Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


jeudi 12 mai 2016

écouter: Julien Talpin, Community organizing. De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux États-Unis



écouter: Julien Talpin, Community organizing. De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux États-Unis
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 08.05.2016
Julien Talpin
Community organizing
De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux États-Unis
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2016

Présentation de l'éditeur
Avril 1992 : Los Angeles connait des émeutes d’une ampleur inégalée, après l’acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King. Vingt ans plus tard l’Amérique fait l’expérience de nouveaux soulèvements, à Ferguson et Baltimore, contre les violences policières, le racisme et l’injustice. Ces protestations ne sont pas les seules réactions des fractions dominées de la population étasunienne. À Los Angeles notamment, des associations ont su rassembler celles et ceux qui voulaient améliorer les conditions d’habitat, de travail, d’existence des résidents des quartiers populaires. Ces organisations donnent à voir comment déployer le pouvoir d’agir des dominés pour améliorer leur quotidien et œuvrer au changement social. Elles incarnent des contre-pouvoirs autonomes qui rappellent les élus à leurs promesses et promeuvent des politiques progressistes. À partir du cas étasunien et des essais d’acclimatation du community organizing en France, l’auteur identifie des pistes pour renouveler le militantisme dans les quartiers populaires.
Julien Talpin est chercheur en science politique au CNRS (CERAPS/ Université de Lille) et co-rédacteur en chef de la revue Participations. Ses travaux portent sur l’engagement dans les quartiers populaires en France et aux Etats-Unis. Il a récemment publié Lutte urbaine, Participation et démocratie d’interpellation à l’Alma-Gare, avec Paula Cossart (Le Croquant, 2015).

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