Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 2 mai 2012

Isac Chiva, 1925-2012


Extrait video: entretien avec Isaac Chiva, par Christian Bromberger
La Huit Production, collection L'Ethnologie en Héritage, Durée 2h30min
Né en Roumanie en 1925, Isaac Chiva a commencé à exercer l'ethnologie au Musée national des Arts et Traditions Populaires. Chercheur au CNRS, puis chef de travaux à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, il y crée la revue multidisciplinaire "Etudes Rurales". Il a assuré la sous-direction du laboratoire d'Anthropologie Sociale aux côtés de Claude Lévi-Strauss. Il a joué également un rôle déterminant dans la mise en place au Ministère de la Culture des institutions chargées de développer et de valoriser le patrimoine ethnologique et sera chargé de définir une politique du patrimoine culturel rural.
"Dans le premier texte, écrit au début des années 1960, à un moment où l'ethnographie des sociétés européennes existe à peine et où la sociologie rurale reste à distance respectueuse du "terrain", j'entreprends, dans un article chaleureusement accueilli dans Études rurales par Isaac Chiva (donnerait-on aujourd'hui près de la moitié d'un numéro de revue à un jeune chercheur inconnu?), de résoudre cette énigme sociale que constitue le célibat des aînés dans une société connue pour son attachement forcené au droit d'aînesse."
Pierre Bourdieu, in Le bal des célibataires, Crise de la société paysanne en Béarn, Points Seuil, 2002, P.10

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