Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 19 mai 2016

écouter: Gilles Dorronsoro, Syrie. Anatomie d'une guerre civile, avec Adam Baczko & Arthur Quesnay


écouter: Gilles Dorronsoro, Syrie. Anatomie d'une guerre civile, avec Adam Baczko & Arthur Quesnay
Dimanche, et après ? par Olivia Gesbert, 08.05.2016
Adam Baczko, Gilles Dorronsoro
& Arthur Quesnay
Syrie
Anatomie d'une guerre civile
CNRS
2016

Présentation de l'éditeur
Voici la première étude sur la guerre civile syrienne faite à partir d’entretiens réalisés en Syrie même et dans les pays voisins.
2011 : des centaines de milliers de Syriens de toutes confessions et origines ethniques manifestent pacifiquement pour réclamer la démocratisation du régime. Au bout de quelques mois, la violence de la répression les contraint à prendre les armes et à organiser une contre-société avec des institutions embryonnaires et à regrouper des unités militaires improvisées au sein de l’Armée syrienne libre.
     Après 2013, cette logique inclusive et unanimiste cède progressivement devant la montée des groupes transnationaux comme le PKK et l’État islamique. L’insurrection se fragmente alors avec une polarisation croissante alimentée de l’extérieur. Les groupes les plus modérés sont marginalisés au profit de l’islam politique qui prend des formes de plus en plus radicales et de revendications ethno-nationales kurdes.
     Quels sont les effets de la guerre sur la société syrienne ? Quelles nouvelles hiérarchies communautaires et sociales résultent de la violence généralisée ? Comment les trajectoires sociales des Syriens pris dans la guerre sont-elles affectées ? Comment se structure l’économie de guerre alors que le pays est divisé entre le régime, l’insurrection, le PKK et l’État islamique ?
     Un livre unique qui combine une recherche de terrain – rare sur le confit syrien – et une réflexion théorique novatrice sur les situations de guerre civile.
Gilles DORRONSORO
Est professeur de science politique à l’Université Paris 1 et membre sénior de l’Institut universitaire de France (gillesdorronsoro.com).
Adam BACZKO
Est doctorant à l’EHESS. Ses recherches portent sur l’exercice de la justice par les mouvements armés, notamment en Syrie et en Afghanistan (adambaczko.com).
Arthur QUESNAY
Est doctorant en science politique à l’Université Paris 1. Ses recherches portent sur les confits communautaires dans le nord de l’Irak depuis 2003, notamment dans la ville de Kirkouk.

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