« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)

jeudi 31 janvier 2019

Dinah Ribard, 1969 : Michel Foucault et la question de l'auteur "Qu'est-ce qu'un auteur ? " Texte, présentation, et commentaire


Dinah Ribard 
1969 : Michel Foucault et la question de l'auteur
"Qu'est-ce qu'un auteur ? "
Texte, présentation, et commentaire 
Honoré Champion
Textes critiques français
2019

Présentation de l'éditeur
Michel Foucault donne en 1969 à Paris, puis en 1970 aux États-Unis, une conférence sur la question de l’auteur dont la formule-clé, « Qu’importe qui parle », est empruntée à Samuel Beckett. Il existe plusieurs manières de donner un contexte aux propositions avancées dans ce texte qui fit événement, de raconter l’histoire de son impact sur la théorie, la critique, l’histoire du fait littéraire, d’y réagir enfin. On s’efforce ici d’éclairer ces interprétations, ces récits, leurs évolutions et leurs enjeux, en s’intéressant notamment à leur caractère contradictoire, ainsi qu’à l’importance qu’ont eue, pour l’évolution des études littéraires, des choses que Foucault ne dit pas dans « Qu’est-ce qu’un auteur ? ».
Dinah Ribard est directrice d’études à l’EHESS et membre, au Centre de recherches historiques, du Groupe de recherches interdisciplinaires sur l’histoire du littéraire. Elle a notamment publié Histoire littérature témoignage. Écrire les malheurs du temps avec Christian Jouhaud et Nicolas Schapira (2009) et participé au livre du Grihl, Écriture et action XVIIe-XIXe siècle. Une enquête collective (2016).

samedi 26 janvier 2019

Bourdieu, Language-based Ethnographies and Reflexivity. Putting Theory into Practice, Michael Grenfell and Kate Pahl (dir.)


Bourdieu, Language-based 
Ethnographies and Reflexivity
Putting Theory into Practice
Michael Grenfell and Kate Pahl 
Routledge
2019

Présentation de l'éditeur
Offering a unique and original perspective on Bourdieu, language-based ethnographies,and reflexivity, this volume provides a nuanced, in-depth discussion of the complex relationship between these interconnected topics and their impact in real-world contexts. Part I opens the book with an overview of the historical background and development of language-based ethnographic research and Bourdieu’s work in this space. Part II presents a series of case studies that highlight a Bourdieusian perspective and demonstrate how reflexivity impacts language-based ethnography. In each study, Bourdieu’s conceptual framework of reflexively-informed objectivity examines the ways in which the studies themselves were constructed and understood. Building on Parts I and II, the concluding set of chapters in Part III unpacks the messiness of the theory and practice of language-based ethnography, and provides insights into what reflexivity means for Bourdieu and in practical contexts. Arguing for a greater reflexive understanding in research practice, this volume sets an agenda for future literacy and language research.

 Sommaire

Part I Introduction
1. Language-based Ethnographies
Kate Pahl
2. Reflexivity
Mike Grenfell
3. Bourdieu, Ethnography and Reflexivity
Mike Grenfell
Part II Introduction 4. Re-thinking Literacies with Communities: Literacy as a Collaborative Concept
Kate Pahl
5. Reflexive Layers and Longitudinal Research: What we might know across time
Catherine Compton-Lilly
6. Insider Identities: Coming to Know the Ethnographic Researcher
Cheryl McClean
7. Enacting Reflexivity in Second Language Writing Research: A Personal Account of Cultural Production of Authorial Self and Researcher Perception
Lisya Seloni
Part III Introduction
8. Reflecting on Reflections
Kate Pahl
9. Bourdieu, Language-based Ethnographies and Reflexivity: In Theory and Practice
Michael Grenfell





jeudi 24 janvier 2019

Savoir/Agir n°46, Réarmer la critique sociologique du journalisme

 
Savoir/Agir n°46, Réarmer la critique sociologique du journalisme
du Croquant
2019



Présentation de l'éditeur
En offrant un aperçu d’enquêtes récentes qui permettent de faire le point sur les structures sociales du journalisme, ce numéro souhaite réarmer la critique sociologique de ce champ. À rebours des poncifs semi-savants sur ses métamorphoses à l’ère numérique, tous les indicateurs empiriques convergent pour montrer que sa subordination aux pouvoirs économiques se poursuit et s’accélère. L’état général des rapports de force structurant le champ journalistique ne s’est donc pas transformé, mais l’hégémonie progressive du pôle commercial entraîne un double mouvement : une dépolarisation avec l’affaiblissement des pôles politiques et culturels qui pèsent moins fortement dans la distribution des positions ; une verticalisation de cette répartition des places avec une asymétrie plus forte dans les hiérarchies professionnelles, notamment dans les salaires et les positions de prestige, ainsi qu’entre le local et le national. Cette verticalisation s’opérant dans un contexte d’élévation du recrutement social de la profession, elle fournit un indice supplémentaire de la domination accrue du capital économique sur le capital culturel au sein des classes privilégiées.

Sommaire :

Éditorial

«  Sortie de crise  »  ?, Frédéric Lebaron

Dossier

La subordination au pouvoir économique. Dépolarisation et verticalisation du champ journalistique, Jean-Baptiste Comby et Benjamin Ferron
L’institutionnalisation d’un incerti loci. Le champ journalistique et l’espace des écoles de journalisme, Géraud Lafarge
Quand l’autonomisation professionnelle renforce la subordination aux logiques commerciales L’institutionnalisation paradoxale des écoles de journalisme, Samuel Bouron
Le milliardaire éclairé. La conversion des habitus des élites politiques et journalistiques vers l’économie, Éric Darras
Le genre du pouvoir médiatique, Julie Sedel
La reproduction 2.0 . Les inégalités de position des journalistes blogueurs dans le champ journalistique Marie Neihouser
Coproduire les biens politiques Journalistes et politiques en comparaison dans des contextes centralisés et fédéraux, Martin Baloge et Nicolas Hubé
Perturber les notables. Les conditions de possibilité d’un journalisme d’enquête à l’échelle locale, Nicolas Kaciaf
Des rencontres discrètes. Journalistes, politiques et groupes d’intérêt au Salon international de l’agriculture, Chupin Ivan et Mayance Pierre
Incorporer la contrainte, transmettre la critique, occuper les médias. Sur la médiatisation de jeunes dirigeants du Front National, Safia Dahani
Le journalisme à but non lucratif aux États-Unis. Un secteur sous la double contrainte de la «  viabilité  » et de «  l’impact  », Rodney Benson

Grand entretien avec Claude Pennetier

«  Dans le chaudron militant  » Propos recueillis par Antony Burlaud

Paroles

«  En fait dans la justice c’est ça mais partout, tu as des manques de personnels que tu pallies avec des béquilles  », Cécile Girault

Chroniques du monde

Salvador  : de quoi les gangs sont-ils le nom  ?, Benjamin Moallic

Culture

Habitus, doxa et idéologie, Gérard Mauger


mardi 22 janvier 2019

vidéo: Monique Pinçon-Charlot, Le président des ultra-riches. Chronique du mépris de classe dans la politique d'Emmanuel Macron (avec Michel Pinçon)




Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon
Le président des ultra-riches
Chronique du mépris de classe dans la politique d'Emmanuel Macron
Zones
2019

Présentation de l'éditeur
« Macron, c’est moi en mieux », confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Huit ans après Le Président des riches, les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent leur travail d’enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France.
Au-delà du mépris social évident dont témoignent les petites phrases du président sur « ceux qui ne sont rien », les auteurs documentent la réalité d’un projet politique profondément inégalitaire. Loin d’avoir été un candidat hors système, Emmanuel Macron est un enfant du sérail, adoubé par les puissants, financé par de généreux donateurs, conseillé par des économistes libéraux. Depuis son arrivée au palais, ce président mal élu a multiplié les cadeaux aux plus riches : suppression de l’ISF, flat tax sur les revenus du capital, suppression de l’exit tax, pérennisation du crédit d’impôt pour les entreprises… Autant de mesures en faveur des privilégiés qui coûtent un « pognon de dingue » alors même que les classes populaires paient la facture sur fond de privatisation plus ou moins rampante des services publics et de faux-semblant en matière de politique écologique.
Mettant en série les faits, arpentant les lieux du pouvoir, brossant le portrait de l’entourage, ce livre fait la chronique édifiante d’une guerre de classe menée depuis le cœur de ce qui s’apparente de plus en plus à une monarchie présidentielle.  
Michel Pinçon, sociologue, ancien directeur de recherche au CNRS, a notamment publié Grandes Fortunes. Dynasties familiales et formes de richesse en France (Payot, 1996), Sociologie de la bourgeoisie (La Découverte, « Repères », 2000), Les Ghettos du Gotha (Le Seuil, 2007), Comment la bourgeoisie défend ses espaces (Le Seuil, 2007), Le Président des riches. Enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy (Zones/La Découverte, Paris, 2010) et La violence des riches. Chronique d'une immense casse sociale (Zones/La Découverte, Paris, 2013).

lundi 21 janvier 2019

audio: Thomas BRISSON, Décentrer l'Occident. Les intellectuels postcoloniaux, chinois, indiens et arabes, et la critique de la modernité


audio: Thomas BRISSON, Décentrer l'Occident. Les intellectuels postcoloniaux, chinois, indiens et arabes, et la critique de la modernité
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau , 01.12.2018


Thomas Brisson
Décentrer l'Occident
Les intellectuels postcoloniaux, chinois, indiens et arabes, 
et la critique de la modernité 
La Découverte
2018

Présentation de l'éditeur
Comment se sont construites les pensées postcoloniales ? Quel type de critique de l’Occident produisent-elles ? Et quel universalisme alternatif proposent-elles ? C’est à répondre à ces questions, si importantes pour comprendre le monde contemporain et le décentrement en cours de l’Occident, que s’attache ce livre très original.
Bien plus qu’une simple cartographie des pensées postcoloniales, cet ouvrage propose une sociologie de leurs principaux auteurs, en montrant notamment quel fut l’effet de l’exil sur leurs travaux. Décentrer l’Occident fait ainsi l’hypothèse que l’on gagne à appréhender la pensée postcoloniale à l’aune de la notion de « déplacement » : entre deux mondes, les intellectuels postcoloniaux sont déplacés aussi bien en Occident que par rapport à leur monde d’origine. Mais c’est précisément cette position décalée qui leur permet de voir et de penser les formes du pouvoir global.
Retraçant les déplacements d’intellectuels – ceux des postcolonial studies indiennes et arabes mais aussi du nouveau confucianisme chinois – entre les anciens mondes impériaux et l’Occident, Thomas Brisson cherche ainsi à comprendre comment s’y arme la critique, entendue comme art du déplacement de ce qui va habituellement de soi. 
Thomas Brisson est maître de conférence au département de science politique de l'université Paris 8, chercheur au Cresppa-LabTop (CNRS paris) et chercheur associé à la Maison Franco-Japonaise (CNRS-Tokyo). Il est l'auteur de Les Intellectuels arabes en France (La Dispute, 2008).

samedi 19 janvier 2019

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 225 – décembre 2018//Capital social en migration


Actes de la recherche en sciences sociales, n° 225 – décembre 2018
Capital social en migration
Seuil



Numéro coordonné par Hugo Bréant, Sébastien Chauvin et Ana Portilla

Hommage à Pascale Casanova

Les migrations internationales à l’épreuve du capital social
Hugo Bréant, Sébastien Chauvin et Ana Portilla


De bonnes fréquentations
Envoyer au « bercail » les enfants né•e•s aux États-Unis de parents sénégalais•e•s
Amélie Grysole

Une famille dans l’église
Sociabilités des classes populaires immigrées aux États-Unis
Ana Portilla

Retours sur capital(e)
Socialiser les immigré•e•s au retour
Hugo Bréant

Déplacements
Migrations et mobilités sociales en contexte transnational
Jennifer Bidet

« L’Algérie n’a pas faim ! »
Prise de position et engagements du sociologue Abdelmalek Sayad
Samir Hadj Belgacem