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Rien n'est plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un oeil philosophique que de voir la facilité avec laquelle la majorité (the many) est gouvernée par la minorité (the few) et d'observer la soumission implicite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sentiments et passions en faveur de leurs dirigeants. Quand nous nous demandons par quels moyens cette chose étonnante est réalisée, nous trouvons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants n'ont rien pour les soutenir que l'opinion. C'est donc sur l'opinion seule que le gouvernement est fondé et cette maxime s'étend aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires aussi bien qu'aux plus libres et aux plus populaires
(David Hume in Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Seuil, Collection Liber, 1997, Points, 2003 P.257, aussi in Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.257-258)

jeudi 24 février 2011

écouter: Stéphane Beaud , Abdellali Hajjat, Portraits des enfants de l’immigration, de la Marche pour l’égalité en 1983 aux émeutes de 2005

écouter: Stéphane Beaud , Abdellali Hajjat« Portraits des enfants de l’immigration, de la Marche pour l’égalité en 1983 aux émeutes de 2005 », conférence à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, CNHI, Paris, 18 juin 2009.
Animation : Marie Poinsot, politologue, rédactrice en chef de la revue Hommes et Migrations

voir également: Stéphane Beaud et Olivier Masclet, « Des « marcheurs » de 1983 aux « émeutiers » de 2005 », Annales. Histoire, Sciences Sociales 4/2006 (61e année), p. 809-843.