« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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mercredi 6 juin 2018

Professionnalisation(s) et État. Une sociologie politique des groupes professionnels



Professionnalisation(s) et État
Une sociologie politique des groupes professionnels
F. Bajard, B. Crunel, C. Frau, F. Nicolas, F. Parent (dir.)
P.U.Septentrion
Espaces politiques
2018

Présentation de l'éditeur
Faire la sociologie politique des groupes professionnels, c'est mettre en lumière les formes variées de leur imbrication avec différents segments de la puissance publique. Cet ouvrage analyse les logiques de pouvoir de ces interdépendances à l’aune de la professionnalisation. La reconnaissance, l’autonomisation et la défense d’un territoire professionnel ou la production de règles et de normes professionnelles autonomes sont le produit de rapports de force qui se jouent entre professionnels mais aussi dans leur relation à l’État. À la croisée de la sociologie et de la science politique, les neuf enquêtes empiriques mobilisées analysent deux phénomènes : la manière dont les détenteurs du pouvoir étatique contrôlent et agissent sur les activités et les groupes professionnels, et le recours différencié à l’État opéré par les groupes professionnels pour maintenir, améliorer et/ou légitimer leur position sociale.
Avec Flora Bajard, Valérie Boussard, Didier Demazière, Natacha Gally, Marjorie Glas, Frédéric Nicolas, Mathilde Pette, David Pichonnaz, Olivier Quéré, Luc Sigalo Santos, Anne-France Taiclet, Gildas Tanguy



jeudi 16 janvier 2014

Sociétés contemporaines, n°91, 2013, Rétributions

Sociétés contemporaines, n°91, 2013,  Rétributions
Presses de Sciences Po

Présentation de l'éditeur
Malgré une extrême amplitude des salaires et une grande flexibilité de l'emploi, l'attractivité des métiers du secteur culturel ne se dément pas depuis plusieurs dizaines d'années. Dans un contexte général de dégradation des conditions d'emploi, comment la persistance d'une telle attractivité s'explique-t-elle ? La réponse se trouve dans l'examen des « rétributions », c'est-à-dire de l'ensemble des significations associées aux gains monétaires, matériels et sociaux que l'on perçoit en travaillant.
Ce dossier étudie les rétributions du travail, anticipées ou vécues, à travers le prisme d'activités aussi différentes que celles de comédien, de musicien, de céramiste et artisan indépendants ou de placeur de théâtre. Effectuant des tâches souvent similaires à celles qui existent dans l'artisanat, les services publics ou le commerce, et confrontés à des réajustements constants de leur projet professionnel, les protagonistes de ce dossier éclairent sur le rapport aux rétributions dans d'autres secteurs.
Au-delà du caractère nodal des rémunérations, les articles confirment l'importance des rétributions non monétaires dans les activités culturelles, en particulier le pari sur les possibilités de carrières et les opportunités de satisfaction au travail. Ils soulignent surtout le travail permanent, en prise avec un contexte sans cesse réactualisé, d'articulation et de réarticulation des diverses rétributions envisagées les unes avec les autres, avec la vie privée, avec les attentes professionnelles et avec le moment et la position dans le parcours professionnel.