Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


jeudi 15 décembre 2016

Pauline Gallinari, Les communistes et le cinéma. France, de la Libération aux années 60

Pauline Gallinari
Les communistes et le cinéma 
France, de la Libération aux années 60
P.U.Rennes
Histoire
2015

Table des matières


Présentation de l'éditeur
A partir de sources écrites, cinématographiques et orales, cet ouvrage, adapté d’une thèse de doctorat, s’intéresse au rapport qui existe entre cinéma et communisme en France de la Libération au milieu des années 1960. Initiée par le pôle communiste, qui s’apparente à cette époque au PCF, cette relation est très riche et suivie tout au long de la période étudiée. Dès la Libération, les communistes français cherchent d’une part à agir sur le champ cinématographique, en voulant résoudre les problèmes qui s’y posent.
D’autre part, les communistes entendent agir avec le cinéma. Le considérant comme un instrument utile à la propagande de Parti, ils encouragent la réalisation de films communistes. Ce «cinéma de Parti» est également alimenté par le cinéma d’Europe de l’Est et plus particulièrement par le cinéma soviétique. Le projet cinématographique du PCF est donc très ambitieux. Partagé par les communistes, il pose néanmoins de multiples questions dans sa mise en oeuvre.
Porté par une réelle volonté politique, il fait en tout cas du PCF un parti dont l’intérêt pour le cinéma est sans équivalent en France dès la Libération. 
Pauline Gallinari est docteure en histoire contemporaine. Elle est maître de conférences en cinéma à l’université Paris 8, où elle enseigne à l’Institut d’études européennes.



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