« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 16 février 2024

Valentin Behr, Science du passé, politique du présent. La politique historique en Pologne

 


Valentin Behr

Science du passé, politique du présent

La politique historique en Pologne

du Croquant

Action publique

2024

 

 

Présentation de l'éditeur

À rebours du sens commun et de certains travaux universitaires, qui voient l’histoire et les historiens comme des victimes de l’instrumentalisation politique du passé, ce livre étudie les modalités de la participation active des historiens à ces usages. Incontournables dans les débats politiques et médiatiques, présents dans les conseils scientifiques d’une variété d’institutions publiques, parfois mêmes élus ou conseillers du prince, ils apportent un concours indispensable à la politisation des discours sur le passé. Cette participation est étudiée à partir des politiques historiques portant sur les passés dits totalitaires (nazi et communiste) en Pologne, qui sont appréhendées à deux niveaux. Celui des pouvoirs publics, qui tentent d’exercer un contrôle sur la recherche historique, auquel les historiens doivent s’adapter en élaborant des stratégies variées. Et celui des historiens eux-mêmes.

Cette enquête socio-historique, qui combine sociologie de l’action publique et sociologie des intellectuels, apporte des éclairages originaux sur les conditions de l’autonomie des sciences humaines et sociales, ainsi que sur les formes de l’engagement des savants.

Valentin Behr est chargé de recherche en science politique au CNRS. Il est rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP – UMR 8209). Ses travaux portent sur les politiques historiques et de mémoire, la sociologie des intellectuels et l’histoire des idées.

 

 

 

dimanche 1 août 2021

Pierre Bourdieu: Entretiens avec des ethnologues, des anthropologues, et des historiens

 

 

 Pierre Bourdieu: Entretiens avec des ethnologues, des anthropologues, et des historiens

 

 


(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à  mesure,  Gilbert Quélennec)
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Pierre Bourdieu: Entretiens avec des ethnologues et anthropologues

 
 
 
 
 
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voir également:  
 
 
 
 

samedi 13 juillet 2013

écouter: Sylvain Venayre, Les Origines de la France. Quand les historiens racontaient la nation

écouter: Sylvain Venayre, Les Origines de la France. Quand les historiens racontaient la nation
Concordance des temps, 08.06.2013

Sylvain Venayre
Les Origines de la France
Quand les historiens racontaient la nation
Seuil
2013

Présentation de l'éditeur
Le débat sur l’identité nationale est refermé, la Maison d’histoire de France est enterrée. Mais comment prendre congé des idées fausses que continuent à défendre les tenants d’une continuité mystique de l’identité nationale ? En démontrant que la question des origines de la France est une invention des historiens du XIXe siècle, Sylvain Venayre propose une sortie élégante et savante de cette controverse typiquement française.
Car l’écriture de l’histoire de France a connu un bouleversement décisif au lendemain de la Révolution. Les rois détrônés, le peuple tout entier en devenait l’acteur central. A ceux qui voulaient désormais écrire cette nouvelle histoire, une question fondamentale était posée : de quand date la France ? D’Augustin Thierry à Ernest Lavisse, en passant par Guizot, Michelet ou Vidal de la Blache, il n’en est guère qui, des années 1810 aux années 1930, y échappèrent.
En dix brefs chapitres suivis d’une brève anthologie de textes, cet essai à l'écriture alerte retrace l’extraordinaire floraison des théories sur les origines de la France. On y croise les Francs, les Gaulois, les Celtes, les Romains et toutes les métaphores – l’arbre généalogique, les racines, le germe, la nature, le baptême, le sol, le sang… – utilisées jusqu’à nos jours. Si, dans les premières décennies du XXe siècle, la « hantise des origines » cesse de passionner les historiens, elle ne continue pas moins d'irriguer les discours politiques.
Rappeler l’histoire de ces théories, c'est aussi se donner les moyens de les mettre à distance.
Sylvain Venayre est maître de conférences habilité à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne. Il a récemment publié Panorama du voyage. 1780-1920 (Les Belles Lettres, 2012).


mardi 22 janvier 2013

Christophe Charle, Homo Historicus. Réflexions sur l'histoire, les historiens et les sciences sociales

Christophe Charle
Homo Historicus
Réflexions sur l'histoire, les historiens et les sciences sociales
Armand Colin
2013
Présentation de l'éditeur
Ces réflexions sur l’histoire et les historiens s’attachent à mettre au jour les contraintes souvent invisibles ou inconscientes qui pèsent sur le travail historique. Non seulement celles, toujours évoquées, de la difficile prise de distance critique par rapport à la société globale et à l’horizon temporel et mémoriel mais surtout celles, souvent trop vite oubliées, de l’héritage des pratiques et des censures propres à chaque système académique et des effets induits par la position relative de l’histoire au sein des autres sciences sociales et humaines.
Abordant des types d’histoire, de méthode ou d’objets multiples, au croisement de plusieurs disciplines, l’ouvrage entend combattre aussi un certain discours de dénigrement et un catastrophisme franco-français sur l’état de l’histoire et des sciences humaines et sociales, qui ne correspondent pas à l’état réel du champ historiographique. Face à certaines dérives induites par les politiques universitaires et de recherche depuis une décennie, Homo historicus entend pratiquer ce que Julien Gracq appelait justement « l’hygiène des lettres », réactivation de l’esprit critique et autocritique, fondement de toute démarche historienne. Issu de la coopération ou du dialogue avec des chercheurs partageant les mêmes convictions, cet essai propose une défense et illustration d’une pratique de l’histoire pleinement engagée dans son siècle, dans la lignée d’historiens européens évoqués dans les chapitres finaux.

Christophe Charle, professeur à l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut universitaire de France, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont en dernier lieu, Discordance des temps, une brève histoire de la modernité (Armand Colin, 2011) et, avec J. Verger, Histoire des Universités XIIe-XXIe siècle (PUF, 2012).