« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 22 mars 2016

écouter: Roger Chartier, La main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur. XVIe-XVIIIe siècle


La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin, 29.06.2015
Roger Chartier
La main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur
XVIe-XVIIIe siècle
Gallimard
Folio histoire
2015

Présentation de l'éditeur
Tout comme l'histoire, la littérature est attachée à la résurrection des morts. Souffle inspiré de l'épopée, minutie narrative et descriptive du roman historique, ou bien réincarnation des acteurs de l'histoire sur la scène du théâtre – certaines œuvres de fiction donnent au passé une présence souvent plus forte que celle proposée par les livres des historiens.
Mais Roger Chartier nous met en garde : lorsqu'il les lit, l'historien ne doit jamais oublier l'historicité de ces œuvres et leur mode de circulation. Si le XVIIIe siècle fonde la littérature sur l'individualisation de l'écriture, l'originalité des œuvres et le sacre de l'écrivain, il n'en allait pas du tout de même auparavant : fréquence de l'écriture en collaboration, réemploi d'histoires déjà racontées, lieux communs partagés, formules répétées, ou encore, continuelles révisions et continuations de textes jamais clos.
C'est dans ce paradigme de l'écriture de fiction que Shakespeare a composé ses pièces et que Cervantès a écrit Don Quichotte, à une époque de faible reconnaissance de l'écrivain comme tel : ses manuscrits ne méritaient pas conservation, ses œuvres n'étaient pas sa propriété et ses livres, dans leur matérialité (ponctuation, divisions internes, paragraphes, etc. qui en fixaient le sens), étaient d'abord l'œuvre des correcteurs, des typographes et de l'imprimeur. Lecteur des textes littéraires, l'historien se doit plus que jamais de savoir faire la part entre la main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur.
Roger Chartier est professeur au Collège de France, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et professeur invité à l'Université de Pennsylvanie. Ses recherches portent sur l'histoire des textes, des livres et des lectures dans l'Europe de la première modernité, entre XVIe' et XVIIIe siècles. En ces dernières années, ses études ont privilégié les migrations de certaines oeuvres entre langues, genres et publics.

vendredi 24 octobre 2014

Alejandro Dujovne, Una historia del libro judío. La cultura judía argentina a través de sus editores, libreros, traductores, imprentas y bibliotecas

Alejandro Dujovne
Una historia del libro judío
La cultura judía argentina a través de sus editores, libreros, traductores, imprentas y bibliotecas
Siglo XXI
2014

Présentation de l'éditeur
Quien accediera a la biblioteca de un hogar judío en la Argentina del período de entreguerras habría encontrado obras escritas en ídish y editadas en Vilna, Varsovia, Moscú, Nueva York, Buenos Aires... ¿Qué puede decir esta condición transnacional acerca de la cultura judía del siglo XX? Alejandro Dujovne sigue los rastros de publicaciones y proyectos editoriales para iluminar una comunidad que, forzada a la diáspora y perseguida, hizo de la sensibilidad por la cultura impresa y por los libros su “patria portátil”.
Desde la perspectiva de la sociología de la edición, el autor reconstruye el universo del libro judío de Buenos Aires desde sus primeros ensayos en la década de 1910 hasta mediados de los años setenta, tornando visible una trama compuesta por editores, intelectuales, traductores, mecenas, imprentas, instituciones comunitarias, partidos políticos, etc. Si la ciudad funcionó primero como polo de recepción de obras en ídish publicadas en el extranjero, luego se afirmó como polo de traducción de obras de temática judía al castellano, y las elecciones de cada sello influyeron en la reinvención de “lo judío” en esta lengua. La experiencia de las guerras y del Holocausto, así como el naciente Estado de Israel, tuvieron su eco tanto en los sectores sionistas como en los liberales. Dujovne indaga en la expansión editorial de posguerra y en las disputas en torno al uso de las lenguas “propias” (ídish, hebreo, judeoespañol), y comprueba que la práctica de la edición fue el laboratorio en que se puso a prueba la legitimidad última de cada propuesta identitaria.
Al desplegar el mapa exhaustivo de los desplazamientos materiales y los debates ideológicos, este libro se afirma como una obra de referencia tanto para quienes se interesen por la historia y la sociología de la edición como para quienes quieran recuperar un capítulo insoslayable de la cultura judía argentina.
Alejandro Dujovne Es doctor en Ciencias Sociales e investigador del Conicet. En la actualidad ocupa la presidencia del Instituto de Desarrollo Económico y Social (IDES) en Buenos Aires, donde funciona el Núcleo de Estudios Judíos, fundado por él en 2005. Ha dictado cursos en distintos posgrados en las universidades nacionales de Córdoba, San Martín, General Sarmiento y La Plata. Sus áreas de interés son la historia y la sociología del libro y la edición en América Latina y España, y la historia judía moderna europea y argentina. Participa en distintos proyectos internacionales y locales relativos a la circulación de las ideas, la edición y la traducción. Entre su producción reciente, editó en colaboración dos obras referidas a la historia y a la actualidad de la vida judía argentina.