Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


vendredi 21 octobre 2016

En quête des classes populaires. Un essai politique, Sophie Béroud, Paul Bouffartigue, Henri Eckert, Denis Merklen

En quête des classes populaires 
Un essai politique
Sophie Béroud
Paul Bouffartigue
Henri Eckert
Denis Merklen 
La Dispute
2016

Présentation l'éditeur
Les classes populaires n’apparaissent que par éclipses dans les discours politiques et médiatiques. Il est difficile cependant d’ignorer leur poids électoral ou de rester sourd à leurs révoltes, qu’elles viennent gonfler les rangs des cortèges syndicaux ou enflammer les banlieues. Quant aux sociologues, sont-ils toujours suffisamment attentifs aux formes de la conflictualité sociale au travers desquelles elles se mobilisent et se construisent ? Prendre acte de l’effacement de la « classe ouvrière » d’hier dans le paysage social et politique doit-il conduire à négliger les formes contemporaines des luttes de classes ?
Ce livre, qui s’inscrit dans les efforts de réinvention d’un horizon d’émancipation sociale, réunit les expériences de quatre sociologues pour mettre à l’épreuve la catégorie « classes populaires ». Il revient sur la manière dont s’est construite puis défaite l’hégémonie ouvrière sur ces classes, s’interroge sur les clivages qui les travaillent et sur ce que nous disent les « banlieues » du populaire contemporain. Face à un ordre social de plus en plus injuste et à un pouvoir de plus en plus autoritaire, quelles sont les potentialités de résistance et de transformation sociale portées par les catégories qui en souffrent le plus ? Les forces d’alternative ne doivent-elles pas à nouveau relever le défi majeur d’organiser leur représentation et leur action politiques ?

Maîtresse de conférences en science politique à l'université Lumière Lyon 2 et membre duu laboratoire Triangle, Sophie Béroud est spécialiste de l'histoire syndicale, ses recherches portent sur le syndicalisme et la précarité, l'évolution des conflits du travail et des grèves...
Sociologue du travail, Paul Bouffartigue est directeur de recherche au CNRS. Il travaille au Laboratoire d'économie et de sociologie du travail (LEST : CNRS et Aix-Marseille université) depuis 1994.
Sociologue, professeur à l'Université de Poitiers, Henri Eckert est membre du Groupe de REcherches Sociologiques sur les sociétés COntemporaines, est un laboratoire de recherche en sociologie (Gresco). Ses recherches ont pour thème l'insertion professionnelle des jeunes, l'insertion sociale et parcours de vie, les jeunes ouvriers et la socialisation ouvrière, les classes populaires, la discrimination à l’école et sur le marché du travail, la massification et/ou démocratisation de l’école, la sociologie de l’éducation / de la jeunesse / des professions.
Sociologue, enseignant-chercheur à l’Université Paris 7 Diderot, Denis Merklen est membre du Centre d’Etude des Mouvements Sociaux (EHESS/CNRS). Ses recherches portent sur les classes populaires, leurs modes d’inscription collective, d’individuation et de socialisation politique.

Aucun commentaire: