« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 25 février 2012

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales n° 174, 2008/4, Pacifier et punir (2), La force du droit international et le marché de la paix

Page 4 à 23
Ron Levi et Heather Schoenfeld   Médiation et droit pénal international Le façonnage des outils de poursuite des crimes de guerre
Page 24 à 33
Pierre-Yves Condé   Causes de la justice internationale, causes judiciaires internationales Note de recherche sur la remise en question de la Cour internationale de justice
Page 34 à 43
John Hagan et al.   La sanction de la torture en Irak Une étude de cas sur l'imposition de la démocratie et de l'État de droit

Document

Page 45 à 47
  Exposé relatif au nombre de morts en Irak aux membres du Congrès américain Ron Paul et Dennis Kucinich
Page 48 à 67
Sandrine Lefranc   Du droit à la paix La circulation des techniques internationales de pacification par le bas
Page 68 à 79
Sara Dezalay   Des droits de l'homme au marché du développement Note de recherche sur le champ faible de la gestion de conflits armés
Page 80 à 99
David Ambrosetti   Urgences et normalités de gestionnaires face aux violences « des autres », l'ONU et le Soudan

jeudi 29 juillet 2010

David AMBROSETTI, Normes et rivalités diplomatiques à l’ONU


David AMBROSETTI
Normes et rivalités diplomatiques à l’ONU
Le Conseil de sécurité en audience

P.I.E. Peter Lang
2009



Présentation de l'éditeur
Lorsqu'ils traitent des conflits armés et des violences aux conséquences humanitaires les plus graves, tels que ceux qui ont ensanglanté la région africaine des Grands Lacs ou encore la Sierra Leone dès 1990, les décideurs diplomatiques à l'ONU ne sauraient perdre de vue les intérêts des États qu'ils servent. Ces intérêts ne peuvent toutefois êtres compris hors des normes partagées par les différents acteurs engagés sur ces dossiers. Construites au fil des pratiques, selon des ressources très inégalement partagées, ces normes fonctionnent comme des balises dans la reconnaissance de l'influence entre pairs et entre partenaires. Si elles facilitent la reproduction quotidienne de l'influence, elles supposent également le risque de discrédit et de déclassement dans les arènes multilatérales.
Pour le montrer, le présent ouvrage replace ces diplomates gestionnaires de conflits armés face à leurs « audiences », et mesure les risques que ces dernières font peser sur eux dans leur travail quotidien. En appliquant aux relations internationales des outils forgés par la sociologie, et fort d'une observation du travail diplomatique au Conseil de sécurité de l'ONU, l'auteur porte un éclairage original sur la prise de décision en politique étrangère, en particulier sur le poids de l'image médiatique et de la politique intérieure au coeur des rivalités diplomatiques.

Docteur en science politique (relations internationales), David Ambrosetti est chargé de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à l'Institut des sciences sociales du politique (ISP, unité mixte CNRS - Université Paris Ouest Nanterre La Défense). Il est également collaborateur scientifique au sein du Réseau d'études en politique internationale (REPI) à l'Université libre de Bruxelles, et chercheur associé au Centre d'étude d'Afrique noire (CEAN, CNRS - Institut d'études politiques de Bordeaux).