Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 2 septembre 2010

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Le président des riches + extraits du livre

extraits du livre: Les impostures du bouclier fiscal. Par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Eco89


Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Le président des riches
Une Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy

Zones
9 septembre 2010











Présentation de l'éditeur
Petits chèques entre amis, dîners mondains, légions d’honneur et comptes en Suis-se… L’affaire Bettencourt a jeté une lumière crue sur les connivences souterraines qui unissent pouvoir politique et puissances de l’argent. Dans ce livre-enquête, les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, spécialistes de la bourgeoisie française, donnent à voir, au-delà des scandales, la logique d’un système.
Pour faire vivre un monde où l’entre-soi permet l’affirmation des réseaux, ils rapportent des histoires révélatrices, glanées dans les coulisses du règne de Nicolas Ier. En brossant la chronique des premières mesures prises, ils dévoilent les ressorts d’une politique systématique en faveur des nantis : bouclier fiscal, abattements et exonérations en tout genre, dépénalisation du droit des affaires ne sont que les éléments visibles d’une guerre des classes au service de l’aristocratie de l’argent. Aux discours du Sarkozy qui prétendait vouloir refonder le capitalisme s’oppose la réalité des actes : paradis fiscaux, fonds spéculatifs, bonus des traders, stock-options et cadeaux aux banques se portent bien et ont permis au capital financier de retrouver de sa superbe.
Derrière la façade d’un pouvoir démocratique se dessine ainsi le tableau inquiétant d’un tout autre régime : une oligarchie, un gouvernement des riches pour les riches.

1 commentaire:

Bernard a dit…

Peut-être un début, car, oui, il faut absolument refaire de la sociologie des élites, pour mieux comprendre les tendances oligarchiques. Pour une autre incitation dans le même sens, voir http://yannickrumpala.wordpress.com/2010/08/17/eric-woerth-et-le-futur-de-la-sociologie-des-elites/