Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mercredi 23 juin 2010

video-article: "Les prisons de la misère, dix ans après. Figures et gestes de l'État pénal", autour de Loïc Wacquant


"Les prisons de la misère, dix ans après. Figures et gestes de l'État pénal". Avec la participation de : Loïc Wacquant, Laurent Bonelli, Gilles Chantraine, Grégory Salle, conférence-débat, (Organisation : Maison verte, revue Mouvements, Société Louise Michel), 10 juin 2010


Article
: Loïc Wacquant, La tornade sécuritaire mondiale. Néolibéralisme et châtiment à l’aube du XXIe siècle, Mouvements, 2010 (A l’occasion des 10 ans de la parution de son ouvrage Les Prisons de la misère, Loïc Wacquant revient dans un exercice d’auto-sociologie sur la réception intellectuelle et militante du livre. Il revient également sur les analyses livrées alors et revisite le modèle d’articulation entre néolibéralisme et État pénal à lumière des développements récents)

Livre: Loïc Wacquant
Les prisons de la misère (nouvelle édition)
Raisons d'agir
à paraître en 2010






Loïc Wacquant
Prisons of Poverty
University of Minnesota Press
2009

An international best seller dissects the globalization of penal policies “made in U.S.A.” as part of the spread of neoliberalism

In the early 1990s, Mayor Rudolph Giuliani launched a zero-tolerance campaign aimed at street disorders and petty offenders, incarnated in the infamous “squeegee man.” New York City soon became a planetary showcase for an aggressive approach to law enforcement that, despite its extravagant costs and the absence of connection to the crime drop, came to be admired and imitated by other cities in the United States, Western Europe, and Latin America.

In Prisons of Poverty, Loïc Wacquant tracks the incubation and internationalization of the slogans, theories, and measures composing this new punitive “common sense,” fashioned to curb mounting urban inequality and marginality in the metropolis. He finds that a network of Reagan-era conservative think tanks (led by the Manhattan Institute) forged them as weapons in their crusade to dismantle the welfare state and, in effect, to criminalize poverty. He traces their import and export through the agency of the media and the pro-market policy institutes that have mushroomed across the European Union, particularly in Tony Blair’s Britain. And he shows how academics helped smuggle U.S. techniques of penalization into their countries by dressing them up in scholarly garb.

Now available in English for the first time in an expanded edition, Prisons of Poverty reveals how the Washington consensus on economic deregulation and welfare retrenchment was extended to encompass punitive crime control because the invisible hand of the market necessitates and calls forth the iron fist of the penal state.

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