« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 4 janvier 2025

Un sociologue de métier. Le travail de Jean-Claude Chamboredon. Stéphane Beaud, Jean-Louis Fabiani et Jacques Revel (dir.)


 

Un sociologue de métier

Le travail de Jean-Claude Chamboredon

Stéphane Beaud, Jean-Louis Fabiani et Jacques Revel (dir.) 

EHESS

En temps & lieux

2025

 

Présentation de l'éditeur

Prenant la forme d'un hommage, ce livre ne se réduit pas à un assemblage de souvenirs pieux, mais nourrit l'ambition de faire ressortir l'originalité de la trajectoire de Jean-Claude Chamboredon. Il s'est résolument engagé en sociologie à un moment où la discipline ne s'attirait guère les faveurs de ses camarades de l'École normale supérieure. Porté par l'entreprise de refondation dont Le métier de sociologue avait été le signal, il s'est mobilisé aux côtés de Bourdieu et de Passeron autour d'un projet ambitieux: accroître la légitimité scientifique de la sociologie. Quand bien même le point focal de son travail est l'analyse de la socialisation, il contribua à l'étude des villes, à l'histoire sociale de l'art et plus généralement à la sociologie des formes culturelles.
Jean-Claude Chamboredon (1938-2020) est une figure de référence de la sociologie, connu pour avoir écrit Le métier de sociologue avec Bourdieu et Passeron. Quand bien même le point focal de son travail est l'analyse de la socialisation, il contribua à l'étude des villes, à l'histoire sociale de l'art et plus généralement à la sociologie des formes culturelles. Grand lecteur, et résolument engagé en sociologie, il était convaincu de l'unité des sciences sociales et il mettait cette conviction en pratique tous les jours. Si son oeuvre reste largement à découvrir, ce collectif, fidèle aux préoccupations qui ont été les siennes, offre une remarquable introduction à son travail.

Sommaire

Préface par Stéphane Beaud, Jean-Louis Fabiani & Jacques Revel
Chapitre premier. Les sentiers de l'enquête. Reconnaissance des mondes sociaux ? Pierre-Michel Menger. Apprendre et travailler avec Jean-Claude Chamboredon Éric Mension-Rigau. Comment je suis devenu historien Pierre-Paul Zalio. Jean-Claude Chamboredon : rencontres et empreintes Sylvie Mazzella. Un passe-muraille à Marseille Pierre Fournier. Jean-Claude Chamboredon revisité par Jean-Claude Chamboredon Pierre Lassave. Le maître, la sauge et l'étoile Anne-Emmanuelle Demartini. Le maître excentrique. Fragments d'une histoire
Chapitre 2. La sociologie comme jeu collectif Florence Weber. Une invitation à la sociologie générale. Oeuvre inachevée et relation pédagogique Annexe. Jean-Claude Chamboredon : la sociologie comme cilice Gérard Noiriel. Jean-Claude Chamboredon : le sens du collectif Stéphane Beaud. Le « gai savoir » sociologique de Jean-Claude Chamboredon Paul Pasquali. Jean-Claude Chamboredon dans l'espace des générations
Chapitre 3. Entre structuralisme et interactionnisme : une élaboration théorique Jean-Louis Fabiani. Une sociologie historique des structures sensibles de perception du monde Jean-Philippe Mathy. Un dialogue critique : Jean-Claude Chamboredon et la sociologie américaine Jacques Revel. Paysages et territoires : comprendre ce que l'on voit Stéphane Bonnéry. Étudier la socialisation dans une relation dynamique entre matériel et symbolique
Chapitre 4. La lecture comme instrument de travail Chamboredon lecteur. Deux notes critiques publiées dans les Annales. Histoire, Sciences sociales

 

 

jeudi 22 février 2024

Revue Savoir/Agir n° 63, L’engagement sociologique

 

 

Revue Savoir/Agir n° 63, L’engagement sociologique

du Croquant

2024

 

Présentation de l'éditeur

Parce qu’elle cherche à représenter et à rendre compte du monde social ou de tel ou tel de ses aspects, la sociologie est inévitablement prise dans les luttes symboliques (scientifiques, politiques, médiatiques) qui ont pour enjeu la vision légitime du monde social. C’est pourquoi l’engagement sociologique n’est au fond qu’une façon de tirer les conséquences d’un état de fait. Mais cette forme d’engagement porte elle-même à conséquences. Outre qu’elle implique la défense de l’autonomie de la recherche contre les tentatives récurrentes d’arraisonnement politique, elle impose un devoir de réflexivité qui a pour corollaire un devoir de scientificité. Le souci de préserver la spécificité de l’engagement sociologique impose, en effet, de ne pas réduire la tâche du sociologue à celle d’un militant comme un autre. Il ne s’agit pas seulement, en effet, de positions à prendre ou d’indignation à faire entendre, mais de choses à savoir et à comprendre. C’est pourquoi l’engagement sociologique, loin d’affranchir des contraintes et des compétences exigées des chercheurs, implique la défense des valeurs de vérité et de désintéressement qui sont celles de la science.

 

sur Cairn.info

Page 5 à 7
Page 9 à 18
Page 19 à 36
Page 37 à 53
Page 55 à 63
Page 65 à 71
Page 73 à 78
Page 79 à 88
Page 89 à 100
Page 101 à 113
Page 115 à 129

Culture

Page 131 à 143

Paroles

Page 145 à 152

Varia

Page 153 à 159

 





jeudi 11 juin 2020

Stéphane BEAUD et Frédéric RASERA, Sociologie du football


Stéphane BEAUD
Frédéric RASERA 
Sociologie du football 
La Découverte
Repères
2020


Présentation de l'éditeur
Nul besoin d’être un grand sociologue pour savoir que le football occupe une place importante dans nos sociétés. Depuis un peu plus d’une décennie, les travaux se multiplient sur ce sujet, des thèses de doctorat et des colloques lui sont consacrés, un séminaire « Football et sciences sociales » a lieu à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, etc. : un champ de recherche s’est constitué autour du football, à juste titre, car il s’agit d’un véritable « fait social total ».
Après un premier chapitre sociohistorique qui cherche à éclairer le mystère de l’exceptionnelle diffusion mondiale de ce sport collectif, ce livre centré sur l’étude de la pratique du football entend présenter les travaux sur les transformations de ce monde professionnel, s’efforçant d’adopter un regard qui ne se réduise pas, comme trop souvent, à la dénonciation du « foot-business ». Il explore ensuite le monde du football ordinaire (le football « de rue », l’apprentissage dans les clubs amateurs, etc.) pour finir par se pencher sur un nouveau champ de recherche : le football féminin.  

Sociologue, Stéphane Beaud, est professeur de sociologie à l'université de Poitiers, membre du Gresco. Il a notamment publié, à La Découverte, Guide de l'enquête de terrain (avec Florence Weber, 1997), Retour sur la condition ouvrière (avec Michel Pialoux, 2012 ; 1reéd. Fayard, 1999), 80 % au bac, et après ? (2002, 2005 ), Pays de malheur ! (avec Younès Amrani, 2004, 2005) et Traîtres à la nation ? Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud (avec Philippe Guimard, 2011).





jeudi 3 octobre 2019

La France d’en bas ? Idées reçues sur les classes populaires , Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)


La France d’en bas ? 
Idées reçues sur les classes populaires
Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)
Le Cavalier bleu
Idées reçues
2019

Présentation de l'éditeur
On entend souvent que la société française se serait « moyennisée », provoquant la disparition pure et simple des classes populaires qui, soit auraient accédé à la classe moyenne, soit auraient été rétrogradées parmi les « pauvres »…
Or, si les classes populaires ont effectivement changé depuis la désindustrialisation des années 1970, elles continuent bel et bien d’exister et les idées reçues à leur sujet ne manquent pas. Reléguées dans la France périphérique, les classes populaires se vautreraient dans la consommation de masse, s’abêtiraient devant la télé et le foot, seraient réac, sexistes, racistes, voteraient pour l’extrême droite et auraient pour rêve ultime l’achat de leur pavillon…
Ce ouvrage, écrit par les meilleurs chercheurs et chercheuses, dépasse ces clichés et dresse un portrait documenté de ces classes populaires qui subissent de plein fouet la montée des inégalités.
Olivier Masclet est maître de conférences en sociologie à l’Université de Paris Descartes et membre du Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS).
Séverine Misset est maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Nantes et membre du Centre nantais de sociologie (CENS).
Tristan Poullaouec est maître de conférences en sociologie et membre du CENS.
Ont contribué à cet ouvrage : Thomas Amossé, Anne-Marie Arborio, Christelle Avril, Stéphane Beaud, Marie Cartier, Violaine Girard, Anne Lambert, Marie-Hélène Lechien, Marie-Clémence Le Pape, Gérard Mauger, Gilles Moreau, Dominique Pasquier, Camille Peugny, Fanny Renard, Olivier Schwartz et Jean-Pierre Terrail.



 

lundi 30 septembre 2019

audio: Michel Pialoux, Le temps d’écouter. Enquêtes sur les métamorphoses de la classe ouvrière



avec Paul Pasquali
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau , 28.09.2019



Michel Pialoux
Le temps d’écouter
Enquêtes sur les métamorphoses de la classe ouvrière
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2019


Présentation de l'éditeur
Ce livre concentre plusieurs décennies de travail d’un des plus importants sociologues français contemporains, Michel Pialoux, co-auteur de plusieurs livres sur le monde ouvrier, avec le sociologue Stéphane Beaud ou le syndicaliste Peugeot Christian Corouge. Il rassemble des textes écrits entre 1970 et 2000, inédits ou dispersés dans une multitude de revues, dont certaines ne sont plus disponibles. Ces textes, bien souvent méconnus, sont pourtant d’une importance majeure. Ils analysent la condition ouvrière selon une diversité inédite de points de vue, qu’il s’agisse d’habitat insalubre, de politiques du logement, de pauvreté urbaine, de sous-prolétariat économique, de jeunesse intérimaire, d’organisation du travail, de hiérarchies dans l’entreprise, de militantisme syndical ou encore des rapports entre intellectuels et groupes dominés – ce qui conduit même l’auteur à discuter l’impact des théories sociales (Marx, Foucault, etc.) sur l’appréhension du monde social.
Ce livre offre un modèle d’enquête et de rapports aux enquêtés, d’articulation entre le terrain ethnographique et la réflexion théorique, par l’imbrication peu fréquente aujourd’hui entre sociologie, économie et histoire. En transmettant moins des techniques qu’une posture où le chercheur se donne « le temps d’écouter », il exprime surtout une juste distance à l’égard des dominés, de leurs modes d’existence et de résistance.







mardi 3 septembre 2019

Michel Pialoux, Le temps d’écouter. Enquêtes sur les métamorphoses de la classe ouvrière


Michel Pialoux
Le temps d’écouter
Enquêtes sur les métamorphoses de la classe ouvrière
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2019


Présentation de l'éditeur
Ce livre concentre plusieurs décennies de travail d’un des plus importants sociologues français contemporains, Michel Pialoux, co-auteur de plusieurs livres sur le monde ouvrier, avec le sociologue Stéphane Beaud ou le syndicaliste Peugeot Christian Corouge. Il rassemble des textes écrits entre 1970 et 2000, inédits ou dispersés dans une multitude de revues, dont certaines ne sont plus disponibles. Ces textes, bien souvent méconnus, sont pourtant d’une importance majeure. Ils analysent la condition ouvrière selon une diversité inédite de points de vue, qu’il s’agisse d’habitat insalubre, de politiques du logement, de pauvreté urbaine, de sous-prolétariat économique, de jeunesse intérimaire, d’organisation du travail, de hiérarchies dans l’entreprise, de militantisme syndical ou encore des rapports entre intellectuels et groupes dominés – ce qui conduit même l’auteur à discuter l’impact des théories sociales (Marx, Foucault, etc.) sur l’appréhension du monde social.
Ce livre offre un modèle d’enquête et de rapports aux enquêtés, d’articulation entre le terrain ethnographique et la réflexion théorique, par l’imbrication peu fréquente aujourd’hui entre sociologie, économie et histoire. En transmettant moins des techniques qu’une posture où le chercheur se donne « le temps d’écouter », il exprime surtout une juste distance à l’égard des dominés, de leurs modes d’existence et de résistance.




lundi 16 juillet 2018

en Poche: Le football des nations. Des terrains de jeu aux communautés imaginées. Sous la direction de Fabien Archambault, Stéphane Beaud et William Gasparini

Le football des nations

Des terrains de jeu aux communautés imaginées

Sous la direction de Fabien Archambault, Stéphane Beaud et William Gasparini
Préface de Gérard Noiriel
Éditions de la Sorbonne
Libres cours
2018

Présentation de l'éditeur
Sport populaire, le football a conquis la planète en moins d'un siècle. Il est devenu le moyen le plus commun de découverte des particularités des nations. Par sa médiatisation à l'occasion des Coupes du monde ou des compétitions continentales, on connaît désormais une nation à travers son équipe, son style de jeu, sa composition. Les équipes nationales de football contribuent à fabriquer des « communautés nationales imaginées » qui semblent plus réelles quand elles se trouvent réduites à onze joueurs dont on connaît les noms. Tout au long du XXe siècle, transgressant la diversité des régions, des générations et des classes sociales, l’équipe nationale de football devient un emblème majeur de l’État-nation. Cependant, bien loin de constituer l’élément cristallisateur exclusif et permanent des fiertés nationales, les sélections nationales, et la passion qu’elles ont pu et peuvent susciter, sont le produit de constructions historiques bien différentes selon les sociétés envisagées. Miroir de nos sociétés et sport à fort investissement nationaliste, le football reste pourtant un objet mineur et peu légitime des sciences sociales. Ce livre collectif propose de retracer, à l’échelle européenne et par des approches monographiques, la diversité des liens entre chaque nation et le football, c’est-à-dire le rapport entretenu à la nation par le football et au football par le prisme du fait national.




jeudi 15 mars 2018

audio: Stéphane Beaud, La France des Belhoumi. Portraits de famille (1977-2017)



audio: Stéphane Beaud, La France des Belhoumi. Portraits de famille (1977-2017)
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 14.03.2018


Stéphane Beaud
La France des Belhoumi  
Portraits de famille (1977-2017)
La Découverte 
L'envers des faits 
2018

Présentation de l'éditeur
Un livre de plus sur les jeunes « issus de l’immigration » ? Pour dénoncer les discriminations qu’ils subissent, sur fond de relégation sociale dans les quartiers « difficiles » ? Et conclure sur l’échec de leur « intégration » dans notre pays ?
Non. L’ambition de Stéphane Beaud est autre. Il a choisi de décentrer le regard habituellement porté sur ce groupe social. Son enquête retrace le destin des huit enfants (cinq filles, trois garçons) d’une famille algérienne installée en France depuis 1977, dans un quartier HLM d’une petite ville de province. Le récit de leurs parcours – scolaires, professionnels, matrimoniaux, résidentiels, etc. – met au jour une trajectoire d’ascension sociale (accès aux classes moyennes).
En suivant le fil de ces histoires de vie, le lecteur découvre le rôle majeur de la transmission des savoirs par l’école en milieu populaire et l’importance du diplôme. Mais aussi le poids du genre, car ce sont les deux sœurs aînées qui redistribuent les ressources accumulées au profit des cadets : informations sur l’école, ficelles qui mènent à l’emploi, accès à la culture, soutien moral (quand le frère aîné est aux prises avec la justice), capital professionnel (mobilisé pour « placer » un autre frère à la RATP)…
Cette biographie à plusieurs voix, dont l’originalité tient à son caractère collectif et à la réflexivité singulière de chaque récit, montre différents processus d’intégration en train de se faire. Elle pointe aussi les difficultés rencontrées par les enfants Belhoumi pour conquérir une place dans le « club France », en particulier depuis les attentats terroristes de janvier 2015 qui ont singulièrement compliqué la donne pour les descendants d’immigrés algériens.  
Sociologue, Stéphane Beaud, est professeur de sociologie à l'université de Poitiers, membre du Gresco. Il a notamment publié, à La Découverte, Guide de l'enquête de terrain (avec Florence Weber, 1997), Retour sur la condition ouvrière (avec Michel Pialoux, 2012 ; 1reéd. Fayard, 1999), 80 % au bac, et après ? (2002, 2005 ), Pays de malheur ! (avec Younès Amrani, 2004, 2005) et Traîtres à la nation ? Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud (avec Philippe Guimard, 2011).

mercredi 24 mai 2017

écouter: Michel Offerlé présente Patrons en France


écouter: Michel Offerlé présente Patrons en France
La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert, le 16.05.2017
 
Sous la direction de Michel Offerlé 
Patrons en France 
La Découverte
2017


Présentation de l'éditeur
« Chef d’entreprise vous ne pouvez pas expliquer ce que vous faites, parce que c’est un monde à part »
« Créer quelque chose, créer une entreprise, c’est déjà lutter contre la peur »
« Les hommes politiques n’ont pas l’ombre d’une idée de savoir comment une société conduit sa stratégie »
« C’est vrai qu’on ne peut pas se comparer aux gens de là-haut, les parachutes, les machins, les trucs »
« L’idée, c’est pas d’être millionnaire, c’est de se faire plaisir et de faire tourner une boîte et qu’on s’en tire et qu’on en vive agréablement »
« J’ai une certaine satisfaction, enfin c’est un peu idiot mais je fais vivre treize personnes »
« Je veux gagner de l’argent ! Moi j’ai pas le temps. Je suis comme ça ! Je suis un homme pressé, très pressé ! »
Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confi rmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.
À partir de trente-six entretiens largement reproduits et commentés, il s’agit de comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont. Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.
Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.
Avec des contributions de: Stéphane Beaud, Lise Bernard, Chloé Biaggi, Laurane Bouron, Emmanuelle Carinos, Emmanuel Cayre, Olivia Chambard, Mickaël Ciccotelli, Brianne Dubois, Ambre Dousselin, Timothée Erard, Julien Fretel, Caroline Frau, Cédric Hugrée, Anne Jourdain, Sarah Kolopp, Thomas Lépinay, Cécile Lesavre, Sophie Louey, Caroline Mazaud, Samina Mesgarzadeh, Anne Monier, Yohann Morival, Angelo Moro, Renata Mustafina, Elias Nosrati, Michel Offerlé, Marion Rabier, Sabine Rozier et Gaëlle Troadec
Michel Offerlé, professeur à l’ENS, est notamment l'auteur de Sociologie des organisations patronales, La Découverte, 2009, et Les Patrons des patrons. Histoire du Medef, Odile Jacob, 2013.

jeudi 4 mai 2017

Patrons en France, Sous la direction de Michel Offerlé

 
Sous la direction de Michel Offerlé 
Patrons en France 
La Découverte
2017



Présentation de l'éditeur
« Chef d’entreprise vous ne pouvez pas expliquer ce que vous faites, parce que c’est un monde à part »
« Créer quelque chose, créer une entreprise, c’est déjà lutter contre la peur »
« Les hommes politiques n’ont pas l’ombre d’une idée de savoir comment une société conduit sa stratégie »
« C’est vrai qu’on ne peut pas se comparer aux gens de là-haut, les parachutes, les machins, les trucs »
« L’idée, c’est pas d’être millionnaire, c’est de se faire plaisir et de faire tourner une boîte et qu’on s’en tire et qu’on en vive agréablement »
« J’ai une certaine satisfaction, enfin c’est un peu idiot mais je fais vivre treize personnes »
« Je veux gagner de l’argent ! Moi j’ai pas le temps. Je suis comme ça ! Je suis un homme pressé, très pressé ! »
Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confi rmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.
À partir de trente-six entretiens largement reproduits et commentés, il s’agit de comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont. Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.
Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.
Avec des contributions de: Stéphane Beaud, Lise Bernard, Chloé Biaggi, Laurane Bouron, Emmanuelle Carinos, Emmanuel Cayre, Olivia Chambard, Mickaël Ciccotelli, Brianne Dubois, Ambre Dousselin, Timothée Erard, Julien Fretel, Caroline Frau, Cédric Hugrée, Anne Jourdain, Sarah Kolopp, Thomas Lépinay, Cécile Lesavre, Sophie Louey, Caroline Mazaud, Samina Mesgarzadeh, Anne Monier, Yohann Morival, Angelo Moro, Renata Mustafina, Elias Nosrati, Michel Offerlé, Marion Rabier, Sabine Rozier et Gaëlle Troadec
Michel Offerlé, professeur à l’ENS, est notamment l'auteur de Sociologie des organisations patronales, La Découverte, 2009, et Les Patrons des patrons. Histoire du Medef, Odile Jacob, 2013.

mardi 21 février 2017

Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.), Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée

 
Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.)
Une génération sacrifiée ? 
Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée
Postface de Florence Weber
Rue d'Ulm 
Sciences sociales
2017

Présentation de l'éditeur
La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les « jeunes des cités  ;» constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d’ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu’elle permet, l’emprise des valeurs consuméristes, ont d’autant plus détérioré leurs capacités de mobilisation que beaucoup se vivent comme « de passage ». Faut-il en conclure qu’à la culture de rébellion de la « génération ouvriérisée » des années 1970 s’opposerait aujourd’hui « l’individualisme négatif » d’une « génération désouvriérisée » ?
La postface de Florence Weber revient sur le tabou du déclassement qui enferme depuis quinze ans les perdants de la mondialisation dans la colère, le retrait et la honte. La croissance des inégalités territoriales s’est aggravée en France depuis la crise économique de 2008, tandis que la course au diplôme sans création d’emplois qualifiés, notamment dans le secteur de la culture, minait la confiance dans l’école, jusque chez les jeunes des classes moyennes sans patrimoine. 

Stéphane BEAUD est sociologue, professeur de science politique à l’Université Paris-Ouest Nanterre, chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS-Nanterre). Ses recherches portent sur les classes populaires, la démocratisation scolaire, les descendants d’immigrés avec un détour par la sociologie du football. Il a notamment publié, avec M. Pialoux, Retour sur la condition ouvrière (La Découverte-poche, 2011), Violences urbaines, Violence sociale (Fayard, 2003).
Gérard MAUGER est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-Paris I). Ses recherches concernent, pour l’essentiel, les générations et les âges de la vie (jeunesse), les pratiques déviantes et délinquantes, les classes populaires, les pratiques culturelles (lecture) et l’œuvre de Pierre Bourdieu. Il a récemment publié Lectures de Bourdieu (codir. F. Lebaron, Ellipses, 2012), Repères pour résister à l’idéologie dominante (Le Croquant, 2013), Lectures numériques. Une enquête sur les grands lecteurs (avec P. Gaudric et X. Zunigo, Bibliothèque du Centre Pompidou, 2014) et Âges et générations (La Découverte, 2015).
Avec la collaboration de Lorenzo BARRAULT-STELLA, Thomas BEAUBREUIL, Clémentine BERJAUD, Charles BERTHONNEAU, Samuel BOURON, Vincent BURCKEL, Benoît COQUARD, Pierig HUMEAU, Sophie ORANGE, Akim OUALHACI, Ugo PALHETA, Martin THIBAULT.
 


jeudi 12 janvier 2017

écouter: Patrick Boucheron, Histoire mondiale de la France


La Grande table (2ème partie) Olivia Gesbert, 11.01.2017
Histoire mondiale de la France
Sous la direction de Patrick Boucheron
Coordination : Nicolas Delalande, Florian Mazel,Yann Potin, Pierre Singaravélou 
Seuil

Extrait
 
Présentation de l'éditeur
« Ce ne serait pas trop de l’histoire du monde pour expliquer la France »
Jules Michelet, Introduction à l’histoire universelle (1831)
Voici une histoire de France, de toute la France, en très longue durée qui mène de la grotte Chauvet aux événements de 2015.
Une histoire qui ne s’embarrasse pas plus de la question des origines que de celle de l’identité, mais prend au large le destin d’un pays qui n’existe pas séparément du monde, même si parfois il prétend l’incarner tout entier. Une histoire qui n’abandonne pas pour autant la chronologie ni le plaisir du récit, puisque c’est par dates qu’elle s’organise et que chaque date est traitée comme une petite intrigue.
Réconciliant démarche critique et narration entraînante, l’ouvrage réunit, sous la direction de Patrick Boucheron, un collectif d’historiennes et d’historiens, tous attachés à rendre accessible un discours engagé et savant. Son enjeu est clair : il s’agit de prendre la mesure d’une histoire mondiale de la France, c’est-à-dire de raconter la même histoire – nul contre-récit ici – qui revisite tous les lieux de mémoire du récit national, mais pour la déplacer, la dépayser et l’élargir. En un mot : la rendre simplement plus intéressante !
Ce livre est joyeusement polyphonique. Espérons qu’un peu de cette joie saura faire front aux passions tristes du moment.

vendredi 12 août 2016

Le football des nations. Des terrains de jeu aux communautés imaginées, Sous la direction de Fabien Archambault, Stéphane Beaud et William Gasparini


Le football des nations
Des terrains de jeu aux communautés imaginées
Sous la direction de Fabien Archambault, Stéphane Beaud et William Gasparini
Publications de la Sorbonne
Internationale
2016

Présentation de l'éditeur
Aussi étrange que cela puisse paraître, les Anglais, ceux-là mêmes qui inventèrent le football au milieu du XIXe siècle, ont longtemps délaissé leur équipe nationale, lui préférant, et de loin, leurs clubs professionnels. Si les choses semblèrent changer quelque peu en 1966, avec la victoire des Three Lions dans la World Cup organisée outre-Manche, rien n'est pour autant définitivement acquis et les sujets de Sa Gracieuse Majesté pourraient bien manifester une indifférence polie en cas de contre-performance de l'équipe d’Angleterre lors du prochain Euro ou de la Coupe du monde à venir. Que ceci advienne dans un pays où le football est le sport roi illustre la complexité du rapport que peut entretenir une société avec son équipe nationale. Bien loin de constituer l’élément cristallisateur exclusif et permanent des fiertés nationales, les sélections nationales, et la passion qu’elles ont pu et peuvent susciter, sont le produit de constructions historiques bien différentes selon les configurations nationales envisagées. Ce livre collectif se propose donc de retracer, essentiellement à l’échelle européenne et par des approches monographiques, la diversité des situations pour ce qui concerne les rapports à la nation et au football, c’est-à-dire le rapport à la nation par le football et au football par le prisme du fait national. Dans cette optique, chaque étude est l’occasion de réflexions mettant en jeu des idiosyncrasies particulières qui révèlent les modalités et les évolutions des sentiments d’appartenance nationale.

Avant-propos
Préface
Gérard Noiriel
Introduction
Le football, un creuset des nations ?
Fabien Archambault, Stéphane Beaud et William Gasparini
FOOTBALL, NATION ET POLITIQUE
Nous nous sommes tant aimés. Les Italiens et la Squadra Azzurra
Fabien Archambault
La Selecção portugaise, entre dictature, propagande coloniale et horizon européen
Victor Pereira
De la furia espagnole au tiki-taka. Football et constructions identitaires en Espagne (1920-2015)
Juan Antonio Simón
Volver a abrazarnos todos. L'Argentine et l'Albiceleste
Lucie Hémeury
Football et pouvoir dans la Hongrie communiste
György Majtényi
La Sbornaya, de l’URSS à la Russie de Poutine
Manuel Veth
FORMES ET LOGIQUES DU SOUTIEN AUX ÉQUIPES NATIONALES
« Qui pour soutenir l’Angleterre ? ». L’équipe nationale d’Angleterre et les Anglais (1966-2015)
Richard Holt, Dilwyn Porter
Le « club Belgique », fabrique d’engouement
David Jamar, Guy Lebeer
Supporter une équipe nationale. De quelques enseignements tirés du cas de l’équipe de France
Ludovic Lestrelin
UN LIEU DE MÉTISSAGE ?
Défaites cuisantes et victoires éblouissantes. L’imaginaire national au Brésil au prisme des Coupes du monde
José Sérgio Leite Lopes, Afrânio Garcia Jr
Les Bleus au long cours : indifférence, exaltation et crispations nationales
Stéphane Beaud, Julien Sorez
Wir sind bunt ! La Mannschaft au diapason du « sentiment du nous » en Allemagne (1950-2015)
Pierre Weiss
Être appelé en équipe nationale : de quel droit ?
Gérald Simon
En guise de conclusion. Le football dans la construction européenne : de la nation à l’illusio européiste
William Gasparini
Notices biographiques
Index

samedi 23 avril 2016

lundi 4 janvier 2016

Savoir/agir n° 34, De la classe ouvrière aux classes populaires

Savoir/agir n° 34
De la classe ouvrière aux classes populaires
éditions du Croquant
2016 
Présentation de l'éditeur
Il fut un temps qui n’est pas si lointain où « la classe ouvrière » était créditée d’un rôle messianique par les uns, d’épouvantail par les autres. Son éclipse consécutive à celle, intellectuelle et politique, du marxisme, à l’effondrement du socialisme « réellement existant », à la désindustrialisation massive, etc., a pu sembler emporter avec elle les rapports de domination et les inégalités sous toutes leurs formes dans une société désormais « moyennisée » et/ou « individualisée ». La montée du chômage et de la précarité, le retour de « l’insécurité sociale », le creusement des inégalités, etc., ont fait que, depuis la fin des années 1990, on s’est avisé chez les sociologues, les journalistes et les politiques que « les classes populaires » ne sont pas pour autant disparues avec « la classe ouvrière ». Certes, les classes populaires ne sont pas ce que la classe ouvrière n’a jamais été ailleurs que dans l’imagination des intellectuels. En mobilisant les très nombreuses enquêtes désormais disponibles, il s’agira dans ce dossier de cerner « ce que populaire veut dire », de s’interroger sur le rassemblement des ouvriers et des employés sous le même label, d’étudier les multiples clivages qui traversent les classes populaires, de se demander comment elles se reproduisent et comment on s’en échappe, de reposer la question de « la culture populaire ».

Sommaire

Éditorial
Géopolitisations, par Frédéric Lebaron
Dossier : De la classe ouvrière aux classes populaires, coordonné par Gérard Mauger
Portrait statistique des classes populaires contemporaines, par Thomas Amossé
Compter les classes populaires  : où sont les femmes  ?, par Monique Meron
École  : les trois chemins, par Tristan Poullaouec
L’accession à la propriété  : facteur de division des classes populaires  ?, par Violaine Girard
Le retour des classes est «  populaire  » à l’Association française de sociologie, par Jean-Luc Deshayes
De la sociologie de la classe ouvrière à la sociologie des classes populaires. Penser ensemble la condition des ouvriers et des employé-e-s, par Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy, Yasmine Siblot
Pourquoi la gauche a-t-elle perdu les classes populaires  ?, par Stéphane Beaud, Michel Pialoux
Représenter les classes populaires  ?, par Lorenzo Barrault-Stella, Bernard Pudal
Grand entretien avec Thomas Piketty : Pour une approche qui mêle histoire, sociologie, culture… Propos recueillis par Frédéric Lebaron
Paroles
Tuer la contestation dans l’œuf. Histoire d’une implantation syndicale avortée dans la restauration rapide, par Charles Berthonneau
Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche  : toujours la panne, par Louis Weber
L’expérience grecque (III)
«  Un pistolet sur la tempe   », par Gérard Mauger
Chroniques du monde
Le «  prix  » de la Révolution en Tunisie, par Amin Allal
Culture
Représentations du social et positionnement esthétique de deux transfuges. Le cinéma des frères Dardenne, par Cédric Lomba

mardi 15 décembre 2015

en ligne: Savoir/agir n°30, Prendre le foot au sérieux


Savoir/agir n°30, Prendre le foot au sérieux
éd du Croquant
2015
Bulletin d'abonnement

Éditorial

Réformes structurelles, par Frédéric Lebaron

Dossier

Prendre le foot au sérieux, dossier coordonné par Stéphane Beaud
Présentation du dossier, par Stéphane Beaud ;
La coupe du monde vue d’un bar, d’une librairie et d’un marché parisiens. Les usages différenciés du match de football, par Valérie Asensi ;
Quand on « parle foot » à Sciences-Po. Notes ethnographiques sur le Mondial 2014, par Marie Lefebvre ;
Un match des Éléphants dans une famille ivoirienne de footballeurs. Supporter le fils aîné à distance, par Cyril Nazareth ;
Le « supporter de l’Algérie » et ses doubles. Enjeux locaux de la Coupe du monde à Roubaix, par Rafaël Cos Julien Talpin ;
Les Italiens de Paris et la squadra azura. Variations dans le jeu des identifications, nationale ou territoriale, par Angelo Moro ;
Football : « Savoir prendre » les joueurs de cité et les amener au haut niveau, entretien avec Alain Pascalou, éducateur sportif.

Grand entretien

Je n’ai pas de mot. Je gribouille, entretien avec Pierre Bergounioux. Propos recueillis par Gérard Mauger et Louis Pinto

Chronique de la gauche de la gauche

Front de gauche. État des lieux, par Louis Weber

Rhétorique réactionnaire

Vous avez dit socialistes ?, par Gérard Mauger

Chronique d’Outre-Manche

Un vote sans lendemain ? Le référendum sur l’indépendance de l’Écosse par Keith Dixon

Politiques d’ailleurs

L’indépendance du Kurdistan est-elle possible ?, Adel Bakawan,

Médias

Le droit à l’information, ses conditions et ses conséquences, par Henri Maler (Acrimed)

Culture

Un cas de conversion. À propos de Édouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule, par Gérard Mauger


(source: Savoir/agir)

jeudi 15 octobre 2015

Regards croisés sur l’économie, 2015/1 (n° 16), L'université désorientée

La Découverte


Présentation de l'éditeur
En ces temps troubles de crise économique, être diplômé de l’enseignement supérieur demeure le meilleur rempart contre le chômage. Malheureusement, trop nombreux encore sont les étudiants qui sortent du système universitaire les mains vides. Les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur sont édifiants : plus d’un quart des étudiants sortent du premier cycle sans aucun diplôme. Comment y remédier ? À la lumière des tous derniers résultats de la recherche en sciences sociales, ce numéro de Regards croisés sur l’économie propose, dans une synthèse inédite, de faire le point sur les nouveaux enjeux de l’enseignement supérieur.
Comment aider les bacheliers à mieux choisir leur orientation ? Comment lutter contre le décrochage universitaire ? Comment mieux financer l’enseignement supérieur ? Quelle gouvernance pour les universités ?
C’est à toutes ces questions que répond ce numéro, dans un langage à la fois clair et pédagogique. Ce faisant, il dessine des pistes concrètes et ambitieuses pour repenser notre système d’enseignement supérieur et sa place dans la société de demain.