« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 1 janvier 2025

Actes de la recherche en sciences sociales, n°255. Écologie et dominations I De la justice environnementale à la condition écologique des classes sociales

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n°255. Écologie et dominations I 

De la justice environnementale à la condition écologique des classes sociales

Seuil

2024

 

Présentation de l'éditeur

L’étude des inégalités sociales en matière d’environnement connaît un véritable développement en France aujourd’hui. Cette notion – qui désigne à la fois une inégalité d’exposition aux nuisances et aux risques environnementaux, et une inégalité d’accès aux ressources « naturelles » – reste peu précise au sujet des rapports sociaux de domination. En particulier, elle n’analyse pas véritablement les niveaux auxquels les inégalités opèrent, au point que l’étude de ces injustices environnementales, qui les renvoie à des divisions sociales beaucoup plus générales, semble dissoudre leur spécificité. Face à ce flou conceptuel, la notion de « condition écologique des classes sociales » vise à tenir ensemble les différentes inégalités environnementales : l’inégale vulnérabilité aux nuisances de toutes sortes (contaminations, épidémies, pénuries, catastrophes dites naturelles, etc.) ; les inégalités d’accès aux biens considérés comme naturels, ainsi que leurs usages socialement différenciés ; l’inégal accès aux arènes publiques où les problèmes environnementaux sont traités ; les contributions variables des modes de vie et des activités professionnelles à l’accentuation (ou à l’atténuation) des nuisances écologiques. Si ces différentes inégalités obéissent à des logiques en partie indépendantes, c’est précisément quand on met en rapport les inégales contributions des modes de vie à la crise écologique avec les autres formes d’inégalités que l’on aperçoit plus nettement l’occultation de leurs bases objectives et matérielles, ainsi que les rapports de domination qui contribuent à les engendrer et à les perpétuer.

 

 

dimanche 31 mars 2013

Interventions de Pierre Bourdieu: Appels pour des états généraux (de l'enseignement et de la recherche 1968, du mouvement social 1996, du mouvement social européen 2000)


Interventions de Pierre Bourdieu 
Appels pour des états généraux 
 (de l'enseignement et de la recherche 1968, du mouvement social 1996, du mouvement social européen 2000)



Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure, revue le 26.05.2016,  Gilbert Quélennec
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états généraux de l'enseignement et de la recherche

et al., Appel à l'organisation d'états généraux de l'enseignement et de la recherche (mai 1968), (CSE), in Interventions 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, 2002

et al., Dossiers du CSE,  1968, voir le Dossier n°1 in Interventions 1961-2001. Science sociale et action politique, (les dossiers étaient distribués dans les lieux de débats)


états généraux du mouvement social

Appel pour des états généraux du mouvement social, texte collectif, 9 février 1996, in L'Humanité, 10 février 1996, aussi in Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique

Les chercheurs, la science économique et le mouvement social, Intervention lors de la séance inaugurale des Etats généraux du mouvement social, Paris, 23-24 novembre 1996, aussi in Contre-feux


états généraux du mouvement social européen

Pour des Etats généraux du mouvement social européen, Le Monde, 28 avril 2000, aussi Pour des Etats généraux du mouvement social européen , site des Marches Européennes contre le chômage la précarité et les exclusions, aussi in Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, P.440-442

Pour un mouvement social européen, Le Monde, 28 avril 2000

signataires de l'appel pour des états généraux du mouvement social européen, Le Monde, 1er mai 2000

Contre la politique de la dépolitisation. Les objectifs d'un mouvement social européen, Vienne, novembre 2000, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p.57-67


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voir également:

Pierre Bourdieu: un Intellectuel global

Pierre Bourdieu, la mise en oeuvre de l'intellectuel collectif international

Pierre Bourdieu, à propos de l'intellectuel collectif
  

mardi 8 février 2011

en ligne: Louis Pinto, articles sur le collectif et l'individuel



Louis Pinto Ne pas multiplier les individus inutilement
¿ Interrogations ? , n°2, juin 2006, p. 75-92

Louis Pinto, La transfiguration philosophique des lieux communs journalistiques. A propos d’un numéro spécial du Nouvel Observateur, in Michael Einfalt, Ursula Erzgräber, Ottmar Ette, Franziska Sick (eds), Intellektuelle Redlichkeit-Intégrité intellectuelle. Literatur-Geschichte-Kultur, Festschrift für Joseph Jurt, Universitätsverlag, Winter, Heidelberg, 2005, p. 663-675. 

Louis Pinto, Comment négocier un tournant ?
 EspacesTemps.net, Il paraît, 11.11.2004

Louis Pinto, "C'est moi qui te le dis". Les modalités sociales de la certitude, Actes de la recherche en sciences sociales, 1984, Numéro 52-53, pp. 107-108


Louis Pinto
Le collectif et l'individuel
Considérations durkheimiennes
Raisons d'Agir
2009


Présentation de l'éditeur
Ce livre fait le point sur la possibilité d'une sociologie des individus. Depuis une dizaine d'années, le thème du retour de l'individu comme phénomène empirique et des limites de la sociologie dans son aptitude à le saisir, est devenu un des lieux communs de l'idéologie dominante. D'une manière ou d'une autre, l'individu est donné pour une catégorie de pensée primordiale, sans laquelle il est impossible de comprendre le monde. Le point de vue des sciences sociales, qui posent l'existence d'une réalité sociale objective et étudiable scientifiquement, se trouve ainsi contesté : elles oublieraient l'individu à la fois comme sujet du monde social (« acteur ») et comme objet même de l'analyse.

Ce livre vise à renverser cette fausse évidence : en appeler à l'individu, c'est rendre toute connaissance impossible : l'individuel pur et unique est irréductiblement insaisissable. Il est tout juste nommable. La référence exclusive à l'individu est une aporie pour la connaissance mais aussi une impasse pour la politique, même si l'usage politique de l'individualisme est une arme forte socialement. Considérée dans cette perspective, l'entreprise de restauration de l'individu s'exprime à plusieurs niveaux : dans la lutte théorique avec la tentative de réhabilitation de Tarde et Simmel qui cache mal les faiblesses de ces deux auteurs ; sur le terrain empirique avec le culte de l'individu pluriel qui oriente vers la fin des appartenances de classes et donc des classes elles-mêmes.

Mais il ne suffit pas de montrer les apories de l'approche individualiste ou des tentatives individualistes de défaire la sociologie. Il faut aussi montrer que les catégories de penser du collectif que propose la sociologie sont importantes et doivent être pensées et utilisées sans être elles-mêmes considérées comme des individus d'un niveau supérieur. On pourrait présenter de multiples exemples de ces catégories (classe sociales, parenté, etc.). Dans son livre, Louis Pinto se concentre sur les méta-concepts centraux de la sociologie : groupe - conscience – représentation, en adoptant un point de vue inspiré de Durkheim et fait apparaître les effets qu'ils produisent sur l'intelligibilité du monde social, notamment en se référant à des utilisations récentes et réélaborées de ses concepts.

L'ouvrage de Louis Pinto, spécialiste reconnu de la sociologie des philosophes mais aussi de la philosophie implicite des sociologues, est donc un ouvrage qui s'interroge sur les fondements même de la discipline sociologique. En même temps, il s'agit d'un ouvrage politique qui fournit les armes intellectuelles permettant de se prémunir contre les chausses trappes de l'éternel retour de l'individu.


Sommaire



dimanche 26 septembre 2010

Entretien avec Louis Pinto : autour de la Théorie souveraine + Recensions et notes critiques


Entretien avec Louis Pinto : autour de La Théorie souveraine. Les philosophes français et la sociologie au XXème siècle, Éditions du Cerf, par Nicolas Rousseau, Actu-Philosophia, 19 octobre 2009









Pour une sociologie de la philosophie.
par Delphine Thivet (CMH-IRIS/EHESS)

(Louis Pinto, La théorie souveraine. Les philosophes français et la sociologie au XXe siècle, Paris, Les éditions du Cerf, 2009, 382 p.
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe. Pour une sociologie de la philosophie dans la France contemporaine, coll. "Liber", Paris, Éditions du Seuil, 2007, 312 p.)
Transeo Review






voir également:



Louis Pinto : Le collectif et l’individuel. Considérations durkheimiennes, Raisons d'Agir, par Nicolas Rousseau, Actu-Philosophia, 22 septembre 2010.





Louis Pinto, sociologue, directeur de recherche au CNRS, travaille sur différents domaines, la presse, les intellectuels, l’enseignement, la philosophie, le « mouvement consommateur ».