« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)

vendredi 8 janvier 2016

Etudier à l'Est. Expériences de diplômés africains, Sous la direction de Monique de Saint-Martin, Grazia Scarfo Ghellab, Kamal Mellakh

Sous la direction de Monique de Saint-Martin 
Grazia Scarfo Ghellab, Kamal Mellakh
Etudier à l'Est
Expériences de diplômés africains 
Préface de Jean-Pierre Dozon
Karthala-Fmsh
2015

Présentation de l'éditeur
Au moment où ils accèdent à l'indépendance, de nombreux pays d'Afrique subsaharienne et du Maghreb établissent des relations diplomatiques avec Moscou. Certains, comme l'Éthiopie, entretenaient depuis longtemps déjà des liens étroits avec la Russie. Cependant, c'est surtout avec le mouvement de décolonisation que les pays communistes s'ouvrent à l'accueil massif et systématique d'étudiants maghrébins et subsahariens.
Les trajectoires de formation de ces diplômés africains partis en URSS ou dans un autre pays de l'ancien bloc de l'Est ont été peu étudiées. En rendre compte, c'est notamment s'intéresser aux expériences diverses et contrastées, d'étudiants formés non pas dans l'ancien pays colonisateur, comme cela était souvent le cas, mais dans un pays tiers qui suscitait chez eux à la fois admiration et méfiance, où ils ont connu pour les uns de fortes désillusions, pour d'autres « les meilleurs moments de leur vie ».
C'est aussi étudier les cadres sociaux et politiques de leurs expériences, et prêter attention aux nombreux étudiants, partagés entre deux ou plusieurs mondes, et souvent confrontés aux soubresauts de l'histoire. À l'issue des études, les diplômés étaient immédiatement renvoyés dans leur pays. Mais les devenirs des étudiants et stagiaires africains formés dans les pays de l'ancien bloc socialiste n'ont pas eu la linéarité prévue par cette description formelle.
Les parcours professionnels et sociaux, parfois politiques, sont autant le fruit d'arbitrages individuels que de mutations politiques : l'effondrement de l'URSS, mais aussi les changements politiques et économiques dans les pays d'origine. La rédaction de l'ouvrage a été dirigée dans le cadre du programme ÉLITAF

jeudi 7 janvier 2016

vidéo: Où en est la lutte contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux ? Avec Christian Chavagneux et Antoine Deltour

Où en est la lutte contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux ?


Les Économistes Atterrés
 16 décembre 2015
Avec :
-        Christian Chavagneux, éditorialiste et économiste, co-auteur de l’ouvrage Les paradis fiscaux (éditions La Découverte)
-        Antoine Deltour, Lanceur d'alerte des Luxleaks
-        Philippe Légé, Maître de Conférences à l’Université de Picardie, chercheur au CRIISEA et membre du CA des Économistes Atterrés.







mardi 5 janvier 2016

Stéphanie Roza. Comment l'utopie est devenue un programme politique. Du roman à la Révolution

Stéphanie Roza
Comment l'utopie est devenue un programme politique
Du roman à la Révolution
Classiques Garnier
  Les Anciens et les Modernes - Études de philosophie
2015 

Présentation de l'éditeur
Comment, entre 1755 et 1797, l'utopie est-elle devenue un programme politique? C'est à ce problème que l'ouvrage essaie de répondre, confrontant les écrits des trois protagonistes de cette transformation (Morelly, Mably, Babeuf) aux principales œuvres philosophiques, utopiques et politiques de leur temps.
Table des matières



lundi 4 janvier 2016

Savoir/agir n° 34, De la classe ouvrière aux classes populaires

Savoir/agir n° 34
De la classe ouvrière aux classes populaires
éditions du Croquant
2016 
Présentation de l'éditeur
Il fut un temps qui n’est pas si lointain où « la classe ouvrière » était créditée d’un rôle messianique par les uns, d’épouvantail par les autres. Son éclipse consécutive à celle, intellectuelle et politique, du marxisme, à l’effondrement du socialisme « réellement existant », à la désindustrialisation massive, etc., a pu sembler emporter avec elle les rapports de domination et les inégalités sous toutes leurs formes dans une société désormais « moyennisée » et/ou « individualisée ». La montée du chômage et de la précarité, le retour de « l’insécurité sociale », le creusement des inégalités, etc., ont fait que, depuis la fin des années 1990, on s’est avisé chez les sociologues, les journalistes et les politiques que « les classes populaires » ne sont pas pour autant disparues avec « la classe ouvrière ». Certes, les classes populaires ne sont pas ce que la classe ouvrière n’a jamais été ailleurs que dans l’imagination des intellectuels. En mobilisant les très nombreuses enquêtes désormais disponibles, il s’agira dans ce dossier de cerner « ce que populaire veut dire », de s’interroger sur le rassemblement des ouvriers et des employés sous le même label, d’étudier les multiples clivages qui traversent les classes populaires, de se demander comment elles se reproduisent et comment on s’en échappe, de reposer la question de « la culture populaire ».

Sommaire

Éditorial
Géopolitisations, par Frédéric Lebaron
Dossier : De la classe ouvrière aux classes populaires, coordonné par Gérard Mauger
Portrait statistique des classes populaires contemporaines, par Thomas Amossé
Compter les classes populaires  : où sont les femmes  ?, par Monique Meron
École  : les trois chemins, par Tristan Poullaouec
L’accession à la propriété  : facteur de division des classes populaires  ?, par Violaine Girard
Le retour des classes est «  populaire  » à l’Association française de sociologie, par Jean-Luc Deshayes
De la sociologie de la classe ouvrière à la sociologie des classes populaires. Penser ensemble la condition des ouvriers et des employé-e-s, par Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy, Yasmine Siblot
Pourquoi la gauche a-t-elle perdu les classes populaires  ?, par Stéphane Beaud, Michel Pialoux
Représenter les classes populaires  ?, par Lorenzo Barrault-Stella, Bernard Pudal
Grand entretien avec Thomas Piketty : Pour une approche qui mêle histoire, sociologie, culture… Propos recueillis par Frédéric Lebaron
Paroles
Tuer la contestation dans l’œuf. Histoire d’une implantation syndicale avortée dans la restauration rapide, par Charles Berthonneau
Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche  : toujours la panne, par Louis Weber
L’expérience grecque (III)
«  Un pistolet sur la tempe   », par Gérard Mauger
Chroniques du monde
Le «  prix  » de la Révolution en Tunisie, par Amin Allal
Culture
Représentations du social et positionnement esthétique de deux transfuges. Le cinéma des frères Dardenne, par Cédric Lomba

samedi 2 janvier 2016

Presse, rencontres: à propos de Pierre Bourdieu, Sociologie générale, Vol. 1. Cours au Collège de France, 1981-1983


Presse, rencontres: à propos de Pierre Bourdieu, Sociologie générale, Vol. 1. Cours au Collège de France, 1981-1983, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2015




(Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure, augmentée le 17.02.2016,  Gilbert Quélennec)
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Rencontres:

écouter:  Pierre Bourdieu, une introduction à la sociologie générale. avec Patrick Champagne et Julien Duval (10 décembre 2015)
Odéon-Théâtre de l'Europe, Penser ; passé, présent (Avec les éditions du Seuil), cycle animé par Catherine Portevin, 10.12.2015



Presse (sélection):

Bourdieu, leçon sur la méthode, par Thibault Le Texier, La vie des idées, 17.02.2016

Bourdieu, premières leçons, par Robert Maggiori, Libération, 01.01.2016
 
Ce que Bourdieu a fait à la sociologie, par Stéphane Beaud, L'Obs, 22.12.2015

« Bourdieu manque dans l’espace public », Patrick Champagne et Julien Duval, Politis, 11.11.2015

Comment Pierre Bourdieu a donné du champ à la sociologie, par Igor Martinache, AlterEcoPlus, 10.11.2015

Pierre Bourdieu, pourquoi la sociologie est-elle toujours un sport de combat ? , par Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, Patrick Champagne 
et Julien Duval, et Gérard Mauger, L'humanité, 05.11.2015



Pierre Bourdieu
Sociologie générale 
Vol. 1
Cours au Collège de France 
1981-1983
Raisons d'agir/Seuil
Cours & Travaux
2015

Présentation de l'éditeur
L'édition a été établie par Patrick Champagne, Julien Duval, Franck Poupeau et Marie-Christine Rivière
Pierre Bourdieu consacra les cinq premières années de son enseignement au Collège de France à un « Cours de sociologie générale », selon l’intitulé qu’il choisit lui-même de retenir. Le présent volume, qui sera suivi d’un second, en constitue la première partie.
Prononcées dans une institution au sein de laquelle la place de la sociologie était encore largement à faire, ces leçons exposent d’une manière particulièrement claire et méthodique les concepts fondamentaux qu’il a développés et les différentes traditions, en philosophie et en sciences sociales, avec ou contre lesquelles il les a forgés. Cette intention pédagogique se démarque toutefois profondément de la rhétorique qui l’accompagne d’ordinaire en s’efforçant de transmettre un mode de pensée original plutôt qu’un corpus de connaissances établies.
En raison de l’objectif affiché, ce cours peut être lu comme une présentation systématique de la théorie qu’il a élaborée, doublée d’une reconstruction inédite de sa genèse. Si Bourdieu a continué d’approfondir et de complexifier ses analyses au fil de son œuvre, l’entreprise menée ici est restée sans équivalent et représente sans doute la meilleure introduction jamais donnée à son travail.

vendredi 1 janvier 2016

écouter: Nancy Green, Les Américains de Paris. Hommes d’affaires, comtesses et jeunes oisifs, 1880-1941


écouter: Nancy Green, Les Américains de Paris. Hommes d’affaires, comtesses et jeunes oisifs, 1880-1941
Conférence-débat de l'UniverCité, 13 Janvier 2015

Nancy Green 
Les Américains de Paris
Hommes d’affaires, comtesses et jeunes oisifs
1880-1941
Belin
2014

Présentation de l'éditeur
Traduit par Patrick Hersant 
L'histoire des Américains implantés dans la Ville Lumière reste à écrire. Elle se déroule en parallèle de celle, mieux connue, de leurs compatriotes venus chercher en France une inspiration créatrice, mais s'en démarque sur un point essentiel : si de nombreux Américains ont fait le voyage en quête de civilisation (européenne), la plupart sont venus promouvoir la leur. Lors même que les peintres et les écrivains de la fameuse « génération perdue » expriment leur malaise face à la modernité — et à la place qu'y occupe l'Amérique —, certains de leurs compatriotes ont traversé l'Atlantique dans un tout autre but : vendre la modernité américaine, ou du moins s'y efforcer.
Nancy L. Green, née à Chicago, est directrice d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, où elle est membre du Centre de Recherches Historiques. Ses publications incluent, notamment, Du Sentier à la Septième Avenue, La Confection et les immigrés, Paris-New York 1880-1980, coll. « L'univers historique », Seuil, 1998 ; Citoyenneté et émigration : Les politiques du départ (avec François Weil, dirs.), Éd. de l'EHESS, 2006.