Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


vendredi 30 septembre 2016

Filles + sciences = une équation insoluble ? Enquête sur les classes préparatoires scientifiques, Marianne BLANCHARD, Sophie ORANGE et Arnaud PIERREL

Filles + sciences = une équation insoluble ? 
Enquête sur les classes préparatoires scientifiques
Marianne BLANCHARD, Sophie ORANGE et Arnaud PIERREL
Préface de Christian Baudelot
Rue d'Ulm
CEPREMAP
2016


Présentation de l'éditeur
Les filles constituent quasiment la moitié des bacheliers scientifiques et réussissent mieux à cet examen que les garçons. Pourtant les grandes écoles d’ingénieurs – qui représentent plus que jamais la voie d’accès aux positions de pouvoir – demeurent aujourd’hui des bastions masculins. C’est cette énigme apparente qu’il s’agit de résoudre : comment rendre compte de cette « disparition » des filles ? Où sont-elles passées ?
En mobilisant un large spectre de sources statistiques et une enquête conduite auprès d’élèves de classes préparatoires scientifiques à la demande de la direction de l’École normale supérieure, ce livre propose une approche originale en considérant cette disparition comme un fait social à part entière. Comment certains parcours scolaires et certaines destinées professionnelles en viennent-ils à être reconnus comme ouverts aux femmes ? Quels mécanismes d’incitation poussent les uns plus que les autres à se sentir à leur place dans ces parcours scolaires d’excellence scientifique ? Comment les rapports aux savoirs qui y ont cours participent-ils au maintien de ces bastions masculins ?
Cette étude pourra intéresser un large public : élèves, enseignants, parents d’élèves, conseillers d’orientation, mais aussi responsables politiques ou associatifs en charge de la promotion des carrières scientifiques féminines, ainsi que sociologues et économistes spécialistes des questions scolaires et/ou de genre. 

Ancienne élève de l’ENS, Marianne BLANCHARD est maître de conférences en sociologie à l’Université de Toulouse 2/ESPE Midi-Pyrénées et chercheuse au Certop. Ses recherches portent sur la formation des élites, du point de vue des publics comme des institutions. Elle a publié Les Écoles supérieures de commerce. Sociohistoire d’une entreprise éducative en France (Garnier, 2015) et Sociologie de l’école (avec J. Cayouette Remblière, La Découverte, 2016).
Sophie ORANGE est maître de conférences à l’Université de Nantes et chercheuse au CENS. Ses travaux concernent principalement la construction des choix scolaires, le processus d’orientation des bacheliers et la segmentation de l’enseignement supérieur. Elle a publié L’Autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires (PUF, 2013) et L’Université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues (avec R. Bodin, Éditions du Croquant, 2013).
Arnaud PIERREL est doctorant en sociologie au laboratoire Gresco à l’Université de Poitiers. Agrégé de sciences économiques et sociales, il s’intéresse aux transformations à l’œuvre au sein de l’espace de l’enseignement supérieur et aux publics étudiants. Il a notamment publié, en 2015, « Réussite scolaire, barrière économique. Des boursiers et leur famille face aux frais de scolarité des grandes écoles de commerce » dans la revue Sociologie. 
 

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