Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



vendredi 26 février 2010

Michel OFFERLÉ, Sociologie des organisations patronales


Michel OFFERLÉ
Sociologie des organisations patronales
Collection : Repères n°534
Découverte
2009











Présentation de l'éditeur
Pour l’actualité, le patronat, qui se résume au Medef et à l’UIMM, ce sont surtout les caisses noires et les parachutes dorés. C’est aussi l’image d’une entité toute puissante, manipulant, grâce à ses ressources économiques, gouvernants et partenaires sociaux. Pourtant, les organisations représentant les chefs d’entreprise et les entreprises sont sans doute les moins étudiées et les moins connues des organisations contribuant à la production et à la gestion des problèmes publics. Cet ouvrage entend faire un point historique et sociologique sur nos connaissances et méconnaissances des organisations patronales en France et à l’étranger.
De quelle manière s’est constitué et délimité le groupe des patrons et de quelle façon se sont formées les organisations diversifiées prétendant porter sa parole ? Quels sont les modes de fonctionnement actuel de ces organisations, qu’est-ce qui fait leur unité et leur représentativité ? Enfin, comment peut-on interroger, en utilisant les connaissances accumulées par la sociologie des organisations politiques et des mobilisations, les répertoires de l’action collective et de l’engagement patronal, ainsi que le problème de l’« influence » de ces organisations sur la politique et dans les politiques publiques ?





Table des matières
Introduction - I / Le groupe à représenter - L’action collective des « dominants » - Se faire un nom - Les formes du regroupement - Un renouveau historiographique - La complexité des formes d’institutionnalisation - Les frontières du groupe - Frontières externes - Compter les patrons - Mobiliser des patronats - II / L’espace des organisations patronales - Les représentations de l’entreprise et de leurs chefs - Les structures syndicales : les quatre et leurs branches - Les institutions légales - Les représentations spécialisées - Les think tanks patronaux - Des clubs d’entrepreneurs à la sociabilité bourgeoise - Le gouvernement du patronat - La question de la représentativité - Les ressources patronales - L’engagement patronal - III / Les répertoires de l’action collective patronale - Deux répertoires - Classe contre classe : le triangle des années 1880 - Patrons et patronats en politique - Champ politique et représentation entrepreneuriale - Faire des affaires par d’autres moyens - Faire nombre - Expertiser - Négocier - Mobilisations silencieuses - La société des entrepreneurs - Une idéologie patronale ? - Le périmètre de l’action patronale - Patronats en divergence - IV / Les politiques publiques patronales - L’influence - Mesurer l’influence - Sortir de l’influence - Que faire des théories classiques ? - Actions publiques - Conclusion - Repères bibliographiques.



Pour l’actualité, le patronat, qui se résume au Medef et à l’UIMM, ce sont surtout les caisses noires et les parachutes dorés. C’est aussi l’image d’une entité toute puissante, manipulant, grâce à ses ressources économiques, gouvernants et partenaires sociaux. Pourtant, les organisations représentant les chefs d’entreprise et les entreprises sont sans doute les moins étudiées et les moins connues des organisations contribuant à la production et à la gestion des problèmes publics. Cet ouvrage entend faire un point historique et sociologique sur nos connaissances et méconnaissances des organisations patronales en France et à l’étranger.
De quelle manière s’est constitué et délimité le groupe des patrons et de quelle façon se sont formées les organisations diversifiées prétendant porter sa parole ? Quels sont les modes de fonctionnement actuel de ces organisations, qu’est-ce qui fait leur unité et leur représentativité ? Enfin, comment peut-on interroger, en utilisant les connaissances accumulées par la sociologie des organisations politiques et des mobilisations, les répertoires de l’action collective et de l’engagement patronal, ainsi que le problème de l’« influence » de ces organisations sur la politique et dans les politiques publiques ?



Michel Offerlé enseigne la sociohistoire et la sociologie politique à l’ENS de Paris. Il est membre du Centre Maurice-Halbwachs (ETT) rattaché à l’ENS et à l’EHESS et du Centre de recherches politiques de la Sorbonne (Paris-I).
http://www.editionsladecouverte.fr/

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