« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)

jeudi 21 mars 2019

Élodie Lemaire, L'oeil sécuritaire. Mythes et réalités de la vidéosurveillance


Élodie Lemaire
L'oeil sécuritaire
Mythes et réalités de la vidéosurveillance 
La Découverte
L'envers des faits
2019


Présentation de l'éditeur
Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d’encre. Or les prismes dominants (sécuritéversus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif.
Dans ce récit d’enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Élodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet œil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l’auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d’être conformes à sa réputation de « couteau suisse de la sécurité » ou de « reine des preuves ». Mais ces limites cachent d’autres dérives bien réelles, comme la banalisation d’une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.  

Élodie Lemaire, sociologue, maîtresse de conférences à l'université de Picardie Jules-Verne et chercheuse au Centre universitaire de recherches sur l'action publique et le politique - épistémologie et sciences sociales (CURAPP-ESS), mène depuis une quinzaine d'années ses recherches dans le domaine de la sécurité et de la justice.
 



 

mercredi 20 mars 2019

Juan Dukuen, Habitus y dominación en la antropología de Pierre Bourdieu. Una crítica desde la fenomenología de Maurice Merleau-Ponty



Juan Dukuen
Habitus y dominación en la antropología de Pierre Bourdieu
Una crítica desde la fenomenología de Maurice Merleau-Ponty
Editorial Biblos (Buenos Aires) 
Investigaciones y ensayos
2018

Présentation de l'éditeur
Juan Dukuen presenta su obra como un desafío para una lectura creativa del pensamiento de Pierre Bourdieu situándose desde una perspectiva fenomenológica, en particular, la de Maurice Merleau-Ponty, y lo hace bajo la consigna de “volver a los textos mismos”. Con prudencia y coraje, el autor ha sabido interpretar no solo los motivos centrales de la obra de Bourdieu, sino también cuestiones que emergen de la situación de los conocimientos científicos y filosóficos. Más precisamente, la fuerza de la empresa que Juan Dukuen lleva a cabo reside en confrontar su hipótesis con la complejidad de los textos bourdianos para ofrecerle al lector una propuesta novedosa y poco estudiada en los ámbitos universitarios, esto es, “una concepción antropológica de la práctica de orientación fenomenológica”. El esfuerzo llevado a cabo en esta obra responde al intento de repensar un problema difícil y de hacerlo en la situación histórica actual. La exposición que “vuelve a los textos” no renuncia a complementarse con la crítica y alcanza a través de esta complementariedad la posibilidad de incorporar una interpretación que enriquece el pensamiento de Pierre Bourdieu.  

Juan Dukuen, Doctor en Ciencias Sociales (UBA), investigador del Conicet y docente de la Facultad de Ciencias Sociales (UBA). Estudia la relación entre la antropología de Bourdieu y la fenomenología de Merleau-Ponty y la formación de disposiciones morales y políticas en jóvenes escolarizados de clases altas. Ha publicado el libro Las astucias del poder simbólico (2010). 


samedi 16 mars 2019

Bourdieu: "Hace muchos años dijeron que yo exageraba porque expliqué en una conferencia que si continuaban practicando la agricultura actual desaparecerían las diferencias. Borgoña sería lo mismo que Bordeaux, y hasta los vinos terminarían pareciéndose." (Entrevista de Martín Granovsky; en Pagina 12, Buenos Aires, 10 junio 2001)


"–¿En qué perjudica la mundialización?
–Hace muchos años dijeron que yo exageraba porque expliqué en una conferencia que si continuaban practicando la agricultura actual desaparecerían las diferencias. Borgoña sería lo mismo que Bordeaux, y hasta los vinos terminarían pareciéndose.
–¿Cómo sucedería eso? 
–Por la destrucción de la capa superficial de la tierra. Bueno, resulta que eso empezó a pasar. La gente pregunta: ¿ahora qué hacemos? Les contesto: reconstruyamos el suelo, pongamos gusanos.
–¿Por qué le interesa tanto mantener las diferencias?
–Porque sería una lástima perderlas.
–¿Por qué un francés debería preocuparse tanto como usted de conservar las diferencias entre Borgoña y Bordeaux?
–Porque en la diferencia está el gusto. A más diferencia, más gusto. ¿Acaso a alguien le gusta comer un solo tipo de manzana?
–Usted dice que presentar la mundialización como algo fatal es un acto deliberado. ¿Cómo podría generarse una oposición a los efectos más dañinos de la mundialización? ¿Quiénes deberían empezar?
–Los que se den cuenta de los costos escondidos de la ganancia maximizada. Antes en los Estados Unidos decían: “Lo que es bueno para Ford, es bueno para los norteamericanos”. Ahora en todo el mundo se dice: “Lo que es bueno para la economía es bueno para todos”. Y no es así. No hay provecho para todos."
Lire l'entretien complet: Pierre Bourdieu, Entrevista de Martín Granovsky; LA GLOBALIZACIÓN SEGÚN BORDIEU, en Pagina 12, Buenos Aires, 10 junio 2001.



vendredi 15 mars 2019

Stéphane Olivesi, Des vins et des hommes. Une économie symbolique du goût



Stéphane Olivesi
Des vins et des hommes
Une économie symbolique du goût
P.U. de Grenoble
2018


Présentation de l'éditeur
Qui « fait » le vin aujourd’hui ? Qui en définit le goût, la typicité ? Comment en apprécie-t-on la qualité et la valeur marchande ? Comment les classements, les marques, les labels structurent-ils production et consommation ?

Des enquêtes menées auprès de différentes catégories d’acteurs (producteurs, oenologues, représentants de la profession, critiques, etc.) tentent d’apporter des éléments de réponse à ces questions.
Dans un contexte caractérisé d’abord par l’emprise du marketing et de la communication, il ressort que ce sont moins les vignerons qui font symboliquement le vin que d’autres catégories d’acteurs qui définissent ce qui se vend et le goût de ce qu’il s’agit de produire… L’ouvrage sonde ainsi les rationalisations oenologiques et marchandes de la production. Il analyse également les formes de résistance qu’elles ont engendrées autour du bio, de la biodynamie, des vins « nature »… Ces dernières s’interprètent comme l’expression de nouveaux modes de consommation mais aussi comme la volonté de certains vignerons de se réapproprier la fabrique du vin, non sans induire une agonistique du goût et de ses hiérarchies marchandes. 
Stéphane Olivesi est professeur en sciences de l’information et de la communication. Il enseigne dans le cadre de la Faculté de droit et de science politique de l’Université Versailles Saint-Quentin (Paris-Saclay) et développe ses travaux de recherche au sein du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines.



jeudi 14 mars 2019

vidéo: Sidonie Naulin, Des mots à la bouche. Le journalisme gastronomique en France







Sidonie Naulin
Des mots à la bouche
Le journalisme gastronomique en France
P.U.François-Rabelais
Tables des Hommes
2017

Présentation de l'éditeur
Le livre retrace l’histoire du journalisme gastronomique depuis sa naissance au XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Il s’attache à analyser le marché contemporain de la presse gastronomique et ses transformations liées notamment à l’émergence du discours concurrent des blogueurs culinaires. Les carrières, compétences et manières de travailler des journalistes gastronomiques permettent quant à elles de rendre compte des types de contenus médiatiques produits et l’analyse du parcours de journalistes renommés autorise à saisir les modes de différenciation professionnelle dans le domaine du journalisme gastronomique. Plonger dans les cuisines du journalisme gastronomiques offre un nouvel éclairage sur la construction des dispositifs d’intermédiation marchande et culturelle.
Normalienne et agrégée de sciences sociales, Sidonie Naulin est maître de conférences en sociologie à Sciences Po Grenoble et chercheuse au laboratoire Pacte.