« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)

mardi 5 mai 2015

Brokerage and Production in the American and French Entertainment Industries. Invisible Hands in Cultural Markets, Edited by Violaine Roussel and Denise Bielby

Brokerage and Production in the American and French Entertainment Industries
Invisible Hands in Cultural Markets
Edited by 
Violaine Roussel and Denise Bielby 
Lexington Books
2015

Présentation de l'éditeur
Invisible Hands in Cultural Markets shines unprecedented light on the activity of talent representatives and production professionals in the American and French film and television industries. Agents and other talent brokers, studio executives, independent producers, casting directors, and film offices—all operate and interact behind the scenes in ways that are consequential to the making of artistic careers and cultural products. But even as these professionals play a crucial role in the entertainment industry, their activity is usually invisible and relatively unknown. This collection of empirically grounded contributions by established and up-and-coming American and French scholars reveals their day-to-day reality. It presents how entertainment industry professionals work and what they experience, demonstrates the ways in which they build relationships with artists and other counterparts, and examines the role they play in shaping the content of film and television projects. Taken together, the chapters put the brokerage of talent and content in comparative perspective. They also challenge taken-for-granted approaches to the study of cultural industries and explore the complex intertwining between commercial and artistic logics.
Violaine Roussel is professor of sociology at the University of Paris VIII. Denise Bielby is professor of sociology at the University of California, Santa Barbara.
 

lundi 4 mai 2015

en ligne: Entretien avec Anna Boschetti (par Francesco Fiorentino) à propos de son livre Ismes. Du réalisme au postmodernisme


Entretien avec Anna Boschetti (par Francesco Fiorentino) à propos de son livre Ismes. Du réalisme au postmodernisme,
 « Conversation avec Anna Boschetti », in Revue italienne d’études françaises, 4 | 2014
Anna Boschetti
Ismes
Du réalisme au postmodernisme 
Culture et société
CNRS
2014

Présentation de l'éditeur
Réalisme, futurisme, surréalisme, existentialisme, structuralisme, postmodernisme… Depuis le romantisme, il est devenu habituel de penser l’histoire littéraire, artistique et intellectuelle comme une succession d’Ismes.
Il faut mettre en cause cette fausse évidence, que l’enseignement scolaire et les usages savants perpétuent. Elle suggère l’image de « mouvements » unitaires et cohérents, alors que chaque label désigne des pratiques et des représentations très diverses. Elle fait sembler naturel le passage d’un Isme à l’autre, en occultant les questions que posent ces virages collectifs.
Pourquoi le succès et le déclin ? Pourquoi le scandale et les luttes passionnées, culturelles et politiques, nationales et internationales ? Comment expliquer le rôle capital que Paris a joué dans ces métamorphoses ? Qu’en est-il aujourd’hui ?
En dévoilant les transformations et les batailles dont notre regard est le fruit, ce livre éclaire le problème du changement dans l’histoire culturelle. Il montre, notamment, comment la continuité avec le passé et les ruptures, sociales et mentales, se combinaient, étroitement enchevêtrées, dans les « révolutions symboliques » qui se sont succédé depuis le milieu du XIXe siècle.
Professeur de littérature française à l’université de Venise, Anna Boschetti est notamment l’auteur de Sartre et « Les Temps Modernes » (Minuit, 1985) et de La Poésie partout. Apollinaire, homme époque. 1898-1918 (Le Seuil, 2001). Elle a dirigé L’Espace culturel transnational (Nouveau Monde, 2010).

dimanche 3 mai 2015

Lire les sciences sociales: Présentation et discussion de Jazz, les échelles du plaisir. Intermédiaires et culture lettrée en France au XXe siècle d'Olivier Roueff et de Manet, une révolution symbolique. Cours au Collège de France, 1998-2000 de Pierre Bourdieu, 20 mai 2015

lire les sciences sociales

Séance sociologie de l’art

Mercredi 20 mai 2015

14 h 00 - 17 h 00

CNRS/site Pouchet, 59-61, rue Pouchet, 75017 Paris
Métro ligne 13 (Guy Moquet/Brochant), Bus 66 (La Jonquière)


Présentation et discussion de 


Jazz, les échelles du plaisir. Intermédiaires et culture lettrée en France au XXe siècle
(La Dispute, coll. Arts, Culture, 2013)
de Olivier Roueff 
par Wenceslas Lizé en présence de l’auteur

Jazz, les échelles du plaisir, histoire sociale inédite, accessible et vivante du jazz en France, éclaire l’histoire culturelle du XXe siècle sous un jour nouveau. Il montre comment musiciens, auditeurs et intermédiaires culturels se rassemblent, et parfois se confrontent, pour faire vivre les plaisirs du jazz. Olivier Roueff, sociologue et spécialiste du jazz, raconte les hauts faits des musiciens (de Django Reinhardt à Martial Solal) et les grandes batailles critiques (Hugues Panassié contre Boris Vian, le free jazz…) qui peuplent la mémoire des passionnés. L’auteur analyse la formation des industries culturelles et la « racialisation » de l’érotisme musical, l’invention de la « musique des jeunes » et les rendez-vous féconds ou manqués entre cultures populaires et savantes, les rapports complexes entre développement des politiques culturelles, marchandisation des musiques et défense de l’« authenticité ». L’ouvrage s’appuie sur des données abondantes et variées, des archives du music-hall à l’ethnographie des jazz-clubs. Il est accompagné d’un site internet qui propose aux lecteurs des compléments d’analyse, ainsi que de nombreux documents textuels, sonores et visuels. Référence incontournable pour tous les passionnés de jazz, ce livre s’adresse également aux chercheurs, enseignants et étudiants en sciences humaines et sociales, et au grand public au-delà des seuls amateurs de jazz.
Pour plus d’informations sur l’ouvrage, consulter le site associé au livre : http://www.plaisirsdujazz.fr/

Manet, une révolution symbolique 
Cours au Collège de France, 1998-2000
(Le Seuil, Raisons d’agir, Cours & Travaux, 2013)
de Pierre Bourdieu 
par Olivier Roueff

Comment s’opère une révolution symbolique et comment réussit-elle à s’imposer ? À travers le cas exemplaire d’Édouard Manet, c’est à cette question que s’est confronté Pierre Bourdieu dès les années 1980 et à laquelle il a consacré les dernières années de son enseignement au Collège de France. Ce deuxième volume des cours inédits du sociologue, accompagnés d’un livre resté inachevé, marque ainsi l’aboutissement d’une réflexion centrale dans son œuvre. Située en pleine crise de l’Académie, à un moment où la croissance du nombre des peintres remettait en cause la tutelle de l’État sur la définition de la valeur artistique, la rupture inaugurée par Manet a abouti à un bouleversement de l’ordre esthétique. La nouvelle vision du monde qu’elle a engendrée a imprimé sa marque jusqu’à nos jours. En abordant la genèse des tableaux de Manet comme une série de prises de position qui sont autant de défis lancés à l’académisme conservateur des peintres pompiers, au populisme des réalistes, à l’éclectisme commercial de la peinture de genre et même aux « impressionnistes », Bourdieu montre qu’une telle révolution est indissociable des conditions d’émergence des champs de production culturelle.
Olivier Roueff est sociologue, chargé de recherche au CNRS, membre du CRESPPA-CSU. Ses recherches portent sur les systèmes d’intermédiation culturelle et la fabrique des styles de vie dans leurs dimensions de classe, de race et de genre, en France et en Inde. Il a récemment publié : Écologie sociale de l’oreille. Enquêtes sur l’expérience musicale, Paris, EHESS, 2009 (avec A. Pecqueux, dir.) et Intermédiaires du travail artistique. À la frontière de l’art et du commerce, Paris, La Documentation Française, coll. "Questions de culture", 2010 (avec W. Lizé et D. Naudier).
Wenceslas Lizé est sociologue, maître de conférences à l’Université de Poitiers, chercheur au GRESCO. Ses recherches portent principalement sur la culture et les pratiques culturelles, ainsi que l’art, les professions et les marchés du travail artistiques. Il a notamment dirigé avec D. Naudier et S. Sofio Les stratèges de la notoriété. Intermédiaires et consécration dans les univers artistiques, Paris, Éditions des archives contemporaines, 2014.


(source: Lire Les Sciences Sociales)

samedi 2 mai 2015

en poche: Norbert Elias, Mozart. Sociologie d'un génie

Norbert Elias 
Mozart 
Sociologie d'un génie
Points Essais
2015

Présentation de l'éditeur
Traduit de l’allemand par Jeanne Étoré et Bernard Lortholary.
Contre les musicologues qui ont momifié Mozart, Norbert Elias s’efforce de comprendre qui fut cet artiste génial, né dans une société qui ne connaissait pas encore la notion romantique de « génie ».
Les tensions qui déchirent l’existence quotidienne de Mozart, les rapports complexes avec son père, ses relations érotiques sont approchés avec autant de rigueur que de tendresse. Elias analyse également les comportements de ce « clown », son besoin de choquer la noblesse de cour en proférant des mots obscènes. Ces grossièretés scatologiques trouvent ici une explication psychologique et sociologique lorsque l’auteur décrit les relations tendues qui lient entre eux maîtres de la cour et serviteurs.
En refermant le Mozart d’Elias, on a le sentiment d’avoir découvert un regard aussi lucide que généreux sur la vie des hommes en société.
Né en 1897, Norbert Elias est mort en 1990. C'est pour avoir expliqué la civilisation occidentale dans sa longue durée qu'il est aujourd'hui considéré comme l'un des grands sociologues du XXe siècle. Mozart, sociologie d'un génie a été publié en 1991 dans « La Librairie du XXIe siècle ».

vendredi 1 mai 2015

en poche: Edward W. Said, L'Orientalisme. L'Orient créé par l'Occident

Edward W. Said 
L'Orientalisme 
L'Orient créé par l'Occident 
Points Essais
2015

Présentation de l'éditeur
L’Orient » est une création de l’Occident, son double, son contraire, l’incarnation de ses craintes et de son sentiment de supériorité tout à la fois, la chair d’un corps dont il ne voudrait être que l’esprit.
À étudier l’orientalisme, présent en politique et en littérature, dans les récits de voyage et dans la science, on apprend donc peu de choses sur l’Orient, et beaucoup sur l’Occident. C’est de ce discours qu’on trouvera ici la magistrale archéologie.

Edward W. Said (1935-2003)
Né à Jérusalem, émigré aux États-Unis en 1951, il a été professeur de littérature comparée à l’université de Columbia. Il est l’auteur de plus de vingt livres, traduits dans une trentaine de langues, dont Des intellectuels et du pouvoir, paru au Seuil.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Catherine Malamoud
Préface de l'auteur (2003) traduite par Sylvestre Meininger
Préface à l’édition française de Tzvetan Todorov
Postface de l'auteur traduite par Claude Wauthier