Pierre Bourdieu, in Pour un savoir engagé, Athènes, mai 2001, Raisons d'agir-Grèce, Le Monde Diplomatique, février 2002 — Page 3, aussi in Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, P.465-469
"D’autre part, les mouvements sociaux ont apporté des méthodes d’action que les syndicats ont peu à peu, encore une fois, oubliées, ignorées ou refoulées. Et en particulier des méthodes d’action personnelle : les actions des mouvements sociaux recourent à l’efficacité symbolique, une efficacité symbolique qui dépend, pour une part, de l’engagement personnel de ceux qui manifestent ; un engagement personnel qui est aussi un engagement corporel.
Il ne s’agit pas de défiler, bras dessus bras dessous, comme le font traditionnellement les syndicalistes le 1er mai. Il faut faire des actions, des occupations de locaux, etc. Ce qui demande à la fois de l’imagination et du courage."

mardi 22 janvier 2019

vidéo: Monique Pinçon-Charlot, Le président des ultra-riches. Chronique du mépris de classe dans la politique d'Emmanuel Macron (avec Michel Pinçon)




Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon
Le président des ultra-riches
Chronique du mépris de classe dans la politique d'Emmanuel Macron
Zones
2019

Présentation de l'éditeur
« Macron, c’est moi en mieux », confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Huit ans après Le Président des riches, les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent leur travail d’enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France.
Au-delà du mépris social évident dont témoignent les petites phrases du président sur « ceux qui ne sont rien », les auteurs documentent la réalité d’un projet politique profondément inégalitaire. Loin d’avoir été un candidat hors système, Emmanuel Macron est un enfant du sérail, adoubé par les puissants, financé par de généreux donateurs, conseillé par des économistes libéraux. Depuis son arrivée au palais, ce président mal élu a multiplié les cadeaux aux plus riches : suppression de l’ISF, flat tax sur les revenus du capital, suppression de l’exit tax, pérennisation du crédit d’impôt pour les entreprises… Autant de mesures en faveur des privilégiés qui coûtent un « pognon de dingue » alors même que les classes populaires paient la facture sur fond de privatisation plus ou moins rampante des services publics et de faux-semblant en matière de politique écologique.
Mettant en série les faits, arpentant les lieux du pouvoir, brossant le portrait de l’entourage, ce livre fait la chronique édifiante d’une guerre de classe menée depuis le cœur de ce qui s’apparente de plus en plus à une monarchie présidentielle.  
Michel Pinçon, sociologue, ancien directeur de recherche au CNRS, a notamment publié Grandes Fortunes. Dynasties familiales et formes de richesse en France (Payot, 1996), Sociologie de la bourgeoisie (La Découverte, « Repères », 2000), Les Ghettos du Gotha (Le Seuil, 2007), Comment la bourgeoisie défend ses espaces (Le Seuil, 2007), Le Président des riches. Enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy (Zones/La Découverte, Paris, 2010) et La violence des riches. Chronique d'une immense casse sociale (Zones/La Découverte, Paris, 2013).

lundi 21 janvier 2019

audio: Thomas BRISSON, Décentrer l'Occident. Les intellectuels postcoloniaux, chinois, indiens et arabes, et la critique de la modernité


audio: Thomas BRISSON, Décentrer l'Occident. Les intellectuels postcoloniaux, chinois, indiens et arabes, et la critique de la modernité
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau , 01.12.2018


Thomas Brisson
Décentrer l'Occident
Les intellectuels postcoloniaux, chinois, indiens et arabes, 
et la critique de la modernité 
La Découverte
2018

Présentation de l'éditeur
Comment se sont construites les pensées postcoloniales ? Quel type de critique de l’Occident produisent-elles ? Et quel universalisme alternatif proposent-elles ? C’est à répondre à ces questions, si importantes pour comprendre le monde contemporain et le décentrement en cours de l’Occident, que s’attache ce livre très original.
Bien plus qu’une simple cartographie des pensées postcoloniales, cet ouvrage propose une sociologie de leurs principaux auteurs, en montrant notamment quel fut l’effet de l’exil sur leurs travaux. Décentrer l’Occident fait ainsi l’hypothèse que l’on gagne à appréhender la pensée postcoloniale à l’aune de la notion de « déplacement » : entre deux mondes, les intellectuels postcoloniaux sont déplacés aussi bien en Occident que par rapport à leur monde d’origine. Mais c’est précisément cette position décalée qui leur permet de voir et de penser les formes du pouvoir global.
Retraçant les déplacements d’intellectuels – ceux des postcolonial studies indiennes et arabes mais aussi du nouveau confucianisme chinois – entre les anciens mondes impériaux et l’Occident, Thomas Brisson cherche ainsi à comprendre comment s’y arme la critique, entendue comme art du déplacement de ce qui va habituellement de soi. 
Thomas Brisson est maître de conférence au département de science politique de l'université Paris 8, chercheur au Cresppa-LabTop (CNRS paris) et chercheur associé à la Maison Franco-Japonaise (CNRS-Tokyo). Il est l'auteur de Les Intellectuels arabes en France (La Dispute, 2008).

samedi 19 janvier 2019

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 225 – décembre 2018//Capital social en migration


Actes de la recherche en sciences sociales, n° 225 – décembre 2018
Capital social en migration
Seuil



Numéro coordonné par Hugo Bréant, Sébastien Chauvin et Ana Portilla

Hommage à Pascale Casanova

Les migrations internationales à l’épreuve du capital social
Hugo Bréant, Sébastien Chauvin et Ana Portilla


De bonnes fréquentations
Envoyer au « bercail » les enfants né•e•s aux États-Unis de parents sénégalais•e•s
Amélie Grysole

Une famille dans l’église
Sociabilités des classes populaires immigrées aux États-Unis
Ana Portilla

Retours sur capital(e)
Socialiser les immigré•e•s au retour
Hugo Bréant

Déplacements
Migrations et mobilités sociales en contexte transnational
Jennifer Bidet

« L’Algérie n’a pas faim ! »
Prise de position et engagements du sociologue Abdelmalek Sayad
Samir Hadj Belgacem


vendredi 18 janvier 2019

vidéos: Rencontres autour du livre de Raphaël Desanti, Lire Bourdieu de l’usine à la fac, histoire d’une révélation


Ce que la sociologie fait à ses lecteurs
Sur les lectures de Bourdieu en situation de déclassement
Rencontres autour du livre de Raphaël Desanti
Lire Bourdieu de l’usine à la fac, histoire d’une révélation, Éditions du Croquant, 2017
7 novembre 2018
Site Pouchet
Paris


Gérard Mauger : Mot d'accueil et d'introduction
Raphaël Desanti , « Présenter, se présenter, s’objectiver »

Nicolas Roux (Sociologue, post-doctorant au CEET et associé au Lise, Paris), «Déconstruire son déclassement. Sur quelques effets biographiques et politiques de la lecture de Bourdieu»
Julie Pagis (chargée de recherche en sociologie politique au CNRS, IRIS -EHESS), « Retour sur les affinités entre mobilité sociale, réflexivité, lecture de Bourdieu, enfant de "68ard", militantisme et conversion à la sociologie »
Ce que la sociologie fait à ses lecteurs Vidéo 2

Michel Koebel (sociologue, professeur à l’université de Strasbourg), « Champs libres ? »
Ce que la sociologie fait à ses lecteurs Vidéo 3 

Pascal Martin (sociologue, membre associé du CSE, Paris), « Un air de famille »
Gérard Mauger (DR émérite CNRS, sociologie, CESSP, Paris), « Une thérapie sociologique ? »
Mustapha Belhocine (auteur de “Précaire ! ”, Éditions Agone, 2016),  « Pourquoi je suis "bourdieusien" »
Ce que la sociologie fait à ses lecteurs vidéo 4 

Maxime Quijoux (sociologue, chercheur au CNRS et membre du laboratoire Printemps-Professions-Institutions-Temporalités , UVSQ), « Ce que Bourdieu nous apprend sur la condition ouvrière "
Ce que la sociologie fait à ses lecteurs Vidéo 5 

 Marc Joly (sociologue, chargé de recherche au CNRS, Laboratoire Printemps, UVSQ), « Pour un usage non scolastique de Bourdieu »
 Louis Pinto (DR émérite CNRS, sociologie, CESSP, Paris), « La lecture d’un texte sociologique peut-elle susciter de l’émotion ? »
Ce que la sociologie fait à ses lecteurs Vidéo 6 


















mardi 15 janvier 2019

Nicolas Duvoux et Cédric Lomba, Où va la France populaire  ?



Nicolas Duvoux et Cédric Lomba
Où va la France populaire  ? 
Puf
2019

Présentation de l'éditeur
Qui sont les " classes populaires " ? C'est à cette question que répondent les auteurs de " La vie des idées " à travers des prismes variés : travail et emploi, trajectoires résidentielles, conditions de revenus, pratiques culturelles, ressorts moraux. Ils dressent une cartographie des classes populaires, scindées entre, d'une part, des strates qui se rapprochent des classes moyennes et, d'autre part, des groupes qui s'enfoncent dans la précarité voire la pauvreté.
Or, cette fragmentation du milieu ouvrier est le principal facteur du désarmement identitaire et politique du groupe. 

Sommaire
- L’exigence ouvrière d’égalité, par Florence Weber
- Rénovation urbaine et fragmentation des classes populaires, par Pierre Gibert
- Au hasard de la logistique. Quand les mobilités ouvrières passent par l’entrepôt, par Carlotta Benvegnù & David Gaborieau
- De si petites différences. Conduites économiques et segmentation sociale, par Ana Perrin-Heredia
- Face à la télévision, un miroir des inégalités, par Olivier Masclet.


Nicolas Duvoux est sociologue, professeur des universités à l'université Paris 8, chercheur au CRESPPA-LabTop. Il est rédacteur en chef de laviedesidées.fr et codirecteur de la collection du même nom. Cédric Lomba est sociologue, directeur de recherches au CNRS, chercheur au CRESPPA-CSU, spécialiste des classes populaires et du travail. Ses dernières recherches portent sur les transformations des mondes ouvriers.


samedi 12 janvier 2019

audio: Pierre BOURDIEU, Réponses. Pour une anthropologie réflexive (avec Loïc Wacquant, Seuil, 1992), Le Club de la Presse par Pascale Casanova, le 7 janvier 1992



 (avec Loïc J.D. Wacquant, Seuil, 1992)
Le Club de la Presse par Pascale Casanova, le 7 janvier 1992
Panorama, France Culture
source R.D.


voir la deuxième édition, traduction intégrale, corrigée et augmentée (première édition en 1992 au Seuil sous le tire Réponses mais dans une version abrégée), Seuil, Liber, 2014 Publications de Pierre Bourdieu: autour de l'ouvrage Invitation à la sociologie réflexive (avec Loïc Wacquant)





vendredi 11 janvier 2019

audio: Gérard Mauger, Repères (II) pour résister à l'idéologie dominante



Les oreilles loin du front, 09.01.2019


Gérard Mauger
Repères (II) pour résister à l'idéologie dominante
Du Croquant
Savoir/agir
2018

Présentation de l'éditeur
Ces repères pour résister à l’idéologie dominante transgressent les interdits récemment réactivés par divers rappels à l’ordre politiques et académiques.

Ils s’ingénient, en effet, à découvrir des « excuses sociologiques » aux « inexcusables » : qu’il s’agisse de s’interroger sur la sociogenèse des trajectoires djihadistes ou de tenter de rendre compte du vote FN d’une fraction des classes populaires. Ils s’efforcent de mettre en évidence divers procédés de légitimation d’inégalités « obscènes » : comme la célébration des « talents ». Ils mettent en évidence la division du travail discursif sur l’Union Européenne entre philosophes « à façon » et économistes « à gages ». Ils s’emploient à clarifier l’usage de catégories routinières (comme l’opposition « droite/gauche » ou la notion galvaudée de « populisme »), à dissiper le brouillage d’un champ politique devenu illisible et à rappeler les leçons de l’expérience grecque à ceux qui rêvent d’une « autre Europe ». Bien qu’ils s’imposent un double devoir de « réflexivité » et de « scientificité », ces repères qui mettent les ressources de la sociologie au service de ce genre de transgressions, s’exposent sans doute ainsi à réveiller toutes les formes d’anti-intellectualisme que suscite « l’engagement sociologique ». Pourtant, comme disait Durkheim, « la sociologie ne vaudrait pas une heure de peine si elle ne devait avoir qu’un intérêt spéculatif ».

Gérard Mauger, sociologue, est directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CNRS - EHESS - Paris 1)