Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



samedi 13 octobre 2018

Regards Sociologiques, n° 47-48, « Sur Pierre Bourdieu »

Regards Sociologiques, n° 47-48, « Sur Pierre Bourdieu »
Simon Borja, Christian de Montlibert (dir.)
Strasbourg, Association Regards sociologiques
2018


Sommaire
Dossier : sur Pierre Bourdieu
– Remi Lenoir – Le dit et l’écrit chez Pierre Bourdieu : sur l’édition en cours de Bourdieu au Collège de France
– Patrick ChampagneLe problème de la domination chez Pierre Bourdieu dans Sur l’Etat 
Document : Pierre Bourdieu (intervention retranscrite par Rémi Lenoir) – Crise de l’Etat ou crise des agents de l’Etat
– Gérard MaugerSur les représentations des classes populaires: de Marx à Bourdieu
– Rémi Lenoir« Qu’est-ce que lire un auteur ? » : la lecture de loeuvre de Marcel Mauss par Pierre Bourdieu
– Gaspard Fontbonne – Bourdieu lecteur de Wittgenstein
Document : Pierre Bourdieu (réponses retranscrites par Lucien Braun) – Réponses improvisées de Pierre Bourdieu aux Presses Universitaires de Strasbourg
– Rémi Lenoir La notion de capital social dans l’oeuvre de Pierre Bourdieu
– Louis Pinto En quel sens la sociologie de Pierre Bourdieu peut-elle être dite critique ?
Document : Andréa Rapini Spatialiser Pierre Bourdieu en Algérie: terrain social, terrain d’enquête, terrain de guerre
– Christian de Montlibert L’en-deçà de la politique dans l’« oeuvre algérienne » ou les trois combats du jeune Pierre Bourdieu
Document : Jacque Budin s’entretient avec Tassadit YacineRetour sur l’Algérie au temps des camps de regroupement : souvenir d’un étudiant enquêteur dans l’équipe Bourdieu-Sayad
Varia
– Pierre Dias et Thierry RamadierL’espace géographique comme champ représentationnel : le cas des représentations socio-spatiales de Strasbourg


vendredi 12 octobre 2018

Sandrine Garcia, Le goût de l'effort. La construction familiale des dispositions scolaires


Sandrine Garcia
Le goût de l'effort
La construction familiale des dispositions scolaires
PUF
Education et société
2018
 
Présentation de l'éditeur
Quelles sont les pratiques d’accompagnement à la scolarité mises en œuvre dans les familles des classes moyennes ? C’est à cette question que vient répondre ce livre en montrant notamment que, contrairement au discours qu’elles tiennent et à un apparent respect des frontières entre les prérogatives éducatives de la famille et celles de l’école, ces familles sont dans l’ensemble très actives dans le domaine de la transmission des savoirs. Elles mettent en œuvre de véritables savoirs didactiques qui sont au principe de dispositions scolaires et d’apprentissages.
 
Sandrine Garcia est sociologue, professeure en sciences de l’éducation à l’université de Bourgogne. Elle est notamment l’auteure de Mères sous influence. De la cause des femmes à la cause des enfants (La Découverte, 2011), d’À l’école des dyslexiques. Naturaliser ou combattre l’échec scolaire (La Découverte, 2013) et avec Anne-Claudine Oller : Réapprendre à lire. De la querelle des méthodes à l’action pédagogique ( Seuil, 2015).
 
 
 
 

mercredi 10 octobre 2018

vidéo: Daniel Roche et Christophe Charle présentent L'EUROPE. Encyclopédie historique



L'EUROPE
Encyclopédie historique
Sous la direction de Christophe Charle et Daniel Roche
en collaboration avec
Paul Boulland, Christophe Duhamelle, Bruno Dumézil, Antoine Lilti,
Brigitte Marin , Stéphane Van Damme et Blaise Wilfert-Portal
Actes sud
2018

Présentation de l'éditeur
De la fin de l’Antiquité à nos jours circulent les cultures, se métissent les peuples, se transforment les sociétés, s’étendent les pouvoirs au sein d’une Europe aux dimensions variables selon les époques et ses rapports changeants avec le reste du monde.
L’Europe livre tous les éléments indispensables pour comprendre la multiplicité des strates, des conflits ou des échanges qui ont fait naître, déployé ou remodelé ce continent. Celui-ci cumule paradoxes et contradictions historiques : à la fois fort et faible, temporairement réuni ou profondément divisé ; y alternent phases d’expansion et de repli, périodes de certitude et de supériorité proclamée et moments de dépression ou de décadence réelle ou supposée.
En ressort un portrait polyphonique et dynamique, raisonné et critique, d’une civilisation, une et plurielle, à bien des égards plus unie qu’on ne le croit, dont l’histoire tour à tour exalte, instruit ou désespère.
Ce faisant, L’Europe offre le guide d’exploration nécessaire au moment crucial que nous traversons :
– une organisation des savoirs à la fois chronologique et thématique ;
– une présentation des cultures matérielles et immatérielles ;
– la diversité spatiale et temporelle des Europes ;
– la pluralité productive des approches historiques : intellectuelle, politique, économique, sociale, technique, religieuse, culturelle, symbolique ;
– la contribution multinationale de plus de 430 spécialistes.



mardi 9 octobre 2018

vidéo: Frédéric Lordon, La Condition anarchique. Affects et institutions de la valeur

Frédéric Lordon
La Condition anarchique  
Affects et institutions de la valeur
Seuil
L'Ordre philosophique
2018
Présentation de l'éditeur
Disons les choses d’emblée : la condition anarchique ici n’a rien à voir avec l’anarchisme qui intéresse la théorie politique. Lue étymologiquement, comme absence de fondement, an-arkhé, elle est le concept central d’une axiologie générale et critique. Générale parce qu’elle prend au sérieux qu’on parle de « valeur » à propos de choses aussi différentes que l’économie, la morale, l’esthétique, ou toutes les formes de grandeur, et qu’elle en cherche le principe commun. Critique parce qu’elle établit l’absence de valeur des valeurs, et pose alors la question de savoir comment tient une société qui ne tient à rien.
Aux deux questions, une même réponse : les affects collectifs. Ce sont les affects qui font la valeur dans tous les ordres de valeur. Ce sont les affects qui soutiennent la valeur là où il n’y a aucun ancrage. Dans la condition anarchique, la société n’a que ses propres passions pour s’aider à méconnaître qu’elle ne vit jamais que suspendue à elle-même.
Frédéric Lordon est chercheur en philosophie au CNRS. Sous le programme d’un « structuralisme des passions », il s’intéresse aux usages de la philosophie de Spinoza en sciences sociales. Il a publié, entre autres, Capitalisme, désir et servitude (La Fabrique, 2010), Imperium (La Fabrique, 2015) et Les Affects de la politique (Seuil, 2016)
 

lundi 8 octobre 2018

vidéo: Maud Simonet, Travail gratuit : la nouvelle exploitation ?

Maud Simonet
Travail gratuit : 
la nouvelle exploitation ?
Textuel
Idées-débats
2018
Présentation de l'éditeur
Éclairage critique sur les frontières entre bénévolat, volontariat et salariat.
Qu’y a-t-il de commun entre une bénévole chargée des activités périscolaires dans une école, une allocataire de l’aide sociale qui nettoie les parcs de New York ou le rédacteur d’un blog en ligne?
Des milliers d’heures de travail exercées gratuitement pour faire fonctionner associations, services publics et entreprises.
Que nous apprennent ces différentes formes « citoyennes » et « numériques » de travail gratuit? À qui profite-t-elles et qui y est assigné?
En repartant des grandes leçons de l’analyse féministe du travail domestique, et en se fondant sur plusieurs enquêtes de terrain menées en France et aux États-Unis, Maud Simonet propose une approche critique du travail par sa face gratuite. Elle analyse ces formes d’exploitation qui se développent au nom de l’amour, de la passion ou de la citoyenneté et participent à la néolibéralisation du travail dans les mondes publics et privés.

Maud Simonet est chargée de recherches en sociologie au CNRS et directrice de l’IDHES-Nanterre. Elle a publié Le travail bénévole. Engagement citoyen ou travail gratuit? (La Dispute, 2010) et Who Cleans the Park? Public work and Urban Governance in New York City, avec John Krinsky (Presses de l’Université de Chicago).

samedi 6 octobre 2018

Bourdieu et les disciplines, Sous la direction de Stéphane Dufoix & Christian Laval

 
Bourdieu et les disciplines
Sous la direction de Stéphane Dufoix & Christian Laval
  P.U.Paris Nanterre
 Le social et le politique
2018 
Disponible le 20 octobre
 
 
 
Présentation de l'éditeur
 Le présent ouvrage, qui est issu d'un séminaire du Laboratoire Sophiapol de l'université de Nanterre, s’attache aux rapports de Pierre Bourdieu à plusieurs espaces académiques (philosophie, économie, histoire, psychologie, histoire de l’art, sociologie) sans perdre de vue la question complexe de la réception de ses travaux par les chercheurs de ces différentes disciplines. Sans prétention aucune à l’exhaustivité, il tente de rendre compte de la complexité d’une trajectoire académique singulière qui, dès le début des années 1960, a entamé un dialogue souvent conflictuel avec les traditions disciplinaires existantes.


Sommaire

Première partie : Pierre Bourdieu et les disciplines
Chapitre 1
Claude Gautier : Sociologie et philosophie chez Pierre Bourdieu : l'exemple de la critique de l'intellectualisme
Chapitre 2
Hervé Oulc'hen : Bourdieu et l'économie
Chapitre 3
Stéphane Dufoix : Le motif dans le tapis. L'histoire dans le travail de Pierre Bourdieu
Chapitre 4
Claire Pagès : Bourdieu et la « psychologie des profondeurs
Chapitre 5
Barbara Carnevali : Bourdieu et l’esthétique
Deuxième partie : Pierre Bourdieu et la sociologie
Chapitre 6
Pierre Clément : Pierre Bourdieu et la sociologie de l’éducation
Chapitre 7
Monique de Saint Martin : Pierre Bourdieu, et les enquêtes en sociologie de l’éducation
Chapitre 8
Alain Quemin : Pierre Bourdieu, la sociologie de l’art et de la culture... et les sociologues du domaine
Chapitre 9
Frédéric Lebaron : Pierre Bourdieu et les dynamiques du champ du pouvoir
Chapitre 10
Franck Poupeau : Pierre Bourdieu et l’impensé de l’État colonial
 
 
 
 
 
 

jeudi 4 octobre 2018

Tristan Leperlier, Algérie, les écrivains de la décennie noire


Tristan Leperlier
Algérie, 
les écrivains de la décennie noire
CNRS
Culture & Société
2018


Présentation de l'éditeur
Il y a trente ans, en octobre 1988, le monde arabe connaissait son premier « Printemps » en Algérie, suivi d’une guerre civile d’une rare violence qui saigna le pays, par l’assassinat ou par l’exil, d’une grande partie de son intelligentsia. L’une des premières victimes, le poète et journaliste de langue française Tahar Djaout tomba, en 1993, sous les balles de djihadistes islamistes.
Entre études littéraires et sociologie des intellectuels, ce livre montre les conséquences de cette crise politique sur les écrivains algériens. Cette guerre civile a-t-elle été une guerre des langues, opposant anti-islamistes francophones soutenus par la France, et pro-islamistes arabophones, choc de civilisations qu’un certain discours de l’époque s’est plu à diffuser ? Il est vrai que l’ancienne puissance coloniale est redevenue à l’occasion de cette « décennie noire » un espace central pour l’exil, le débat politique, et la reconnaissance littéraire des Algériens. C’est plus largement la place de ces écrivains dans les sociétés algérienne et française qui est interrogée.
Exceptionnelle par l’ampleur et la diversité de ses sources, cette étude s’adresse aux lecteurs curieux de découvrir une littérature à la fois si proche et lointaine (de langue française ou arabe : Rachid Boudjedra, Mohammed Dib, Assia Djebar, Tahar Ouettar…) ; et qu’intéressent les enjeux particulièrement actuels de l’engagement politique en période de censure religieuse, de migrations intellectuelles, et d’identités postcoloniales à l’heure de la mondialisation.

Normalien et docteur en sociologie et littérature, Tristan Leperlier est chercheur associé au Centre européen de sociologie et de science politique (EHESS-CNRS) et au laboratoire Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité (Paris III-CNRS).