Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mardi 13 décembre 2016

Les sociologies françaises. Héritages et perspectives, 1960-2010 , Sous la direction de Catherine Paradeise, Dominique Lorrain et Didier Demazière


Les sociologies françaises 
Héritages et perspectives, 1960-2010
Sous la direction de Catherine Paradeise 
Dominique Lorrain et Didier Demazière 
P.U.Rennes
2015

Les auteurs

Présentation de l'éditeur
Si, à chaque extrémité du XIXe siècle, Auguste Comte invente le mot de sociologie et Émile Durkheim contribue à lui donner son éclat, la discipline est moribonde au milieu du XXe siècle, oubliée des universités, anémique au CNRS naissant. Ce n'est que dans le courant des années 1970 qu'elle achève de se voir gratifier de tous les attributs qui font une discipline en France, à commencer par des cursus et des filières de recrutement propres, et dans le courant des années 1980 qu’elle reprend son expansion démographique. Comment cette renaissance s’est-elle traduite sur le terrain scientifique? À quoi la sociologie s’intéressait-elle vers 1970? Comment ses intérêts et ses méthodes ont-ils évolué? Le tournant des années 2010 est une période particulière. C’est alors que la première génération d’enseignants et de chercheurs formés comme sociologues par l’université dans les années 1960 part massivement à la retraite. Quel est le legs de cette génération à ses cadets, en matière théorique et empirique? Comment ces derniers se sont-ils emparés de cet héritage, l’ont-ils fait fructifier et l’ont-ils transformé? Cet ouvrage veut aider à répondre à ces questions, en mettant à contribuer ces deux générations sur quinze domaines explorés par la sociologie: stratification, famille, école, religions, travail, genres, économie, politique, monde rural, monde urbain, migration, santé, arts et de la culture, sciences et des techniques, communication et medias.

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