« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


mercredi 15 juillet 2026

Savoir/Agir, N° 68, Des élites contre l'écologie

 

 

 

Savoir/Agir, N° 68, Des élites contre l'écologie

du Croquant

2026

 

Présentation de l'éditeur

En 2015, la revue Savoir/Agir publiait un dossier consacré à « l’urgence écologique ». Dix ans plus tard, l’urgence s’est accélérée. Le présent dossier propose de saisir les façons dont l’écologie est (mal)menée par une catégorie sociale singulière d’acteurs et actrices : les élites.

Des pratiques de direction d’entreprise aux styles de vie, les élites sont tantôt louées, tantôt dénoncées pour leur rôle dans les problématiques écologiques. Les différentes contributions offrent, à partir de terrains bien différents, un panorama contemporain de différentes élites « contre » l’écologie, le terme « contre » étant ici entendu dans une double dimension : celle d’une proximité (faisant de l’écologie vertu, voire opportunité) et celle d’un contournement de la question écologique, voire d’une opposition à celle-ci (considérant l’écologie comme une contrainte).

 

Dossier - Des élites contre l’écologie 

Pages 1 à 8  Présentation. Par Christophe Birolini, Michel Koebel et Sophie Louey 

Pages 9 à 21 Se convertir au sérieux commercial L’entrepreneuriat écologique comme espace de légitimation de l’accumulation capitaliste. Par Maud Hetzel 

Pages 23 à 38  « Look at my beautiful car ! ». Rapport à l’environnement et enjeux de classement chez les élites de l’eau en Afrique australe. Par Paul-Malo Winsback 

Pages 39 à 53  Une « transition » (contre) réformatrice d’élites locales. Réformer l’action publique écologique à l’échelle métropolitaine. Par Louise Edrei 

Pages 55 à 68 Les travailleurs de l’eau et leurs indicateurs. L’écologie diluée dans des impératifs de production. Par Elvire Danchin 

Pages 69 à 82 De la finance « verte » ? L’encadrement des pratiques d’investissement responsables dans les formations en finance. Par Lisa Laurence 

Pages 83 à 96  Le changement de façade des « grandes écoles » françaises. Un cas de récupération institutionnelle des revendications écologiques. Par Christophe Birolini, Walkens Sainval et Margaux Trarieux 

Pages 97 à 111  Tenir la plume, atteindre le ministre, incarner les firmes. Quand le patronat organisé contribue à affaiblir la Charte de l’environnement. Par Maxime Royoux 

Pages 113 à 130  La FNSEA face aux enjeux écologiques. Stratégies d’expertise et de légitimation d’une agriculture conventionnelle Par Estelle Smessaert 

Pages 131 à 148 Le populisme de marché contre les luttes progressistes. Esquisse de l’idéologie des élites publicitaires. Par Keyvan Ghorbanzadeh 

Pages 149 à 170  Tech et environnement aux États-Unis. Un processus de délégitimation. Par Olivier Alexandre, Antoine Houssard et Céline Vaslin 

Pages 171 à 187  La philanthropie élitaire et les contradictions de son action écologique. Le cas de la fondation Luma à Arles. Par Gwendal Simon 

Pages 189 à 208 Grand entretien avec Édouard Morena. Entretien avec Edouard Morena. Propos recueillis par Christophe Birolini, Sophie Louey 

Idées 

Pages 209 à 225 Faut-il évaluer les évaluateurs ? Par Louis Pinto 

Pédagogie 

Pages 227 à 244  Un embargo théorique sur le concept de classe sociale. Par Gérard Mauger 

Chroniques du monde 

Pages 245 à 260 Salaires impayés, vie dure et domination au Cameroun. L’éthique du « au moins il y a » Par Patrick Dieudonné Belinga Ondoua 

Varia 

Pages 261 à 275  La fabrique des entrepreneurs de l’information. Les incubateurs de médias contre le journalisme. Par Jérôme Pacouret 

 Pages 277 à 293  L’assassinat de Jean Zay Par Christian de Montlibert 

 

samedi 4 juillet 2026

Actes de la recherche en sciences sociales, N° 262-263, Race en pratique(s)



 

Actes de la recherche en sciences sociales, N° 262-263, Race en pratique(s)

Seuil

2026 

 

 Présentation de l'éditeur

Alors que les sciences sociales françaises – et la sociologie bourdieusienne en particulier – ont montré depuis longtemps ce que les différentes manières d’agir, de parler, ou de se mouvoir devaient aux positions de classe, elles se sont peu intéressées à la façon dont les rapports sociaux de race s’incarnent dans les pratiques. Or, certaines pratiques sociales et certaines techniques du corps sont régulièrement associées, dans le langage courant, à des groupes raciaux : on entend, par exemple, parler de comportements « de Blanc », d’éducation « à l’asiatique », de « voix noire », etc. Ces qualificatifs s’appliquent parfois indépendamment du phénotype de celles et ceux dont on décrit les conduites ou les caractéristiques. Ce numéro prend ces qualifications au sérieux et propose d’interroger, à travers des enquêtes empiriques, la production sociale des pratiques racialisées. Il en propose un double éclairage. Il revient, d’une part, sur la manière dont les pratiques orientent les mécanismes d’assignation raciale. D’autre part (et réciproquement), il montre comment les positions raciales peuvent façonner, à travers des logiques de socialisation, des façons d’être au monde qui sont dès lors perçues comme raciales. Ce volume comprend cinq contributions issues de différentes disciplines (sociologie, histoire et géographie), portant sur des espaces nationaux divers (États-Unis, France, Danemark-Groenland) et examinant des espaces sociaux variés (famille, école, sphère professionnelle). Il se conclut par un entretien avec la romancière et poétesse afro-descendante Seynabou Sonko, avec laquelle nous abordons la façon dont la race est pensée et mise en mot dans le champ littéraire. Enfin, un dernier article (hors thème) analyse comment le new public management se déploie dans un espace professionnel a priori réfractaire à ses principes : le secteur du médico-social.

 

Sommaire
6 Vers une théorie de la pratique attentive à la race
Solène Brun, Altaïr Despres, Narguesse Keyhani
et Adèle Momméja
20 Le maître de sa voix ?
Pratiques sonores de la race dans les radios
africaines-américaines aux États-Unis (1920-1980)
Tristan Pinet-Le Bras
38 Apprendre et faire la race à l’école
Simon Massei
56 Une migration qui blanchit ?
Classe, race et nationalité dans la migration étudiante
postcoloniale groenlandaise
Marine Duc
76 La couleur du capital
Ascensions sociales de descendants d’immigré·es
malien·nes et (dé)placements dans l’espace social de la race
Théoxane Camara
96 Mettre la race au travail
Dispositions racialisées et socialisation professionnelle
des cadres asiatiques du privé en France
Anne Zhou-Thalamy
116 Écrire la race, pirater le milieu littéraire
Entretien avec Seynabou Sonko
126 HORS THÈME
L’évidence du new public management
Les directeur·rices du social face à la norme gestionnaire
Ruggero Iori, François Sarfati et Jules Simha
144 Résumés 

mercredi 24 juin 2026

Newsletter of the Pierre Bourdieu Foundation: Practical Sense, Issue 4, June 2026. Publishing Self-Socioanalyses




Newsletter of the Pierre Bourdieu Foundation: 

Practical Sense, Issue 4, June 2026. Publishing Self-Socioanalyses 

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Editorial (as PDF)

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lundi 15 juin 2026

Judith Lyon-Caen, « Balzac nous appartient » . Une histoire politique de la transmission littéraire

 


Judith Lyon-Caen

« Balzac nous appartient »

Une histoire politique de la transmission littéraire

Cnrs

Culture et société

2026

 

Présentation de l'éditeur

De quoi Balzac est-il le nom ? D’un classique de la littérature française, d’un géant de la littérature mondiale, du poète de Paris, du romancier de la vie de province ? D’un révolutionnaire, d’un conservateur, d’un anti-moderne ? Rares furent les auteurs si diversement interprétés, disputés, revendiqués.
En s’intéressant aux mille manières d’« aimer Balzac », de le lire, de l’étudier, de se l’approprier ou simplement d’en parler, ce livre fait de Balzac le terrain d’une anthropologie de la transmission littéraire et l’objet d’une histoire politique. Des communistes aux fascistes, d’une célèbre lettre d’Engels à l’« aryanisation » des Éditions Calmann-Lévy transformées en 1942 en Éditions Balzac, des ténèbres des camps aux espoirs de l’après-guerre, l’auteur de la Comédie humaine a traversé toute l’histoire socio-politique du XXe siècle.
Judith Lyon-Caen suit non seulement le fil de la lecture des œuvres, mais aussi celui des gestes, des projets et des arrière-pensées de la transmission, les plus vains et les plus efficaces, ceux qu’on admire et ceux qui indignent. C’est une histoire de la mémoire dont les enjeux n’ont pas fi ni de regarder notre présent.

Judith Lyon-Caen est historienne, directrice d’études à l’EHESS  

 

mardi 2 juin 2026

Atelier « Revisiter le travail sociologique de Pierre Bourdieu » – Édition 2026, journée d'étude #2 : « Politiques des corps institués », (Aix-Marseille Université, Mmsh, 19 juin 2026)

 

Atelier « Revisiter le travail sociologique de Pierre Bourdieu » – Édition 2026, journée d'étude #2 : « Politiques des corps institués », 

Horaire

19 juin 2026 9 h 00 min - 17 h 30 min

Emplacement

MMSH - Salle DUBY

5 Rue Château de l'Horloge, 13090 Aix-en-Provence

 


 

 

jeudi 21 mai 2026

Julien Larrègue, Au coeur de l’Etat pénal. Les avocats de la défense sous contrainte


 

Julien Larrègue

 Au coeur de l’Etat pénal

Les avocats de la défense sous contrainte 

Raisons d'Agir

Cours & Travaux

2026

 

Présentation de l'éditeur 

Ce livre dresse un diagnostic sur le pouvoir des avocats pénalistes dans l’enceinte judiciaire, qui s’est progressivement dégradé. Certes, l’accès aux services des avocats a été étendu au cours des dernières décennies à mesure que les droits de la défense ont été renforcés pour garantir le caractère équitable des procédures judiciaires, mais la valeur conférée au travail des avocats dans l’espace judiciaire n’a cessé de diminuer, si bien que les pénalistes en viennent régulièrement à douter de la portée effective de leurs actions. Si leur simple présence au côté des prévenus permet le respect formel des principes de la justice équitable, leurs interventions dans les procès sont facilement écartées et ignorées par les juges. Dans ces conditions, les pénalistes ne sont-ils pas devenus, bien malgré eux, les complices symboliques des politiques criminelles de l’État pénal ? Les pressions exercées désormais sur les avocats de la défense rendent plus que jamais nécessaire la production d’études permettant de comprendre ce qui se joue dans les juridictions pénales.

Julien Larregue est sociologue, professeur à l’Université Laval et chercheur associé au Centre européen de sociologie et de science politique à Paris. Ses travaux portent sur les sciences, l’expertise et le droit. Il est également l’auteur de Héréditaire. L’éternel retour des théories biologiques du crime (Seuil, 2020).