 2016

Séverine Sofio, Artistes femmes. La parenthèse enchantée XVIIIe-XIXe siècles

Séverine Sofio
Artistes femmes
La parenthèse enchantée 
XVIIIe-XIXe siècles 
CNRS
Culture & Société
2016

Présentation de l'éditeur
Entre 1750 et 1850, l’univers des beaux-arts connaît de profondes mutations, dont l’une des conséquences est la banalisation d’une image positive de la dame artiste. Progressivement, des barrières s’abaissent, des contraintes se desserrent et la pratique de la peinture est rendue plus accessible aux femmes. S’ouvre alors une période de créativité foisonnante associée aux noms – parfois oubliés aujourd’hui –d’Elisabeth Vigée-Lebrun, Adélaïde Labille-Guiard, Marie-Guillemine Benoist, Marguerite Gérard, Constance Mayer, Victoire Jaquotot, Lizinka de Mirbel, Rosa Bonheur…
Pourquoi les artistes femmes, à ce moment précis de l’histoire, ont-elles bénéficié de l’intérêt de leurs contemporains et de conditions de travail relativement égalitaires ? Pour saisir ce phénomène, Séverine Sofio réintègre les artistes des deux sexes dans la réalité quotidienne de leur travail de création.
Ni recueil d’analyses d’œuvres, ni histoire des femmes dans l’art, cet ouvrage traite de la pratique des beaux-arts, de son organisation et de ses réalités professionnelles, institutionnelles et économiques. Cette suspension relative de l’infériorisation des femmes dans les beaux-arts n’en demeure pas moins provisoire : si la parenthèse s’ouvre timidement dans les dernières décennies de l’Ancien Régime, elle se referme progressivement avant le milieu du siècle suivant.
Séverine SOFIO, sociologue, diplômée de l’École du Louvre, Séverine Sofio est chargée de recherche au CNRS. Elle a notamment co-dirigé, avec Wenceslas Lizé et Delphine Naudier, Les Stratèges de la notoriété. Intermédiaires et production de la valeur dans les univers artistiques (2014).

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