« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)

vendredi 20 septembre 2019

en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de Durkheim, de Weber, de Mauss et de Halbwachs





Pierre Bourdieu, à propos de 
Durkheim, de Weber, de Mauss et de Halbwachs





(Cette liste de publications  sera mise à jour au fur et à mesure,  Gilbert Quélennec)
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With Weber Against Weber: In Conversation With Pierre Bourdieu, Franz Schultheis, and Andreas Pfeuffer, Translated by Simon Susen. In The Legacy of Pierre Bourdieu: Critical Essays (pp. 111-124). London: Anthem Press, Original Publication: Pierre Bourdieu, ‘Mit Weber gegen Weber: Pierre Bourdieu im Gespräch’, in Pierre Bourdieu, Das religiöse Feld. Texte zur Ökonomie des Heilsgeschehens (herausgegeben von Franz Schultheis, Andreas Pfeuffer und Stephan Egger, übersetzt von Stephan Egger, Konstanz: Universitätsverlag Konstanz, 2000), pp. 111–129. The
interview was conducted by Franz Schultheis and Andreas Pfeuffer and took place in a café on Boulevard Saint-Germain in Paris in the spring of 1999.

 
Marcel Mauss, aujourd’hui, Sociologie et sociétés, Volume 36, numéro 2, Automne 2004, p. 15-22. Une communication de Pierre Bourdieu sous forme d’hommage à Marcel Mauss prononcée à l’occasion du colloque sur « L’héritage de Marcel Mauss », organisé au Collège de France, à Paris, le 15 mai 1997.


L'assassinat de Maurice Halbwachs, in Visages de la Résistance, dossier de la revue La Liberté de l'esprit, no 16, automne 1987

 

 

 

mercredi 18 septembre 2019

audio: Antoine Lilti, L’héritage des Lumières. Ambivalences de la modernité


Chemins d'histoire,  par Luc Daireaux
Radio Clype
15 septembre 2019



Antoine Lilti
L’héritage des Lumières 
Ambivalences de la modernité
Ehess-Gallimard-Seuil
Hautes Études
2019


Présentation de l'éditeur
Les Lumières sont souvent invoquées dans l’espace public comme un combat contre l’obscurantisme, combat qu’il s’agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné.
Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n’ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d’autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu’un prêt-à-penser rassurant.
Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd’hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l’esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique postcoloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L’Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d’un mouvement qu’il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.

Antoine Lilti est directeur d'études à l'EHESS depuis 2011. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé et docteur en histoire, il a dirigé la revue Annales, histoire, sciences sociales de 2006 à 2011. Ses travaux portent sur l'histoire sociale et culturelle du XVIIIe siècle. Il a publié deux ouvrages : Le Monde des salons. Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle (Fayard, 2005) et Figures publiques. L'invention de la célébrité (Fayard, 2014).



lundi 16 septembre 2019

vidéo: Maurice Olender présente "Anthropologie structurale zéro" de Claude Lévi-Strauss







Claude Lévi-Strauss
Anthropologie structurale zéro
Seuil 
La Librairie du XXIe siècle 
2019


Présentation de l'éditeur
Marqué par l’expérience de l’exil, ce volume témoigne d’un moment à la fois biographique et historique au cours duquel, comme nombre d’artistes et savants juifs européens, Claude Lévi-Strauss est réfugié à New York. Écrits entre 1941 et 1947, alors qu’il n’a pas encore délaissé ses réflexions politiques, les dix-sept chapitres de ce livre restituent une préhistoire de l’anthropologie structurale.
Ces années américaines sont aussi celles de la prise de conscience de catastrophes historiques irrémédiables : l’extermination des Indiens d’Amérique, le génocide des Juifs d’Europe. À partir des années 1950, l’anthropologie de Lévi-Strauss semble sourdement travaillée par le souvenir et la possibilité de la Shoah, qui n’est jamais nommée.
L’idée de « signifiantzéro» est au fondement même du structuralisme. Parler d’Anthropologie structurale zéro, c’est donc revenir à la source d’une pensée qui a bouleversé notre conception de l’humain. Mais cette préhistoire des Anthropologies structurales un et deux souligne aussi le sentiment de tabula rasa qui animait leur auteur au sortir de la guerre et le projet – partagé avec d’autres – d’un recommencement civilisationnel sur des bases nouvelles.



 

samedi 14 septembre 2019

en ligne: Pierre Bourdieu, La noblesse : capital social et capital symbolique




Postface , p. 385-397 , dans 
Anciennes et nouvelles aristocraties, de 1880 à nos jours. Sous la direction de Didier Lancien et Monique de Saint-Martin, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2007
(Issu d'un colloque organisé à Toulouse du 21 au 24 septembre 1994)




jeudi 12 septembre 2019

Anne-Marie Thiesse, La fabrique de l’écrivain national. Entre littérature et politique


Anne-Marie Thiesse
La fabrique de l’écrivain national
Entre littérature et politique
Gallimard  
Bibliothèque des Histoires
2019


Présentation de l'éditeur
Qu’est-ce qu’un écrivain national? Créateur individuel et représentant reconnu d’une identité collective, il est l’incarnation d’une image de la nation par son œuvre et par sa personne entre littérature et politique. Anne-Marie Thiesse est partie à la recherche de cette figure éminente, évidente, et de définition pourtant incertaine. Entre Sartre, Malraux et Camus, quel est l’écrivain national?
«Nation littéraire» entre toutes, la France est sans doute celle qui a développé le rapport le plus étroit entre le littéraire et le national. Mais dans tous les pays, depuis les mouvements révolutionnaires européens du XIXe siècle jusqu’aux mouvements d’émancipation anticolonialistes, la littérature s’est vu reconnaître un rôle de premier plan dans les affrontements idéologiques. Mobilisés dans les guerres et les luttes de résistance comme éveilleurs et formateurs de la conscience nationale, les écrivains sont en période de paix l’objet d’un culte qu’entretiennent les musées, les ventes de manuscrits, les monuments funéraires et autres institutions culturelles. La reconnaissance internationale par le prix Nobel notamment est une forme de consécration de l’écrivain national.
Aujourd’hui, la mondialisation et les pratiques nouvelles de la numérisation vont-elles abolir cette figure familière de la tradition nationale ou plutôt la métamorphoser? 

Extrait


mercredi 11 septembre 2019

audio: Gérard Noiriel, Le venin dans la plume. Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République



audio: Gérard Noiriel, Le venin dans la plume. Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République
L'Invité(e) des Matins par Guillaume Erner, le 09/09/2019



Gérard Noiriel
Le venin dans la plume
Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République 
La Découverte
L'envers des faits
2019

Présentation de l'éditeur
La place qu’occupe Éric Zemmour dans le champ médiatique et dans l’espace public français suscite l’inquiétude et la consternation de bon nombre de citoyens. Comment un pamphlétaire qui alimente constamment des polémiques par ses propos racistes, sexistes, homophobes, condamné à plusieurs reprises par la justice, a-t-il pu acquérir une telle audience ?
Pour comprendre ce phénomène, ce livre replace le cas Zemmour dans une perspective historique qui prend comme point de départ les années 1880, période où se mettent en place les institutions démocratiques qui nous gouvernent encore aujourd’hui. Ce faisant, il met en regard le parcours d’Éric Zemmour et celui d’Édouard Drumont, le chef de file du camp antisémite à la fin du xixe siècle. Car les deux hommes ont chacun à leur époque su exploiter un contexte favorable à leur combat idéologique. Issus des milieux populaires et avides de revanche sociale, tous deux ont acquis leur notoriété pendant des périodes de crise économique et sociale, marquées par un fort désenchantement à l’égard du système parlementaire.
Dans ce saisissant portrait croisé, Gérard Noiriel analyse les trajectoires et les écrits de ces deux polémistes, en s’intéressant aux cibles qu’ils privilégient (étrangers, femmes, intellectuels de gauche, etc.) et en insistant sur les formes différentes que ces discours ont prises au cours du temps (car la législation interdit aujourd’hui de proférer des insultes aussi violentes que celles de Drumont). L’historien met ainsi en lumière une matrice du discours réactionnaire, et propose quelques pistes pour alimenter la réflexion de ceux qui cherchent aujourd’hui à combattre efficacement cette démagogie populiste.  
Gérard Noiriel est historien, directeur d’études à l’EHESS, et auteur de nombreux livres sur l’histoire sur l’histoire de l’immigration en France, sur le racisme, sur l’histoire de la classe ouvrière et sur les questions interdisciplinaires et épistémologiques en histoire.