« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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mardi 20 novembre 2018

audio: Giulia Mensitieri , « Le plus beau métier du monde » . Dans les coulisses de l'industrie de la mode


audio: Giulia Mensitieri , « Le plus beau métier du monde » . Dans les coulisses de l'industrie de la mode
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, le 20/01/2018
 

Giulia Mensitieri
 « Le plus beau métier du monde »
Dans les coulisses de l'industrie de la mode 
La Découverte
2018


Présentation de l'éditeur
La mode est l’une des plus puissantes industries du monde : elle représente 6 % de la consommation mondiale et est en croissance constante. Depuis les années 1980 et l’entrée dans l’économie néolibérale, elle est devenue l’image étincelante du capitalisme, combinant prestige, pouvoir et beauté, et occupe une place centrale dans les médias et les imaginaires. Pourtant, cette industrie, qui apparaît comme un horizon professionnel hautement désirable, repose principalement sur du travail précaire, et ce aussi bien là où la production est externalisée qu’au coeur de la production créative du luxe, comme les prestigieux ateliers des maisons de couture.
À partir d’une enquête en immersion auprès des travailleurs créatifs de cette industrie (stylistes, mannequins, créateurs indépendants, coiffeurs, maquilleurs, vendeurs, journalistes, retoucheurs, stagiaires, agents commerciaux, etc.), ce livre dévoile la réalité du travail à l’oeuvre derrière la façade glamour de la mode. Il met notamment en lumière les dynamiques d’exploitation et d’autoexploitation ainsi que le prestige social liés au fait de travailler dans un milieu désirable.
Des séances de « shooting » pour magazines spécialisés à la collaboration auprès d’un créateur de mode, en passant par des entretiens avec des stylistes travaillant pour de célèbres maisons de luxe et de couture, cette enquête dévoile une nouvelle forme de précarité caractéristique des industries culturelles du capitalisme contemporain, une précarité combinée au prestige, à la reconnaissance et à la visibilité. Il s’agit ainsi de décrypter les dynamiques invisibles sur lesquelles repose l’industrie de la mode pour mieux la «déglamouriser ». 
Giulia Mensitieri est docteure en anthropologie sociale et ethnologie (EHESS). Ses recherches portent sur la mondialisation, les transformations du travail et les imaginaires désirables produits par le capitalisme contemporain.

lundi 12 février 2018

audio: Olivier Alexandre, Sophie Noël, Aurélie Pinto présentent Culture et (in)dépendance. Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles


audio: Olivier Alexandre, Sophie Noël, Aurélie Pinto présentent Culture et (in)dépendance. Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 10.02.2018 





Culture et (in)dépendance
Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles 
Sous la direction de
Olivier Alexandre, Sophie Noël, Aurélie Pinto
Peter Lang
ICCA – Industries culturelles, création, numérique 
2017

Présentation de l'éditeur
« Indépendant », « alternatif », « indie », « underground », « avant-garde », « de création »... Depuis les années 1970, la revendication d’indépendance a pris une importance grandissante dans les univers de production culturelle. Qu’elle se rapporte à des contenus, des méthodes de travail ou des dispositifs de médiation, cette revendication propose une alternative à la domination des groupes et des productions mainstream. Son succès conduit cependant à s’interroger sur la cohérence même d’une notion progressivement transformée en label de qualité.
À travers douze contributions traitant de l’édition, du cinéma, de la musique, des médias et de la vulgarisation scientifique, cet ouvrage montre en quoi l’indépendance relève d’une construction sociale tributaire de son environnement institutionnel et marchand. Des ondes aux écrans, de l’Europe aux États-Unis, des managers aux artistes, il met en évidence le balancement entre artisanat de création et recherche d’une structuration économique pérenne.
En mettant à distance la dénonciation ritualisée de l’hégémonie des majors et autres « grands groupes » et en s’appuyant sur des terrains ancrés dans différents contextes nationaux, ce livre fait le pari d’une approche transversale pour mieux saisir la manière dont l’indépendance irrigue et structure des filières trop souvent envisagées de manière cloisonnée. Il éclaire ainsi une catégorie de référence des industries culturelles paradoxalement peu étudiée par les sciences sociales, et permet de saisir l’évolution des rapports de force dans des secteurs confrontés à une rationalisation économique et à des mutations technologiques de grande ampleur.
Olivier Alexandre est sociologue, chargé de recherche au CNRS.
Sophie Noël est sociologue et maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 13 (LabSic).
Aurélie Pinto est sociologue et maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle (IRCAV).
Sommaire

Introduction
Olivier Alexandre, Sophie Noël et Aurélie Pinto
Partie I L’indépendance, un nouveau récit
Généalogie d’une catégorie zombie. Des médias de masse
à la culture mainstream aux États-Unis …………………………………….21

Michael Z. Newman
Qu’est-ce que l’indie rock ? ..............................................................35
J. Ryan Hibbett
Raconter une autre histoire. La bande dessinée alternative américaine entre autonomie et aspirations à la légitimité
artistique ......................................................................................... 51

Jean-Matthieu Méon
Partie II. La fabrique de l'indépendance
L’Association en toute indépendance. Distribuer, diffuser, distinguer la bande dessinée ……………………… 69
Benjamin Caraco
Dans le cadre du losange. Pratiques de l’indépendance
dans le cinéma d’Éric Rohmer ........................................................ 87

Philippe Mary
Mises en je de l’indépendance cinématographique.
Le cas des réalisateurs autobiographes ......................................... 101

Juliette Goursat
Partie III L’indépendance à l’épreuve des institutions
Produire des faits autrement. L’IUT de Bordeaux,
une alternative à la « neutralité » journalistique .......................... 115

Samuel Bouron
L’auteur assigné à résidence ? L’écrivain contemporain
dans le dispositif de la résidence d’écriture .................................. 129

Sylvie Ducas
L’« intelligence » comme (in)dépendance.
L’Université de tous les savoirs (2000–2013) ............................... 145

Boris Attencourt
Partie IV une indépendance sans frontières ?
L’édition indépendante, une question de géographie.
Les ressorts nationaux d’une définition transnationale …………… 163

Sébastien Lehembre
Entre « trouver sa place » et « atteindre un public mondial ».
Parcours d’indépendance sur la scène de musiques actuelles de Saint-Pétersbourg 
……………179 
Anna Zaytseva
My major is indie. Les stratégies de récupération du label
« indépendant » par les groupes d’édition ................................... 193

Tanguy Habrand 


lundi 2 octobre 2017

Culture et (in)dépendance. Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles, Sous la direction de Olivier Alexandre, Sophie Noël, Aurélie Pinto


Culture et (in)dépendance
Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles 
Sous la direction de
Olivier Alexandre, Sophie Noël, Aurélie Pinto
Peter Lang
ICCA – Industries culturelles, création, numérique 
2017

Présentation de l'éditeur
« Indépendant », « alternatif », « indie », « underground », « avant-garde », « de création »... Depuis les années 1970, la revendication d’indépendance a pris une importance grandissante dans les univers de production culturelle. Qu’elle se rapporte à des contenus, des méthodes de travail ou des dispositifs de médiation, cette revendication propose une alternative à la domination des groupes et des productions mainstream. Son succès conduit cependant à s’interroger sur la cohérence même d’une notion progressivement transformée en label de qualité.
À travers douze contributions traitant de l’édition, du cinéma, de la musique, des médias et de la vulgarisation scientifique, cet ouvrage montre en quoi l’indépendance relève d’une construction sociale tributaire de son environnement institutionnel et marchand. Des ondes aux écrans, de l’Europe aux États-Unis, des managers aux artistes, il met en évidence le balancement entre artisanat de création et recherche d’une structuration économique pérenne.
En mettant à distance la dénonciation ritualisée de l’hégémonie des majors et autres « grands groupes » et en s’appuyant sur des terrains ancrés dans différents contextes nationaux, ce livre fait le pari d’une approche transversale pour mieux saisir la manière dont l’indépendance irrigue et structure des filières trop souvent envisagées de manière cloisonnée. Il éclaire ainsi une catégorie de référence des industries culturelles paradoxalement peu étudiée par les sciences sociales, et permet de saisir l’évolution des rapports de force dans des secteurs confrontés à une rationalisation économique et à des mutations technologiques de grande ampleur.
Olivier Alexandre est sociologue, chargé de recherche au CNRS.
Sophie Noël est sociologue et maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 13 (LabSic).
Aurélie Pinto est sociologue et maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle (IRCAV).
Sommaire

Introduction
Olivier Alexandre, Sophie Noël et Aurélie Pinto
Partie I L’indépendance, un nouveau récit
Généalogie d’une catégorie zombie. Des médias de masse
à la culture mainstream aux États-Unis …………………………………….21

Michael Z. Newman
Qu’est-ce que l’indie rock ? ..............................................................35
J. Ryan Hibbett
Raconter une autre histoire. La bande dessinée alternative américaine entre autonomie et aspirations à la légitimité
artistique ......................................................................................... 51

Jean-Matthieu Méon
Partie II. La fabrique de l'indépendance
L’Association en toute indépendance. Distribuer, diffuser, distinguer la bande dessinée ……………………… 69
Benjamin Caraco
Dans le cadre du losange. Pratiques de l’indépendance
dans le cinéma d’Éric Rohmer ........................................................ 87

Philippe Mary
Mises en je de l’indépendance cinématographique.
Le cas des réalisateurs autobiographes ......................................... 101

Juliette Goursat
Partie III L’indépendance à l’épreuve des institutions
Produire des faits autrement. L’IUT de Bordeaux,
une alternative à la « neutralité » journalistique .......................... 115

Samuel Bouron
L’auteur assigné à résidence ? L’écrivain contemporain
dans le dispositif de la résidence d’écriture .................................. 129

Sylvie Ducas
L’« intelligence » comme (in)dépendance.
L’Université de tous les savoirs (2000–2013) ............................... 145

Boris Attencourt
Partie IV une indépendance sans frontières ?
L’édition indépendante, une question de géographie.
Les ressorts nationaux d’une définition transnationale …………… 163

Sébastien Lehembre
Entre « trouver sa place » et « atteindre un public mondial ».
Parcours d’indépendance sur la scène de musiques actuelles de Saint-Pétersbourg 
……………179 
Anna Zaytseva
My major is indie. Les stratégies de récupération du label
« indépendant » par les groupes d’édition ................................... 193

Tanguy Habrand 


lundi 25 septembre 2017

Violaine Roussel, Representing Talent. Hollywood Agents and the Making of Movies

Violaine Roussel 
Representing Talent
Hollywood Agents and the Making of Movies
Chicago Press
2017

Présentation de l'éditeur
Audiences love the glitz and glamour of Hollywood, but beyond the red carpet and behind the velvet curtain exists a legion of individuals who make showbiz work: agents. Whether literary, talent, or indie film, agents are behind the scenes brokering power, handling mediation, and doing the deal-making that keeps Hollywood spinning. In Representing Talent, Violaine Roussel explores the little-known but decisive work of agents, turning the spotlight on how they help produce popular culture.
The book takes readers behind the scenes to observe the day-to-day activities of agents, revealing their influence on artistic careers and the prospects of Hollywood’s forthcoming projects. Agents are crucial to understanding how creative and economic power are intertwined in Hollywood today. They play a key role in the process by which artistic worth and economic value are evaluated and attributed to people and projects. Roussel’s fieldwork examines what “having relationships” really means for agents, and how they perform the relationship work that’s at the heart of their professional existence and success. Representing Talent helps us to understand the players behind the definition of entertainment itself, as well as behind its current transformations.

Sommaire
Prologue: An Agent at Work
Chapter One Introduction
The Invention of Agenting
Filling a Lacuna in the Sociology of Hollywood
Facing Stereotypes
In the Field with Hollywood Agents
What This Book Unveils: Agents and (E)valuation Communities
Chapter Two Mapping Hollywood
Agenting in Big versus Little Hollywood
“The Other Side:” Interdependent Transformations of Studios and Agencies
The New Reality of Agenting in Big Hollywood
Chapter Three The Making of Professionals in Talent Agencies
“Fulfilling Somebody Else’s Dreams”
An Agent’s Initiatory Path
Under the Wing of a Mentor
Forming “Generations” in Hollywood
Chapter Four Agenting as Relationship Work
The Meaning of Relationships
The Definition of an Agent’s Style
“Trust” between Agents and Production Professionals
Chapter Five Agents and Artists: Enchanted Bonds and Power Relations
Agents’ Emotional Competence
Controlling Talent?
Embedded Identities and Hierarchies
Chapter Six Naming Quality and Pricing Talent
Agents in Hollywood’s Evaluation Communities
“What It Takes to Get a Movie Made”
Pricing the Unique
Chapter Seven Agents of Change: The Formation of New Evaluation Communities
Conclusive Word
Acknowledgments
Notes
References
Index

mardi 5 mai 2015

Brokerage and Production in the American and French Entertainment Industries. Invisible Hands in Cultural Markets, Edited by Violaine Roussel and Denise Bielby

Brokerage and Production in the American and French Entertainment Industries
Invisible Hands in Cultural Markets
Edited by 
Violaine Roussel and Denise Bielby 
Lexington Books
2015

Présentation de l'éditeur
Invisible Hands in Cultural Markets shines unprecedented light on the activity of talent representatives and production professionals in the American and French film and television industries. Agents and other talent brokers, studio executives, independent producers, casting directors, and film offices—all operate and interact behind the scenes in ways that are consequential to the making of artistic careers and cultural products. But even as these professionals play a crucial role in the entertainment industry, their activity is usually invisible and relatively unknown. This collection of empirically grounded contributions by established and up-and-coming American and French scholars reveals their day-to-day reality. It presents how entertainment industry professionals work and what they experience, demonstrates the ways in which they build relationships with artists and other counterparts, and examines the role they play in shaping the content of film and television projects. Taken together, the chapters put the brokerage of talent and content in comparative perspective. They also challenge taken-for-granted approaches to the study of cultural industries and explore the complex intertwining between commercial and artistic logics.
Violaine Roussel is professor of sociology at the University of Paris VIII. Denise Bielby is professor of sociology at the University of California, Santa Barbara.
 

lundi 9 février 2015

L'industrialisation des biens symboliques. Les industries créatives en regard des industries culturelles, Philippe Bouquillion, Bernard Miège & Pierre Moeglin

L'industrialisation des biens symboliques
Les industries créatives en regard des industries culturelles
Philippe Bouquillion,
Bernard Miège
& Pierre Moeglin
PUG
2013

Présentation de l'éditeur
Sur une grande partie de la planète, la question des industries créatives est désormais inscrite à l'agenda des politiques publiques des collectivités territoriales, des Etats et des grandes organisations internationales. Et pourtant, les réalisations auxquelles elles ont donné lieu n'ont pas connu que des succès depuis leur émergence, en Grande-Bretagne, au milieu des années quatre-vingt-dix. Quant aux justificatifs avancés pour les soutenir, émanant suivent d'experts ou de publicistes, ils méritent pour le moins d'élire discutés.
Les auteurs ont choisi d'appréhender ces nouvelles industries sous l'angle des industries culturelles et médiatiques, dont ils sont des spécialistes, et dont les traits spécifiques remontant à plus de deux siècles se sont renforcés depuis quarante ans. Cette grille de lecture les conduit à tester la consistance des filières en place. (livre, musique enregistrée. cinéma et audiovisuel, information de presse) à identifier deux filières nouvelles (les jeux vidéo et l'info-médiation), et à envisager les transversalités avec les autres filières composant les industries créatives (mode, biens de luxe. artisanat d'art, etc.), ainsi qu'avec certaines autres branches industrielles en cours de "culturisation" Ils montrent que trois paradigmes jouent un rôle central dans les mutations en cours : convergence, collaboration et création et ils imputent l'essentiel de ces mutations à l'expansion récente et brutale des géants mondiaux de la communication, positionnés au niveau de l'intermédiation, entre la conception-production des produits et leur consommation, sans pour autant offrir des contenus culturels et informationnels nouveaux.
Simples mutations ou bouleversements de grande ampleur ? Toujours est-il que la thèse de cet ouvrage est que les changements en cours s'inscrivent dans un mouvement d'industrialisation des biens symboliques qui s'étend au-delà des activités culturelles reconnues.  
Philippe Bouquillion (université Paris-Nord, Labsic), Bernard Miège (université Grenoble Alpes, Gresec) et Pierre Moeglin (université Paris-Nord, Labsic), sont tous trois professeurs de sciences de l'information et de la communication. Auteurs de nombreux travaux entrant dans le cadre de l'économie politique (critique) de la communication, et portant sur les industries culturelles et le développement des Tic, ils conduisent depuis 4 ans des recherches sur les industries créatives dont cet ouvrage est issu.