Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



lundi 30 mai 2011

Marie-Bénédicte VINCENT, Histoire de la société allemande au XXe siècle

Marie-Bénédicte VINCENT
Histoire de la société allemande au XXe siècle
Collection : Repères n°579
La Découverte
2011


Présentation de l'éditeur
La société allemande du premier XXe siècle, sans rompre totalement avec des archaïsmes, a connu une modernisation importante, qui traverse trois régimes : Empire, République de Weimar et IIIe Reich. Le mode de vie urbain devient le plus prégnant, la culture de masse se développe, l'État social apparaît comme une réalité quotidienne et les catégories sociales populaires y participent de plus en plus, les particularismes reculent. Mais, dans le même temps, les élites et les classes moyennes craignent le déclassement et l'érosion des valeurs bourgeoises face aux difficultés économiques, d'où le rêve d'une régénération de la nation ; les mouvements de masse contribuent à une certaine radicalisation de la vie politique ; le mouvement fémisniste suscite des crispations ; la violence et l'antisémitisme se renforcent.
Cet ouvrage s'interroge sur la spécificité de cette évolution dans l'Europe occidentale et sur les grands enjeux que sont la capacité de produire une cohésion sociale, l'adaptation à la démocratie politique et l'acceptation des modernités culturelles. Se pose enfin la question des facteurs sociaux ayant favorisé le nazisme jusqu'à la mobilisation de toute la société dans la guerre totale.
  Marie-Bénédicte Vincent, ancienne élève de l’École normale supérieure, est agrégée et docteur en histoire. Spécialiste de l’Allemagne des XIXe et XXe siècles, elle a publié Serviteurs de l’État, les élites administratives en Prusse, 1871-1933 (Belin, 2006). Elle est actuellement maître de conférences en histoire contemporaine à l’université d’Angers.

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