Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


jeudi 17 juin 2010

à paraître: Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Le président des riches


Michel Pinçon, Monique Pinçon-Charlot
Le président des riches
Zones
(9 septembre 2010)

Présentation de l'éditeur
Les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot sont les meilleurs spécialistes de la bourgeoisie française. Dans ce livre-enquête, ils mettent en lumière les relations incestueuses du système Sarkozy avec les puissances de l’argent. Au-delà des scandales en cours, ils décrivent le fonctionnement d’une politique cohérente et systématique au service des nantis : bouclier fiscal, abattements et exonérations en tout genre, dépénalisation du droit des affaires ne sont que les éléments les plus visibles d’une véritable de guerre de classe au service de l’aristocratie de l’argent. Au-delà des anecdotes révélatrices, il s’agit aussi de confronter le discours aux actes, Les rodomontades du Sarkozy "irréprochable" qui prétendait vouloir refonder le système capitaliste ne furent guère suivies de mesures : paradis fiscaux, fonds spéculatifs, bonus des traders, stock-options, cadeaux aux banques ont permis au capital financier de retrouver de sa superbe. Derrière la façade d’un régime démocratique se dessine ainsi le tableau inquiétant d’un régime oligarchique : un gouvernement des riches pour les riches.

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