Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 17 juin 2010

à paraître: Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Le président des riches


Michel Pinçon, Monique Pinçon-Charlot
Le président des riches
Zones
(9 septembre 2010)

Présentation de l'éditeur
Les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot sont les meilleurs spécialistes de la bourgeoisie française. Dans ce livre-enquête, ils mettent en lumière les relations incestueuses du système Sarkozy avec les puissances de l’argent. Au-delà des scandales en cours, ils décrivent le fonctionnement d’une politique cohérente et systématique au service des nantis : bouclier fiscal, abattements et exonérations en tout genre, dépénalisation du droit des affaires ne sont que les éléments les plus visibles d’une véritable de guerre de classe au service de l’aristocratie de l’argent. Au-delà des anecdotes révélatrices, il s’agit aussi de confronter le discours aux actes, Les rodomontades du Sarkozy "irréprochable" qui prétendait vouloir refonder le système capitaliste ne furent guère suivies de mesures : paradis fiscaux, fonds spéculatifs, bonus des traders, stock-options, cadeaux aux banques ont permis au capital financier de retrouver de sa superbe. Derrière la façade d’un régime démocratique se dessine ainsi le tableau inquiétant d’un régime oligarchique : un gouvernement des riches pour les riches.

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