Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 15 novembre 2017

Michel Vovelle, La bataille du Bicentenaire de la Révolution française

Michel Vovelle
La bataille du Bicentenaire de la Révolution française 
La Découverte
Recherches
2017

Présentation de l'éditeur
Une dizaine d’années durant, à partir de 1983, Michel Vovelle, directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française à la Sorbonne, a coordonné l’organisation de la commémoration scientifique du Bicentenaire. À la tête d’une équipe, il a élaboré des programmes, défi ni une politique et mis en place une organisation à l’échelle nationale et internationale, à visée à la fois scientifique et civique. Soutenu par le président de la République, le projet a dû s’affirmer dans un climat politique changeant, au gré des gouvernements, se heurtant à une vive opposition de la droite, et affrontant le courant critique animé par François Furet, contestant la tradition jacobine.
À l’issue d’intenses débats, parfois polémiques, le grand congrès mondial de juillet 1989, illustration de la mobilisation collective, a rencontré un franc succès. La flamme est retombée après 1993, quand les structures institutionnelles – l’Institut d’histoire de la Révolution française et la commission Jaurès – ont été menacées ou supprimées. Cela ne veut pas dire pour autant que la Révolution soit « terminée », après l’élan donné à l’enseignement et à la recherche. Le témoignage de l’historien reste porteur d’un message d’espoir indéfectible.
« Missionnaire patriote », Michel Vovelle a poursuivi ses activités à travers le monde, accompagnant le renouveau historiographique suscité par le Bicentenaire, pour lequel la « Grande Révolution » demeure une référence chargée d’enseignements et de questions sur les révolutions d’hier à aujourd’hui. Il invite ici le lecteur à saisir les enjeux d’une commémoration majeure, tout en livrant ses mémoires d’éminent historien.  
Michel Vovelle est professeur émérite à l'Université de Paris I. Ancien directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution, il est l'auteur de très nombreux ouvrages parmi lesquels La découverte de la politique, Recherches sur la Révolution, Les colloques du Bicentenaire, L'État de la France sous la Révolution aux éditions La Découverte.

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