« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)

mardi 30 juin 2015

écouter: Jann Pasler, La République, la musique et le citoyen (1871-1914)



écouter: Jann Pasler, La République, la musique et le citoyen (1871-1914)
La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin, 20.04.2015


Jann Pasler
La République, la musique et le citoyen (1871-1914)
Traduit de l'anglais
par Johan-Frédérik Hel Guedj
Gallimard
2015

Présentation de l'éditeur
Cette étude, fruit d'une vie de travail dans les archives, s'attache à un sujet profondément original : la dimension musicale de l'identité française et républicaine. Jann Pasler fait remonter cette culture politique qui lie étroitement musique et utilité publique aux fêtes révolutionnaires, mais c'est sur le moment fort des débuts de la IIIe République qu'elle se concentre.
Après la défaite de 1871 devant la Prusse, la France confie à la musique comme à l'histoire le soin d'inspirer la fierté nationale et de projeter un avenir partagé. Dans les divertissements populaires (chorales, harmonies, orphéons, sociétés de musique) comme chez les élites (avec notamment l'essor du modernisme), les pratiques musicales sont censées exprimer les différences et aider à les surmonter.
Pour les Français, la musique revêt une importance à la fois personnelle et sociale. Elle n'enregistre pas seulement souvenirs et traditions, elle contribue à l'être-ensemble. En mettant l'accent sur les tensions fécondes qui se nouent entre esthétique et politique, Jann Pasler apporte une contribution aussi vivante que savante au rôle de la musique en démocratie et au sens qu'elle prend dans la vie de la nation. 
Jann Pasler est professeur de musicologie à l'université de Californie (San Diego). Spécialiste de la musique française, elle partage son temps entre les Etats-Unis et la France. 
 

lundi 29 juin 2015

Sexe et pouvoir dans la prose française contemporaine, Sous la direction de Jacques Dubois

 
Sexe et pouvoir dans la prose française contemporaine
Sous la direction de Jacques Dubois
Presses universitaires de Liège
2015

Présentation de l'éditeur
Amour et pouvoir. Sexe et révolte. Éros et Polis. Autant de duos thématiques qui passent pour difficiles à intégrer de façon couplée à une fiction romanesque. Stendhal en proscrivait l’alliance, tenant que les affaires publiques, toujours plus ou moins vulgaires, n’avaient pas à être mêlées aux affaires privées, plus raffinées.
Et pourtant, tout au long du XXe siècle et selon des formules variables, le roman de langue française n’a guère cessé de mettre en scène ces deux registres éminents de l’activité humaine, tantôt pour les unir et tantôt pour les mettre en conflit. À chaque fois l’entreprise avait quelque chose de risqué : bien souvent on y touchait à des tabous et quelques-unes des oeuvres qui sont ici commentées ont choqué ou fait scandale.
Le volume commence avec Proust, Desnos et Aragon, pour arriver à Ernaux, Houellebecq, Chessex et Carrère.
Avec des textes de Danielle Bajomée, Jean-Pierre Bertrand, Benoît Denis, Laurent Demoulin, Laure Depretto, Paul Dirkx, Jacques Dubois, Pascal Durand, Karen Haddad, Maya Lavault, Jeannine Paque, Pierre Popovic, Dominique Rabaté, Matthieu Vernet. 
Jacques DUBOIS est professeur émérite de l’Université de Liège. Spécialiste du roman français moderne et de la sociologie de la culture, il a donné dans l’esprit déjà du présent ouvrage Pour Albertine. Proust et le sens du social (Seuil, 1997) et Figures du désir. Pour une critique amoureuse (Les Impressions Nouvelles, 2011).

  

samedi 27 juin 2015

vidéo: « Le Proust de Bourdieu » par Marielle Macé et Gisèle Sapiro



« Le Proust de Bourdieu »
par Marielle Macé (CNRS/EHESS) et Gisèle Sapiro (CNRS/EHESS)
animée par Anne Simon (CNRS/EHESS)
Journée d’étude : Proust et les sciences sociales : allers-retours
Journée organisée par Anne Simon et Marielle Macé
Pôle Proust, CRAL, EHESS-CNRS



 

 


jeudi 25 juin 2015

écouter: Alban Bensa, Les Sanglots de l'aigle pêcheur. Nouvelle-Calédonie : la Guerre kanak de 1917 (avec Kacué Yvon Goromoedo, Adrian Muckle)

Les Sanglots de l'aigle pêcheur, partie 1 : présentation par Alban Bensa from Editions Anacharsis on Vimeo.
Les Sanglots de l'aigle pêcheur, partie 2 : contextualisation politique, par Apégu Joseph Goromido from Editions Anacharsis on Vimeo.
Les Sanglots de l'aigle pêcheur, partie 3 : lecture performance par Paul Wamo from Editions Anacharsis on Vimeo.

écouter: Alban Bensa, Les Sanglots de l'aigle pêcheur. Nouvelle-Calédonie : la Guerre kanak de 1917
Tire ta langue par Antoine Perraud, 21.06.2015



Alban Bensa, Kacué Yvon Goromoedo, Adrian Muckle
Les Sanglots de l'aigle pêcheur 
Nouvelle-Calédonie : la Guerre kanak de 1917
Anacharsis
2015

Présentation de l'éditeur
Partie historique d’Adrian Muckle traduite de l’anglais par Frédéric Cotton.
Récits traduits du paicî par Kacué Yvon Goromoedo et Alban Bensa.
Livre accompagné d’une création sonore sur un CD de 40 minutes, Les Sanglots de l’aigle pêcheur. Récits et poésies sur la Guerre kanak de 1917, réalisée par L’Orage.
En avril 1917, des Kanak du Nord de la Grande Terre se lancent dans une guerre contre les autorités françaises et leurs soutiens locaux. Refusant le recrutement de nouveaux « volontaires » pour aller se battre en Europe et exaspérés par le déni d’existence que leur opposait la colonie, ils luttent douze mois durant, jusqu’à épuisement.
Vaincus par les armes, décimés, dispersés et pourtant toujours là, c’est à la parole et à l’écriture qu’ils confièrent le soin de garder mémoire de ce temps. Ce livre met en scène les voix qui, de 1919 à 2011, portent avec elles l’histoire de la Guerre kanak de 1917, son souvenir et son actualité. Liant histoire et anthropologie, articulant récits et épopées versifiées ici publiés en bilingue et commentés, cet ouvrage déploie une polyphonie par laquelle ses auteurs et des écrivains, poètes et narrateurs kanak de jadis et d’aujourd’hui composent ensemble une œuvre engagée dans la prise de souveraineté intellectuelle des Kanak.

mercredi 24 juin 2015

Sciences, technologies et sociétés de A à Z, Sous la direction de Julien Prud'homme, Pierre Doray et Frédéric Bouchard

Sciences, technologies et sociétés de A à Z
Sous la direction de
Julien Prud'homme, Pierre Doray
et Frédéric Bouchard
Presses de l’Université de Montréal
Libre Accès 
2015

PDF gratuit - ISBN 8792760634961
ePub gratuit - ISBN 9782760634978

Présentation de l'éditeur
Vaccination, OGM, épidémies, contraception, changements climatiques: voilà des sujets portant à controverse où la science semble autant juge que partie. Mais que sait-on vraiment du fonctionnement de la science et de la technologie ? Louées ou honnies, elles font intimement partie de notre vie, sans que nous ne comprenions toujours comment, ou pourquoi. Ce dictionnaire unique en son genre cartographie nos liens complexes avec la science et la technologie envisagées comme phénomènes humains. Il détaille le vocabulaire et les questions de la « STS » (Sciences, technologies et sociétés), champ des sciences humaines voué à la compréhension critique des savoirs et de leurs usages. Chaque entrée présente l’état des recherches sur un aspect précis et rend compte des acquis théoriques, des méthodes d’enquête et des débats en cours.
Fruit du réseau d’expertise du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), ce livre mobilise plusieurs disciplines – sociologie, philosophie, management, communication, science politique, histoire, économie et scientométrie –, tout en mettant à l’avant des concepts communs. Le grand public, les étudiants, les décideurs et les chercheurs y trouveront un outil de référence nécessaire pour réfléchir autrement à ces questions qui nourrissent nos inquiétudes et nos plus grands espoirs.
Les directeurs Julien Prud’homme est chercheur associé au CIRST et professeur associé à l’Université du Québec à Montréal. Pierre Doray est professeur au département de sociologie à l’Université du Québec à Montréal. Frédéric Bouchard est directeur du CIRST et le premier titulaire de la chaire ÉSOPE de philosophie, à l’Université de Montréal.Cet ouvrage est aussi le fruit d’un comité scientifique composé de Jean-Pierre Beaud, Yves Gingras, Serge Proulx et Majlinda Zhegu.

mardi 23 juin 2015

à paraître: La dérégulation académique. La construction étatisée des marchés universitaires dans le monde, Christophe Charle et Charles Soulié (dir.)

La dérégulation académique 
La construction étatisée des marchés universitaires dans le monde 
Christophe Charle et Charles Soulié (dir.)
ARESER
Syllepse
septembre 2015

Présentation de l'éditeur
L’asphyxie budgétaire des universités pour cause de réduction des déficits publics et de constitution de « pôles d’excellence » dans le débat public en France.
Marchandisation, recul de l’autonomie académique, mise en concurrence, explosion de la précarité... la plupart des systèmes d’enseignement supérieur nationaux semblent pris dans une dynamique tendant à faire du savoir une marchandise, de la recherche une force productive, des étudiants des clients et de l’Université une entreprise.
Les auteurs ont sollicité des universitaires des quatre continents afin qu’ils portent un diagnostic sur les évolutions récentes de l’enseignement supérieur dans leurs pays . 
Comme tout voyage, ce détour par l’étranger offre au lecteur le moyen de se décentrer par rapport à un univers national qu’il croit bien connaître. 
Le modèle universitaire néolibéral est souvent présenté comme une panacée censée résoudre les problèmes structuraux des vieilles universités européennes engoncées dans une logique de service public égalitaire jugée désuète par les modernisateurs. 
Le destin des universités du monde, même si celles-ci jouissent d’une certaine autonomie relative, est donc inséparable de celui des sociétés dans leur ensemble. On peut aussi dire qu’avec sa massification, l’enseignement supérieur offre une bonne image de la structure, et donc des inégalités et des hiérarchies sociales propres à chaque pays. 
C’est pourquoi, expliquent les auteurs, le salut des universités, et notamment de leur potentiel émancipateur et critique – qui passe notamment par le fait que chacun a le droit d’accéder librement au savoir et que la recherche ne soit pas asservie aux impératifs de la production marchande – dépend de la capacité du mouvement social et politique à se réapproprier un destin collectif confisqué par l’oligarchie financière et des experts autoproclamés 
Christophe Charle est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France. Il a notamment publié Homo Historicus : Réflexions sur l’histoire, les historiens et les sciences sociales, Armand Colin, 2013. 
Charle Soulié est maître de conférences à Paris 8. Il est l’auteur de Un mythe à détruire ? Origines et destin du Centre universitaire expérimental de Vincennes, Presses Universitaires de Vincennes, 2012.