Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 2 mai 2012

Gabriel Langouët, LES INÉGALITÉS ENTRE ÉTATS ET POPULATIONS DE LA PLANÈTE. Trop, c'est trop !

Gabriel Langouët
LES INÉGALITÉS ENTRE ÉTATS ET POPULATIONS DE LA PLANÈTE
Trop, c'est trop
Préface de Roger Establet
L'Harmattan
2011

Présentation de l'éditeur
Les inégalités sont présentes partout, entre les 182 Etats observés et, à l'intérieur des Etats, entre les populations qui les composent. 
Mais elles se situent à des degrés divers, qui les rendent souvent inacceptables. Et dans tous les domaines : écarts de revenus entre les Etats et à l'intérieur des Etats ; inégalités face à l'espérance de vie ou quant à l'accès aux biens indispensables à la vie ou la survie, de la nourriture aux soins médicaux inégalités quant à l'accès à l'éducation des adultes et des jeunes ou, beaucoup trop souvent encore, entre hommes et femmes ou garçons et filles. 
De surcroît, notamment dans les pays les plus pauvres ou les plus inégalitaires, elles s'emboîtent et se cumulent, en particulier quant aux domaines de la santé et de l'éducation, engendrant des situations intolérables, à dénoncer certes, mais aussi à combattre. 
Mieux vaut être norvégien que burundais, habitant d'Europe du Nord que d'Afrique centrale, ouzbek que malien, cubain que haïtien, égyptien que congolais, chilien que vénézuélien ou finlandais que français... Mais bien d'autres Etats ont été comparés, et bien d'autres pourraient l'être, par chacun. 
Cet ouvrage voudrait d'abord s'adresser à ceux qui, professionnels ou bénévoles, font face à des situations de détresse liées à ces injustices, dans les secteurs de l'action sociale ou de l'éducation et de la santé par exemple. mais aussi aux décideurs et aux politiques, qui pourraient ou devraient jouer un rôle essentiel quant à la réduction des inégalités les plus insoutenables.
Gabriel Langouët, sociologue, est professeur émérite de l'Université Descartes - Paris V. Faculté des sciences humaines et sociales-Sorbonne et CERLIS/CNRS. Roger Establet, sociologue, est professeur émérite de l'Université de Provence. 

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