Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


samedi 8 octobre 2016

Théâtre: Portrait Pierre Bourdieu. À partir d’extraits de textes de Pierre Bourdieu

 
Portrait Pierre Bourdieu
À partir d’extraits de textes de Pierre Bourdieu
Texte et mise en scène : Guillermo Pisani
Avec Caroline Arrouas
Production Comédie de Caen-CDN de Normandie

03/02/2017 – 20h Entrée libre 
Dans le cadre du festival : Festival écritures partagées
Comédie de Caen - Théâtre des Cordes

07/02/2017
Lycée Arcisse de Caumont, Bayeux


Résumé
La pensée de Pierre Bourdieu n’est pas rassurante, mais dérangeante, irrévérencieuse, impertinente. Elle révèle les rapports de domination là où ils se reproduisent de façon plus voilée. Elle produit un changement de regard sur la société et sur soi-même, en amenant d’abord chacun à tourner son regard vers ses propres pratiques les plus inconscientes. Elle détruit les illusions dont on se berne d’habitude et en cela elle est difficile, mais en même temps puissante et vitale. Elle entraîne – comme un entraîneur – le regard pour rester alerte.
Avec Caroline Arrouas, nous tenterons la pratique – le théâtre – et la pensée sur la pratique. Nous tenterons une modification du regard (le nôtre et celui du public), et d’abord en nous demandant « qu’est-ce qu’on fait là ? » (nous et le public) et ce que ce « faire » implique. Un spectacle réflexif donc, peut-être un théâtre de pensée.


(source:  Comédie de Caen)

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