« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)

vendredi 26 février 2021

Facebook Live: Table ronde sur "Travail et Travailleurs en Algérie" de Pierre Bourdieu (10 Mars, 18h-20h, heure de Paris; 12h-14h heure de Montréal)

Facebook LiveTable ronde sur "Travail et Travailleurs en Algérie" de Pierre Bourdieu

 (10 Mars, 18h-20h, heure de Paris; 12h-14h heure de Montréal) 

Les Éditions Raisons d’agir, le Département de Sociologie de l’UQÀM et la Chaire de recherche du Canada en Sociologie des conflits sociaux vous invitent à une table ronde autour de la nouvelle édition de "Travail et Travailleurs en Algérie" de Pierre Bourdieu.



mercredi 24 février 2021

Exposition: Le Déracinement. On Diasporic Imaginations, Z33. House for Contemporary Art, Design & Architecture, Hasselt (Belgium), 06.03 to 16.05.21

Exposition:  

Le Déracinement 

On Diasporic Imaginations

Z33. House for Contemporary Art, Design & Architecture,
Hasselt (Belgium), 06.03 to 16.05.21


Présentation par Z33

Les photographies prises par le sociologue français Pierre Bourdieu (FR, 1930 - 2002), qui constituent le point de départ de l'exposition, sont présentées pour la première fois en Belgique. Pendant la guerre d'indépendance algérienne (1954 - 1961), Bourdieu et le sociologue algérien des migrations Abdelmalek Sayad (DZ, 1933 - 1998) ont parcouru le pays pour documenter le déplacement forcé de villages entiers par le colonisateur français. Ce travail de terrain sur l'environnement humain et naturel radicalement modifié du nord de l'Algérie a été rassemblé dans le livre Le Déracinement, qui donne son titre à l'exposition.

Des réflexions sur les interdépendances complexes entre l'homme et son environnement se retrouvent dans les espaces de la galerie Z33. Les artistes répondent à des cas de déracinement et de re-fondation ultérieure, en proposant des imaginaires alternatifs d'appartenance.

Les artistes : Mathieu Kleyebe Abonnenc, Francis Alÿs, Yto Barrada, Anna Boghiguian, Pierre Bourdieu, Fatma Bucak, Mohamed Bourouissa, Raphaël Grisey & Bouba Touré, Kapwani Kiwanga, Vincent Meessen, Sara Ouhaddou, Lydia Ourahmane, The Otolith Group - Anjalika Sagar & Kodwo Eshun, Mounira Al Solh, Lorenzo Pezzani/Environnement(s) hostile(s).

Conservateur : Silvia Franceschini
Assistant conservateur : Jeanne Coppens

Avec le soutien de l'Ambassade de France en Belgique et de l'Institut Français.

Remerciements particuliers à : Camera Austria, Graz, Autriche (Christine Frisinghelli) ; Fondation Pierre Bourdieu (Franz Schultheis) ; Galerie Jan Mot, Bruxelles ; Galerie Polaris, Paris ; Nicoletta Fiorucci Russo De Li Galli Collection, Londres ; Blum & Poe, Los Angeles / New York / Tokyo ; Silvia Fiorucci Roman Collection, Monaco ; Galerie Sfeir-Semler, Hambourg, Allemagne ; Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, Metz, France ; ar/ge kunst, Bolzano, Italie ; Triennale d'architecture de Sharjah
du 06.03 au 16.05.21

samedi 20 février 2021

en ligne: Publications de Pierre Bourdieu: dans la revue Regards Sociologiques

 

 

 Publications de Pierre Bourdieu: dans la revue Regards Sociologiques

 


Crise de l’Etat ou crise des agents de l’Etat ? (intervention retranscrite par Remi Lenoir),  intervention au colloque Un dilemme européen: Europe sociale versus Europe pénale, Université Libre de Bruxelles, 26 octobre 2001, dans Regards Sociologiques, n° 47-48, « Sur Pierre Bourdieu », Simon Borja, Christian de Montlibert (dir.), Strasbourg, Association Regards sociologiques, 2018

"Réponses improvisées de Pierre Bourdieu aux Presses Universitaires de Strasbourg", exposé-débat sur les presses d’université, à l’occasion du 80e anniversaire de la création des Presses universitaires de Strasbourg, Palais universitaire de Strasbourg, 1er juin 2001, (réponses retranscrites par Lucien Braun), dans Regards Sociologiques, n° 47-48, « Sur Pierre Bourdieu », Simon Borja, Christian de Montlibert (dir.), Strasbourg, Association Regards sociologiques, 2018, P.104-106

Le fonctionnement du champ intellectuel. Sur le rapport entre le champ des sciences sociales et le champ de la philosophie ou le champ littéraire,  Cours du Collège de France à l'École doctorale des sciences humaines de Strasbourg, 8 et 9 novembre 1995, Regards Sociologiques n°17/18 Le champ littéraire (1999), aussi Le fonctionnement du champ intellectuel, in Le raisonnement sociologique à l'ouvrage, Théorie et pratiques autour de Christian de Montlibert, Ouvrage coordonné par Clément Bastien, Simon Borja, David Naegel, L'Harmattan, coll. «Questions sociologiques». 2010

Discours de réception de la Médaille d'or du CNRS, 7 décembre 1993,  dans Regards Sociologiques, n° 47-48, « Sur Pierre Bourdieu », Simon Borja, Christian de Montlibert (dir.), Strasbourg, Association Regards sociologiques, 2018 

 

 

 

voir également:

Publications de Pierre Bourdieu: dans Études rurales, Sociologie du travail, Les Temps Modernes , Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Liber, Regards Sociologiques

 

 

 

 

 

 

mercredi 17 février 2021

Mépris de classe. L’exercer, le ressentir, y faire face, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet (dir.)

 

 

Mépris de classe

L’exercer, le ressentir, y faire face

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet (dir.)

du Croquant

Champ social

2021



Présentation de l'éditeur

L’expression « mépris de classe » circule de plus en plus dans l’espace public pour désigner la disqualification symbolique que subissent des dominés – « sans-dents », « salariées illettrées », « fainéants », « syndicalistes voyous » – parfois même réduits au néant : « rien »... Au-delà de la dénonciation éthique des dominants dans le cadre des luttes politiques, que peut en dire la sociologie ? À distance du moralisme et sur la base d’enquêtes minutieuses, cet ouvrage évalue le caractère heuristique d’une telle catégorie d’analyse.

Le mépris appartient aux rapports sociaux propres à une société hiérarchisée et se manifeste de manières très diverses. En ce sens, il apparaît comme un révélateur de l’état de la structure sociale et des relations qu’y entretiennent les différentes composantes. Le mépris des uns ne remplit pas les mêmes fonctions que le mépris des autres : il ne peut être abstrait des relations de domination, qui le provoquent et lui donnent sens. Il renvoie à la verticalité du monde social : c’est lorsqu’un dominant se sent en danger qu’il rompt, par le mépris de classe, avec l’euphémisation usuelle de l’ordre des choses. Et son expression suscite, en retour, honte, rejet, violence ou quant-à-soi.

Cet ouvrage met en évidence l’ampleur et la variété de ses formes d’expression contemporaines, en fonction des contextes et moments considérés. Il livre différentes clés de compréhension des façons multiples d’exercer le mépris de classe, de le ressentir et d’y faire face.

Avec des contributions d’Amélie Beaumont, Hugo Bret, Éric Darras, Claude Grignon, Philippe Longchamp, Gérard Mauger, Gérard Noiriel, Romain Pudal, Frédéric Rasera, Nicolas Renahy, Pierre-Emmanuel Sorignet et Nicolas Spire.

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet sont sociologues, le premier à l’INRAE (CESAER, Dijon), le second à l’Institut des sciences sociales (LACCUS, Lausanne)


 Table des matières

 Introduction, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet........................... 5

De la cumulativité des sciences sociales......................................................... 7

Une catégorie heuristique......................................................................... 11

Exercer, ressentir et faire face au mépris de classe.............................. 14

Partie 1. Sociologiser une catégorie morale

Chapitre 1. Le mépris de classe : pratiques et représentations, Claude Grignon                  21

Mépris de classe et hiérarchie sociale........................................................... 21

Le mépris dans les relations............................................................................. 27

Le mépris dans les représentations............................................................... 32

Chapitre 2. « Mépris et dignité : un couple infernal ». Entretien avec Gérard Noiriel, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet              37

Partie 2. Des représentations en actes

Chapitre 3. Le mépris de classe dans le monde du travail. Retour du refoulé ou impossible dissimulation, Nicolas Spire                55

Une brutalité superflue ?.................................................................................. 60

Modes d’expression du mépris de classe dans le monde du travail....... 67

Des hauts fonctionnaires parisiens......................................................... 68

Un contresens opportun........................................................................... 69

Violence des interactions et connivence de classe............................. 70

Pourquoi ce mépris ? ........................................................................................ 71

Le mépris, entre erreur et fantasme : un fruit de l’imagination ?..... 72

Le mépris de classe comme affection du corps.................................... 76

Le mépris de classe, réaction à un risque de diminution de la puissance d’agir     78

Conclusion 79

Chapitre 4. Racialisation des rapports ­sociaux et mépris de classe, Pierre-Emmanuel Sorignet      81

Mise en concurrence et conflits entre ouvrières. Les « anciennes » contre les « jeunes » ?           86

Les Jeunes au travail................................................................................... 89

Racialisation du conflit et mépris de classe................................................. 93

La dévaluation de la figure ouvrière....................................................... 93

L’insulte raciste............................................................................................ 98

La racialisation des rapports sociaux par la direction..................... 100

Un mépris de classe qui s’ignore.................................................................. 102

Chapitre 5. Le « problème des Blacks ». Sur le « racisme » dans le football ­professionnel, Frédéric Rasera     105

Les « Blacks » : une catégorie indigène ...................................................... 108

La défense d’un ethos professionnel .......................................................... 114

Trouver un joueur pour « encadrer les Blacks »....................................... 120

Conclusion 125

Chapitre 6. Le candidat ouvrier, les journalistes et les savants. Sur le « racisme de classe », Éric Darras           127

Habilitations et auto-habilitation d’une candidature ouvrière............ 130

Trois degrés de stigmatisation ..................................................................... 136

L’expression minuscule mais décisive d’une solidarité de classe.. 140

Face à l’ouvriérisme et à l’ironie............................................................ 142

Le retournement du stigmate....................................................................... 144

Conclusion 147

Partie 3. Interactions et rapports de force

Chapitre 7. Un ouvrier qui s’expose, Nicolas Renahy..................................... 153

Une angoisse originelle.................................................................................. 155

Un charisme populaire................................................................................... 161

« Se libérer », s’exposer................................................................................... 163

Se préserver....................................................................................................... 169

Tarir une « soif du travail »..................................................................... 169

« Descendre de l’échelle » et « voyager gratos »................................. 171

Un quant-à-soi désarmé face au mépris de classe................................... 175

Conclusion 178

Tableau : Résumé de la trajectoire de Sébastien et séquences de notre relation           180

Chapitre 8. Résister au mépris de classe. Protections collectives et ­contestations discrètes des ­employés du luxe, Amélie Beaumont        183

Les expressions du mépris comme conséquence de l’organisation de l’hôtel                185

Les rapports sociaux de service dans l’hôtellerie de luxe................ 186

Signifier quotidiennement la hiérarchie ou les formes routinisées du mépris de classe        188

Au-delà du mépris routinisé : quand la prestation ne correspond pas aux attentes des clients             192

Les résistances discrètes des employés...................................................... 196

Rationaliser et minimiser les atteintes à sa dignité.......................... 197

Externaliser son mécontentement aux collègues et revaloriser son rôle                 200

Dénier aux clients un service illimité................................................... 203

Surjouer le service pour former les clients à la politesse et prévenir le mépris de classe        205

Conclusion........................................................................................................ 207

 Chapitre 9. Expressions du mépris de classe. Les infirmières scolaires et leurs publics, Philippe Longchamp 211

Une position spécifique au sein de la profession infirmière.................. 213

Le rapport à la santé des infirmières scolaires.......................................... 215

Face aux classes populaires........................................................................... 218

Face aux fractions économiques des classes supérieures...................... 225

Conclusion 230

Chapitre 10. Produire et éprouver le mépris de classe. Les ouvriers de la propreté urbaine, Hugo Bret            233

Travailler dans les quartiers populaires : se proteger du « haut », se démarquer du « bas »         237

L’effet protecteur de l’entre-soi............................................................. 237

« Ici, c’est des sauvages ! » : la stigmatisation ordinaire des habitants des « cités » 240

Travailler dans les quartiers bourgeois : s’y faire une place et s’y plaire, malgré tout   245

Se faire une place dans les beaux quartiers........................................ 245

« Le monsieur balaye parce qu’il n’est pas directeur comme papa » : l’épreuve de la distance sociale 249

Maintenir les distances........................................................................... 252

Conclusion 256

Chapitre 11. Le mépris de classe dans la vie quotidienne des pompiers, Romain Pudal    261

Le mépris de classe en contexte professionnel......................................... 265

Un uniforme qui uniformise.................................................................. 265

Le monde des « code-barres »............................................................... 267

Un entre-soi de dominés......................................................................... 269

Les « Cassoc’ », figure repoussoir.......................................................... 274

Lutte des classes, lutte de valeurs ................................................................ 276

Un ordre genré.......................................................................................... 277

Le racisme ordinaire et ses interprétations........................................ 280

Être « l’intello de service »....................................................................... 283

Conclusion 285

Postface. Sociogenèse, modalités et effets du « mépris de classe », Gérard Mauger            289

Le champ lexical du mépris de classe......................................................... 290

Mépris de classe et domination............................................................ 290

Mépris de classe et « violence symbolique »....................................... 291

Mépris de classe, racisme de classe et racisme.................................. 292

Sociogenèse du mépris de classe................................................................. 293

Hiérarchies, distance sociale et mépris de classe.............................. 293

Un mépris de classe « de bas en haut » ?............................................. 295

Modalités du mépris de classe...................................................................... 296

Effets du mépris de classe.............................................................................. 298

Conclusion               300

 

lundi 15 février 2021

L'épreuve de la discrimination . Enquête dans les quartiers populaires

 


L'épreuve de la discrimination
Enquête dans les quartiers populaires
Julien Talpin
Hélène Balazard
Marion Carrel
Samir Hadj Belgacem
Sümbül Kaya
Anaïk Purenne
Guillaume Roux
PUF
2021


Présentation de l'éditeur
La France n’a pas encore pleinement pris la mesure de l’ampleur et des incidences du racisme et des discriminations qui la déchirent. Des millions d’individus, notamment issus de l’immigration postcoloniale, subissent au quotidien micro-agressions et stigmatisation. Ils voient leurs opportunités d’ascension sociale entravée, leurs vies écourtées. Ces épreuves suscitent bien souvent colère et sentiments d’injustice. Elles poussent parfois à l’engagement des personnes qui n’y étaient pas disposées. 
À partir d’une enquête inédite dans plusieurs quartiers populaires en France et en Amérique du Nord, ce livre démontre les conséquences du déni de reconnaissance qui entoure les discriminations : dépression, exil, repli sur soi… Au regard du drame silencieux qui s’opère sous nos yeux, il invite à une prise de conscience collective. 
Mais le racisme suscite aussi des conséquences plus positives : une jeunesse se lève face aux violences policières, se mobilise dans des associations ou investit les partis politiques, en développant des savoirs et savoir-faire nouveaux, et par là son pouvoir d’agir. Peut-être est-ce l’émergence d’une nouvelle génération militante, engagée dans des luttes pour l’égalité ?
Julien Talpin (dir.) est chercheur au CNRS et co-directeur du GIS Démocratie et Participation. Ses recherches portent sur l’engagement dans les quartiers populaires. Il est notamment l'auteur de Community Organizing. De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux Etats-Unis (Raisons d’agir, 2016). 
 

 

jeudi 11 février 2021

Rose-Marie Lagrave, Se ressaisir Enquête autobiographique d’une transfuge de classe féministe

 

 

Rose-Marie Lagrave

Se ressaisir 

Enquête autobiographique d’une transfuge de classe féministe 

La Découverte

L'envers des faits

2021



Présentation de l'éditeur

Du genre autobiographique, on connaissait les récits sans enquête et les ego-histoires de « grands hommes » ; dans les sciences sociales, les enquêtes sur des proches tenus à distance par l’effacement de soi. Renouant avec l’ambition d’une sociologie sensible et réflexive, Rose-Marie Lagrave propose un nouveau type de socioanalyse : l’enquête autobiographique.
Ressaisissant son parcours en sociologue et en féministe, elle remet en cause les récits dominants sur la méritocratie, les stéréotypes associés aux transfuges de classe, le mythe d’un « ascenseur social » décollant par la grâce de talents ou de dons exceptionnels. Cet ouvrage retrace une migration sociale faite de multiples aléas et bifurcations, où domination de classe et domination de genre s’entremêlent : le parcours d’une fille de famille nombreuse, enracinée en milieu rural, que rien ne prédestinait à s’asseoir sur les bancs de la Sorbonne puis à devenir directrice d’études à l’EHESS, où elle croise notamment les chemins de Michelle Perrot, Françoise Héritier, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron.
Mobilisant un vaste corpus théorique et littéraire, Rose-Marie Lagrave ouvre sa malle à archives et la boîte à souvenirs. De ses expériences de boursière à ses engagements au MLF et sa pratique du métier de sociologue, elle exhume et interroge les traces des rencontres qui l’ont construite. Parvenue à l’heure des bilans, cette passeuse de frontières et de savoirs questionne avec la même ténacité la vieillesse et la mort.
Contre les injonctions de « réussir » et de « rester soi », ce livre invite à imaginer de nouvelles formes d’émancipation par la socioanalyse : se ressaisir, c’est acquérir un pouvoir d’agir, commun aux transfuges de classe et aux féministes, permettant de critiquer les hiérarchies sociales et de les transgresser.  

Rose-Marie Lagrave est sociologue, directrice d’études à l’EHESS. Ses travaux portent sur la littérature paysanne, les agricultrices, et la fin du communisme dans les pays de l’Europe centrale. Elle a cofondé, en 2004, le master « Genre, politique et sexualités » de l’EHESS.