Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mercredi 22 juin 2016

Savoir/Agir, n°36, Accueillir les migrants

Savoir/Agir, n°36, Accueillir les migrants
du Croquant
2016

Présentation de l'éditeur
Le conflit syrien et les millions de réfugiés qui en sont une des résultats alimentent l’actualité. Le parcours sinueux des populations pour trouver un refuge, l’accueil différencié dans les pays, les tensions à ce sujet au sein de l’Union européenne, plus récemment la lutte contre le terrorisme après les attentats de Paris, interrogent, à travers la question des exilés, les pratiques à l’égard de la mobilité des personnes sur le continent.
La question du territoire, de ses frontières, des modalités d’accueil de part et d’autres de ces espaces limites ont été un élément central de la réflexion sur l’accueil des migrants, sans que la diversité des conceptions de l’accueil se résume à leur confinement ou non dans les camps et les zones de transit.
Ce numéro de Savoir/Agir aborde ces questions à partir de divers travaux de recherche. Ce qui permet aussi d’éclairer l’expérience des migrants dans sa diversité, en fonction de leur origine, de leurs ressources sociales, culturelles et économiques. La figure du migrant ne se réduit pas en effet à celle des demandeurs d’asile ou de ceux – pourtant rarement les moins dotés au regard de leur société d’origine – venant s’intégrer dans un premier temps au bas de l’échelle sociale.


Aucun commentaire: