Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 12 mai 2016

écouter: Julien Talpin, Community organizing. De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux États-Unis



écouter: Julien Talpin, Community organizing. De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux États-Unis
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 08.05.2016
Julien Talpin
Community organizing
De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux États-Unis
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2016

Présentation de l'éditeur
Avril 1992 : Los Angeles connait des émeutes d’une ampleur inégalée, après l’acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King. Vingt ans plus tard l’Amérique fait l’expérience de nouveaux soulèvements, à Ferguson et Baltimore, contre les violences policières, le racisme et l’injustice. Ces protestations ne sont pas les seules réactions des fractions dominées de la population étasunienne. À Los Angeles notamment, des associations ont su rassembler celles et ceux qui voulaient améliorer les conditions d’habitat, de travail, d’existence des résidents des quartiers populaires. Ces organisations donnent à voir comment déployer le pouvoir d’agir des dominés pour améliorer leur quotidien et œuvrer au changement social. Elles incarnent des contre-pouvoirs autonomes qui rappellent les élus à leurs promesses et promeuvent des politiques progressistes. À partir du cas étasunien et des essais d’acclimatation du community organizing en France, l’auteur identifie des pistes pour renouveler le militantisme dans les quartiers populaires.
Julien Talpin est chercheur en science politique au CNRS (CERAPS/ Université de Lille) et co-rédacteur en chef de la revue Participations. Ses travaux portent sur l’engagement dans les quartiers populaires en France et aux Etats-Unis. Il a récemment publié Lutte urbaine, Participation et démocratie d’interpellation à l’Alma-Gare, avec Paula Cossart (Le Croquant, 2015).

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