Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



samedi 27 avril 2013

Arnaud Saint-Martin, La sociologie de Robert K. Merton

Arnaud Saint-Martin
La sociologie de Robert K. Merton
Repères n°617
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Robert K. Merton (1910-2003) est une figure majeure de la sociologie étasunienne du XXe siècle. Durant sa carrière, il a contribué à de nombreux domaines de la sociologie (théorie, méthodologie, sociologie de la connaissance, des professions, des organisations, etc.), fondé la sociologie de la science, et marqué de son influence l'histoire de la discipline aux États-Unis, entre Harvard et Columbia University, ainsi que dans les pays où sa parole a porté. Si son nom reste attaché au courant « fonctionnaliste », dominant dans les années 1950-1960, il est également associé à des idées clés de la sociologie (« prophétie auto-réalisatrice », « théorie de moyenne portée », ethos de la science, etc.).
Cet ouvrage offre une vue d'ensemble de l'oeuvre de Merton. Les notions, les différents fronts de recherche et les centres d'intérêt scientifiques de l'auteur sont présentés. Ils le sont d'une façon dynamique, par la mise en perspective d'une démarche de connaissance, d'un « éclectisme discipliné », situé dans des contextes intellectuels.
Arnaud Saint-Martin est chargé de recherche au CNRS (laboratoire Printemps, université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines). Sociologue des sciences et techniques, ses recherches actuelles portent sur la recherche spatiale et l’élaboration des politiques spatiales européennes.

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