Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



vendredi 3 septembre 2010

video: Gerald STIEG, Pierre Bourdieu et Karl Kraus




Gerald STIEG, Pierre Bourdieu et Karl Kraus : deux critiques du langage des médias
Archives Audiovisuelles de la Recherche

Responsable de cet entretien : Peter Stockinger
Date et lieu de l'entretien : Lundi 14 février 2005 - Maison des Sciences de l'Homme
Gerald STIEG est professeur de littérature et civilisation allemandes et autrichiennes à l’Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris), directeur de l’Institut d’Allemand, du Centre Universitaire d’Asnières et de l’équipe d’accueil (EA) 182 « Centre de recherches sur les sociétés et cultures des pays germanophones aux XIXe et XXe siècles ».
Il a consacré une partie essentielle de ses recherches sur la question de l’identité autrichienne par rapport, par exemple, à l'identité allemande. Les principaux auteurs sur lesquels il travaille depuis les années 1970, sont Karl Kraus et Elias Canetti, au sujet desquels il a publié une vaste littérature de recherche. Pour la Bibliothèque de la Pléiade aux éditions Gallimard, il a publié, en 1997, les oeuvres poétiques de Rainer Maria Rilke.

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